‹ La vie parisienne à travers le XIXe siècle (volume 2)Chapitre 404 sur 455 · LE PONT DES INVALIDES BN · texte numérisé non relu

LE PONT DES INVALIDES BN

D'après une gravure du temps. — (Collection G. Hartmann.)

Ce pont fut construit en ISi^i) pour établir des ronimunications entre le quai de la Conférence et le quai d Orsay, au Gros Ciiillou. Ce fut d'abord un pont à péage sur lequel passaient les plus grosses voilures. Il consistât en trois travées suspendues par des chaînes de fer. Sa longueur était de 120 mètres et sa largeur de 7 mètres. La travée jirincipale avait «iT niélres d'ouverlure. On le recons truisit plus tard en maçonnerie et ù trois arches surbaissées comme celui d'Iéna. (A.-J. Mkindrk.)

pour lui que des injures; ne dites pas au poète que les autres nations nous envient que la France n'a pour lui qu'une prison ; je compte sur son absolution. »

Un murmure universel d'approbation a accueilli cet éloquent plaidoyer.

Le tribunal condamne de Béranger à neuf mois d'emprisonnement et 10,000 francs d'amende...

Baudoin, à six mois d'emprisonnement et 500 fr. d'amende; renvoie Fain, Lécluse. Bréauté et ïruchj de la plainte contre eux intentée:

Déclare bonnes et valables les saisies du d8 octobre dernier; ordonne la destruction des exemplaires saisis et de ceux qui pourraient l'être.

Condamne de Béranger et Baudoin solidairement aux dépens.

(Annuaire historique de Lesur.)

mon commode observatoire, je braquai sur elles ma lorgnette.

11 y avait bien là huit jeunes et belles filles, les unes nonchalamment assises et comme endormies, les autres debout, le teint animé, l'œil vif, riant à gorge déployée, chantant et causant follement.

Ouant aux étoffes dont la table était couverte, on ne s'en occupait nullement, on n'y semblait pas songer. Ces demoiselles venaient de dîner. l*our ces grandes enfants, c'était l'heure de la récréation et du repos, comme pour les petites pensionnaires, au couvent^ après le goûter.

Cependant, parmi ces charmantes filles, toutes si folâtres ou si insouciantes, il y en avait une pensive et recueillie. A la place qu'elle occupait, à côté de la croisée, et mieux encore à son air de distinction et de supériorité, on la reconnaissait

PARIS SOUS LA RESTAURATION

facilement pour la première demoiselle. Ici doivent nécessairement trouver place cpielques considérations qnil faut se garder de prendre pour un hors-d'œuvre, et qui ressortent au contraire essonliellenicnt de notre sujet

(leci d'abord est un axiome :

11^- a par'.out des marchandes de modes. — II n'v a de modistes (|u*à Paris.

Luc modisie véritahlc. vovez-vous, ce n'est pas une ouvrière qui établit des rorscls ou fabrique

habitudes physionomiques de la femme qui le doit porter

(le n'est pas là le vrai chapeau poétique.

Mais il y a le chapeau improvisé, celui que dicte la fantaisie, celui qui ne doit et ne peut coiffer qu'une tète que l'artiste n'a vue jamais, mais qu'elle a rêvée.

Oh! ce chapeau-là, c'est bien le chapeau d'inspiration, le cha[)eau Ivrique.

(l'était l'un de ces chapeaux que méditait la

LE BOULEVARD DE l'hÔPITAL.

D'après une gravure du temps. — (Collection G. Hartmann.)

C'est sur le boulevard de rilôpilal que se trouve la Salpétrière, & laquelle il doit son nom, et qui tire elle-même le sien des fabriques de sal|>è(re qu*il y avait jadis en ce lieu. L'hôpital delà Salp^lrière fut fondé en 1658 pour servir de retraite aux pauvres et aux mendiants de la « apitale. L'architecte Libéral Bruant le construisit et y éleva aussi l'église remarquable par son dôme octogonal. Des transformations et reconstructions furent exécutées dans les biitimenls k différentes époques et surtout en 1828. Le boulevard de rHôpilal date de 1760, époque où Louis XV ordonna la construction d'un nouveau rempart au midi de la ville, pour la commodité des abords et l'embellissoment de cette partie de la capitale.

des broderies à la journée : c'est une artiste qui ne travaille cju'à son temps. — ï'ne modiste, c'est un poète Un chapeau, ce n'est pas comme un fichu, comme une robe, une œuvre de calcul et de patience : c'est une œuvre d'art et d'imagination ; c'est de la poésie.

11 est cependant important de distinguer.

Il y a chapeaux et chapeaux.

Il y a d'abord le chapeau de commande : celui qui se fait pour les pratiques. Ce chapeau-là sans doute exige du talent et de l'habileté. Pour le bien exécuter, une modiste n'a pourtant besoin que d'observation et desprit. Il ne s'agit, en effet, que de l'assortir convenablement au caractère et aux

première demoiselle de notre magasin de modes.

L'un de ses bras, appuyé sur la table, soutenait sa tète penchée; son autre bras retombait le long du dossier de sa chaise. Elle avait, à peu de chose près, l'attitude de Corinne au cap Micéne.

C'est qu'il s'agissait bien, en effet, aussi pour elle d'une improvisation. Mais ce ne devait point être assurément une improvisation mélancolique.

Au contraire.

A bien observer la physionomie expressive de la belle modiste, on y lisait tous les symptômes précurseurs d'une création poétique. — Et cette création prochaine devait être élégante et gracieuse; cor, certes, à cet instant, les idées de la

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