‹ La vie parisienne à travers le XIXe siècle (volume 2)Chapitre 433 sur 455 · LES BLESSÉS DU 29 JUILLET · texte numérisé non relu

LES BLESSÉS DU 29 JUILLET

Croquis fait d'après nature. — (Musée Carnavalet.)

impulsion, ils n'écoutèrent que leurs sentiments de citoyens; ils s'associèrent à l'insurrection pour la sauver et la régulariser, pour la protéger contre elle-même, s'il en eiU été besoin dans l'ivresse de la victoire ou les fureurs du combat.

Mais ce peuple à demi nu, altéré, mourant de faim, ne demandait,ne pillait que des armes ; il enfonçait la boutique d'un armurier, il priait pour un verre d'eau à la porte d'un marchand de vin. 11 passait avec respect devant les établissements de la cité, devant les dépôts publics; il ne frappait de sa main terrible qu'au Iront des monuments blasonnés, il ne brisait que les frontons ou la royauté avait gravé ses emblèmes. L'impulsion était donnée; ces emblèmes étaient partout elTacès ou arrachés; on les couvrait de boue, on les traînait dans le ruisseau; on menaçait de mort quiconque oserait les relever.

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