LE PALAIS BOURBON
D'après une grarure du temps. — (Collection G. Hartmann.) La construclion du Palais Bourbon date de 1722. L'architecte italien Gurdi.m le commença ei Jacques Gadixirl le termina. Des travaux immenses y furent exécutés de 176u & 1777 aoaa la direction de Claddk Bhkliar, dit Bklisahi.. Sous la Kévolution, Gisons et Lscomik l'approprièrent à sa nouvelle destination de Palais Législatif. Kn 181 i, une loi rendit le Palais Bourbon au wrince de Condé. L'Ktal en lit l'acquisition en 18i7, et 1 architecte Julfs de Joi.y fui chanré de
i reconstruction de l'intérieur en 1828
PARIS SOUS LÀ RESTAURATION
La journée d'un fashionable.
IL ne faut pas être bien matinal pour s'introduire, avant son réveil, dans le joli boudoir dont un élégant a fait sa chambre à coucher. il ne recherche point les grands appartements, les riches lambris ou les dorures. Un entresol bien mignon, une bonbonnière plus commode toutefois que la salle du Gymnase; un meuble gracieux et travaillé avec un goût exquis, un tapis moelleux, des rideaux, des tapisseries couleurs douces, un- demi-jour, et, dans l'atmosphère, une odeur aussi suave que légère; voilà l'Olympe qu*ambitionne notre héros, c'est là qu'il faut le
tête négligemment enveloppée d'un foulard. Bientôt John parait. Quelle heure? Quel temps? Qui est venu? Qu'y a-t-il? Toutes ces questions se succèdent rapidement, et auxquelles John répond selon la circonstance, parfois selon son caprice. Le fashionable est essentiellement l'homme sociable; il n'a de prix qu'autant qu'il est vu au milieu d'un cercle ou d'une promenade. Isolé, c'est le plus ennuyeux et le plus ennuyé du monde. Ainsi le nôtre a pris un livre, l'a rejeté, a demandé des nouvelles de deux ou trois de ses amis, sans écouter la réponse: s'est consulté, sans se décider, sur cinq, six habits, douze pantalons et vingt-quatre cravates: il a voulu lire un jour-
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ITINli^RAIRES DR8 PREMIÈRES LIGNES b'OMNIBUS EN 1828.
Dressé d'après les documents par A. Meunibr. — (Collection Charles Simond.)
chercher, dormant d un sommeil assez insignifiant, et plus semblable à la mort que celui d'un grand homme. Nous ne parlerons point du chant du coq, c'est tout au plus si nous entendons le cri des laitières ou celui de ces utiles animaux
Qui vont dans tout Paris promener leur santé.
Toutefois, la huitième heure nous trouve rarement endomis. Alerte donc, c'est encore être en avance, et transportons-nous au quartier d' Antin, dans un de ces entresols que nous Tenons de décrire: usons du privilège qui, peusouyent, à cette heure, s'accorde à d'autres qu'à une sylphide, et sans être de la famille de Trilbj, glissons-nous sous les rideaux.
Neuf heures sont sonnées depuis quelque temps, lorsqu'un premier cri part de l'oreiller bienheureux, et, aussitôt un jeune homme soulèra une
nal, il a bâillé. Bref, il ne sait plus que faire, il va se résoudre à se lever, sans savoir où il ira à une pareille heure, quand il n'y a encore personne, ni au tir de Lepage, ni au manège, ni aux Champs- Elysées, et lorsque chez Tortoni les tables et les banquettes sont encore l'une sur l'autre. Il serait indiscret aussi de se présenter chez une jolie femme. Cependant on se lève, on s'habille, mais avec dégoût, sans émulation. Quittons un aussi triste séjour.
Non loin de là, on rit, on plaisante dans le petit appartement d'Alfred. A neuf heures et quart il a reçu la TÎsite d'un de ses amis, et mollement étendu sur son Ut, admirant soi-même les diverses poses qu'il sait prendre, il jouit du plaisir de commencer sa journée sous d'heureux auspices. Ils s'amusent plus que celui que nous abandonnons, ils causent, ils font de l'esprit, ce pourrait
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