UNE VUE DE PARIS AU COMMENCEMENT DU SIECLE
(Tableau de Deniachy. — Musée Carnavalet.)
On ne connaît pas la date exacte de ce tableau, fait ou eu ISOO ou vers 180G.
en entrant a plusieurs objets, bagues, bretelles, petits bijoux, sucreries, ete., parcourent ces caveaux en quête d'acheteurs. Des filous y font aussi leur tournée. Le café ou caveau des Variétés, sous la galerie vitrée, n'est pas moins reniaripiable ; il comprend deux grands caveaux, qui, quoique séparés, communiquent l'im avec l'auti-e. Dans chacun de ces caveaux on a disposé un petit théâtre, sur lequel on joue alternativement, de manière cpie le jour oîi li y a spectacle dans l'un des caveaux, il y a musique dans l'autre. La société qui fréquente ce café est fort mêlée ; elle n'est composée ordinairement que de petits bourgeois, d'ouvriers, de soldats, de domestiques et de femmes à grands bonnets ronds et àgros jupons de laine. On n'y joue que des vaudevilles en un acte, de manière à pouvoir renouveler le public. Les spectateurs assis autour de petites tables peuvent, tout en écoutant les acteurs, boire et manger sans dérangement.
Le théâtre n'est élevé que de deux pieds au-dessus du niveau du parquet, et si petit, qu'à peine quatre ou cinq acteurs y peuvent
tenir. Ces spectacles se donnent gratis, pour attirer des chalands. Les premiers acteurs gagnent 38 sous par jour, une bouteille de bière et un petit verre d'eau-de-vie ; les artistes du second ordre n'ont point un traitement aussi brillant; ils