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la conversation, ol que ce n'est point (lu tout leur fait. Huit lieures arrivent : en été, l'on se partage entre le spertaoie et la promena<le du suir; en hiver, on va aux H«Miffes. au riymnase, à l'Opéra, à Fe.v<loau, jusqu'à ce que l'heure «l'aller briller dans une soirée ou tlans un hal vous appelle à une troisième, «pielqu('r«)is même à une quatrième loilelle.
Du reste, toutes les heures de la journée que nous venons de pan-niM'ir successivement pourraient être l'objet de chapitres à pari. Terminons dcun* celui-ci en rentrant, avec notre héros, entre une et trois heures du malin.
bien élrc |»our nous encore jdns ennu.veux.
\\ n ont l'c . riicu rc avance : à midi chacun est sorti, chacun a déjeuné, l ne heure apjM'oche. c'est l'inslant des visites, et (pielques monieuls ajuvs nos héros escorten lia voiture «l'une dame ou une inlré|»ide amazone, emportée par un élégant «'oursier, sur la route du bois dv llouloj^ne. Vn peu avant cim| heures, c'est entre eux que les fashionables se réunissent. Ils n'aiment point les dîiuM's en ville, attendu (pie. dans cliaque maison, il se tr«>uve au moins un homme raisomiable.qui l'w.ni alors
I. HUTLL DKS FKRMES. — IpEPhT D'jiprt*:* une pi/vvure du lt>ni|is.
)ES OM.NIDCS ET VOITUKES.
— (Miisw Carnavalet.)
I.ES OMNIBC^ E.\ 1828. — KLNESTE PRKSA«;K. D après une] gravure du temps. — Musée Car nu valet.
Alors il n'a plus besoin de nos leçons, et le fashionable. comme la noblesse, comme tout le monde.
Soupire, étend les bras, ferme l'a'il et seudort.
Eir.K.Ni:...
( 3/// il nel du faahionahle )
Le procès de Béranger.
(10 décembre.)
U.\K aflluence considérable de curieux remplissait dés neuf heures du matin la salle des séances du tribunal. La cause de M. Bé-
PARIS SOUS LA RESTAURATION
ranger devait être appelée à l'audience de ce jour.
Traduit encore une fois devant la justice sous la prévention du délit d'offense à la personne du Roi et d'outrage à la morale publi(|ue, l'auteur du Dieu des bonnes gens comparaissait avec MM. Baudoin, Fain, Truchv, de Lécluse et Bréauté, inifirimeurs et libraires, distributeurs du nouveau recueil incriminé. M Cliampanliet, avorat du Hoi, prenant la parole, a donné lecture des cban.sons intitulées : l'Anije (îiirtlieu, le Sacre île (Jharles le Simple et les Inlnriwenl Pelils ou la (ièvonioeralie, en les accompagnant d'observations tendant à jirouver la culpabilité du sens et des expressions mêmes du poète. Selon le ministère public, la prcmiért', surtout au builiémo couplet, avait {)Our but de jeter du ridicule sur le «a» renient (jue la religion a ofTcrt k l'homme mourant comme un gage de réconciliation entre lui et le ciel.
Danslasceonde, M. l'avocat du Koi vo^vait une fiction coivpable par la(iuelle l'auteur, reportant du dixneuvième siècle au neuvième des clicses qui n'existaient pas et ne pouvaient exister alors, avait voulu tourner en dérision la cérémonie du sacre de Charles X.
Enfin la chanson de la Gérontocratie j qui a pour refrain :
• Et les barbons régnent, »
ne laissait, selon M. Champanhet, aucun doute sur l'intention du poète, celle de vouer au mépris le gouvernement du Roi, par une insultante assimilation avec cette nation de pygmées dont Swift nous a tracé la burlesque et satirique peinture; et il terminait en reciuérant l'application des peines portées par les articles P"", 8 et 9 de la loi du 17 mai 1819, et par les articles 1", â et i de la loi du :25mars 18:2:21.
M" Barthe, avocat de M. Béranger, après un brillant exorde où il s'attachait à établir que son client n'avait point attaqué les dogmes fondamentaux de la religion, et attribuait aux clameurs d'un parti vaincu les poursuites dont il était l'objet, citait des auteurs qui portèrent bien plus loin que lui la liberté de la critique et la saillie de Tépigramme.
Arrivant à la question la plus grave, celle qui concerne la chanson du Sacrale Charles le Simple, l'avocat citait encore La Bruvére, Bacine, Lafontaine. lord Bvron.
« On l'a accusédebonaparlisme; messieurs, lorsque le colosse était debout, et avant que le Sénat eût parlé, Bérîinger osait, dans son liai d'Yveiot, critiquer cette terrible et longue guerre quijaurait
HOTKL BUI.LION, RUE JEAN-JACQl'ES-norSSEAn.
D'après une gravure du'lrmps. - (Colleclion G. Hartmann.)
Claude <Ie Bullion, marquis de (ialardon, fut surintendant d.s finances en Ii>;î3. Son fastueux hôtel, bâii en liia.'), et dont le> galeries avaient ôt..' dérorées par Vuvy.T et CiivMPAr.NK, fut n'Khre au xvii« sivcle par les f«Mes somptueuses qu il y donna. Cet hôtel <levint en 1780 VHiild des ventrs puhli'ivcs.
pu engloutir la France avec le chef de ses soldats, Béranger n'est certes pas un partisan des tvrannies de l'empire; mais (juand il a vu le lion renversé, insulté par ceux-là qir' rampaient à ses pieds, les vicissitudes de cette grande destinée ont ému son Ame; une sorte d'intérêt poétique s'est emparé de lui, et il a déposé une fleur sur la tombe de celui qui, au temps de sa puissance, n'avait obtenu de lui qu'une critique...
« Mais il est un titre qui le recommande à tous les hommes : de tous les sentiments généreux, celui qui honore le plus les nations à leurs propres
yeux, à ceux de l'étranger, c'est le patriotisme, c'est la haine de l'invasion étrangère : l'amour des gloires de la patrie. C'est k faire naître ce sentiment que notre poète excelle. Oui î l'amour de la patrie, l'amour de la France, voilà ce qui, dans ses vers, au milieu des banquets ou dans la solitude, a fait battre le cœur de ses contemporains; voilà ce qui a fait son immense popularité.
« En quelque lieu qu'il se présente, en France, à l'étranger, il est sûr de trouver des admirateurs, des amis. Vous, messieurs, qui devez représenter le pays, ne dites pas au Hoi qu'un tel homme n'a
La modiste.
E m'étais établi dans un bon fauteuil près de la croisée du salon qui faisait justement face à celle de l'atelier du magasin de modes. Or, je pouvais ainsi voir aisément, sans être vu, tout ce qui se passait dans cet atelier. Il m'avait suffi pour cela d'écarter légèrement, et seulement du coin, l'un des rideaux de mousseline de ma fenêtre, celle des modistes étant ouverte toute grande.
Voici donc quel aspect général offrait la chambre de travail de ces dames au moment où, de