‹ La vie parisienne à travers le XIXe siècle (volume 2)Chapitre 376 sur 455 · L. MoNTKÎNV · texte numérisé non relu

L. MoNTKÎNV

(Le Provincial à Paris.)

La mort et

les funérailles

de Talma.

(19-21 octobre.)

Al commenrement de Tété 1S20. Talma éprouva les atteintes dune maladie qui l'avait déjà obsédé à plu sieurs éporpics de sa vie.

Cette maladie était une irritation des intestins, hiquelle devait se changer en peu de mois en une oblitération complète du plus utile de ces organes, et amener enfin une calastro[»hc que l'art de la médecine ne pouvait éviter, ni même reculer pendant longtemps. Toutefois le malade parut se ranimer après six semaines desoulTrances : il put sortir de son lit et de sa maison ; ses amis célébrèrent sa convalescence, et luimême recueillit avec attendrissement toutes les preuves de la sollicitude dont il avait été l'objet pendant la durée du danger qu'il avait couru. Il sut que des bulletins de son état avaient été imprimés dans desjonrnaux, et que les spectateurs du

théiUre dont il était la gloire s'informaient chaque soir, au lever du rideau, des espérances ou des craintes que son état faisait concevoir.

La sécurité des amis de Talma fut de courte durée : il retomba bientôt dans une langueur plus alarmante que la première. Il essaya en vain l'air, la campagne et l'effet des eaux d'Enghien ; il fallut revenir à Paris mourir dans cet hôtel de la rue de la Tour-des-Dames, qu'il avait fait récemment bâtir.

Mgr l'arche vè(|ue de Paris se présenta pourvoir Talma le 10 octobre. Il sollicita avec instance une entrevue avec le grand aelcur, disant que s'il [louvait lui faire agréer les secours dt? son ministère, il regarderait ce jour comme le plus beau de sa vie. La famille de Talma craignit l'impression

JOANNV l»U THEaIHE ROVSL I»E L Ol»EON.

Rnle do Max Lits dans Manlius,

Galerie des portraits de Bance. — (Cal)inet des Estampes.)

Jean-Bapliste Bernard Boisebarre dit Joanny, né à l)ijoQ le 2 juillet 1775, mort à Paris le 5 janvier 1S4".», débuta en 1707 au Théâtre de la Ré{tiibli(iue, en l'^OT ù la Comédie-Frani^aise où il ne fut pas admis et en ISl'.i à l'Odéon où il obiinl de grands succès. Il fut enlin re»;u au TbéAlre- Krançais en lSi'6.

que pourrait produire sur lui cette visite inattendue. Monseigneur l'archevêque se retira en donnant à la famille l'assurance qu'il se tiendrait prêt le jour et la nuit à se rendre aux vœux du malade. Le 17, le prélat renouvela ses instances, dans l'espoir de parvenir jusqu'au lit du mourant, dont les volontés connues ne pouvaient s'accorder avec ses désirs.

Depuis plusieurs jours, la maladie était arrivée à sa dernièi*e période, il ne restait plus d'espoir.

PARIS DK 1800 A 1900.

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