PLEURY (ROLE DE FRÉDÉRIC DANS « LES DEUX PAGES
(Eau-forte de Duplessi-Bertaux.)
PARIS SOUS LE PREMIER EMPIRE
excellence, et avant la fin du troisième acte, Mahonnet est forcé de quitter la scène ; la voste de laine remplace le dolman damassé, une per-
tant aimé, le redemande après la petite pièce ; mais le coup était porté ! Mahomet avait tué Guillaume. Quelque temps après, Beaulieu, qui
RÉCEPTION DE l'eMPEREUR A NOTRE-DAME PAR l' A R C U E V ÉQ U E DE PARIS,
(D'après une gravure du temps. — Bibliothèque nationale.) Le 27 janvier 1806, l'himpereur et Tlmpératrice arrivèrent à l'aris, après la campaffne d'Allemagne terminée par la bataille d'Austerlitz. L'n Te Deum fut célébré & l'occasion de ce retour, dans la cathédrale. Le clergé de Notre-Dame avait reçu huit jours auparavant les drapeaux pris sur les ennemis. Ces drapeaux furent suspendus aux voûtes de l'église.
mque rousse succède au turban, la prose de Guillemin tue les vers de Voltaire, et le public, tout triste d'avoir affligé un acteur qu'il avait
était tombé dans une mélancolie profonde, se brûla la cervelle par une belle journée d'été.
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I, A MATAI M. F. I» ' A l S T K H L I T Z (2 DÉCEMBRE 1805).
(Tahloau de GiinAiu». — Musée^^do Versailles.)
L*eni{)i reur à ( lieval, cnlouré de son t'l:it-iiiajor. «'< oiili* l<- ^'éorr.il Happ qui lui annonce I;i victoire et lui montre parmi les prisonniers le prince U.pnin. L)<s Mameluks agitent les drapeaux pris à l'ennemi.
Géhmid, né à Honn^en 1T7m, mori à Taris en IS:{7. fut une des ^'loires de I Kcole de David. Ses n'uvres brillent par la correction du dessin,
un coloria harmonieux et une ^Tande vérité d'expression.
LA RUE A PARIS EN 1805. — CHANTECRS AMBULA^fTS. D'après une gravure de Joly. — (Biblioit)èquc nationale.)
On trouva sur sa table cotte lettre qui fut insérée dans le Courrier des Spectacles :
« Je meurs volontairement, personne n'a attenté à ma vie, je ne me connais pas un ennemi.
< Je donne ma vie pour i>auver ma famille et j'ai la douce espérance <|ue mes enfant:» hériteront de l'estime qu'on portail h leur père. J'invite le magistrat de prendre toutes les précautions pour que mes eiïels (|ui sont le gage de mes créancier** ne soient point violée (sic), il sera je crois nécessaire, en attendant le retour de ma bicn-aimée, que l'on mette des planches aux croisées, tant dans la salle «[ue sur le derrière de la cuisine ; les deux toits 4|ue l'on vient do construire pourraient donner de la facilité aux malveillants de s'introduire.
« Je viens d'acheter deux pitons que je désire que l'on pose à la porte d'entrée avec le cadenas que vous trouverez sous votre main.
« J ai apprêté un mauvais drap qui sera plus que suffisant pour m'ensevelir. (Juanl nu reste, je ne demande ((ue quelques pelletées de terre «|ui me .^oH (tic) jetées civilement et sans autres frais que ceux absolument nécessités. Ce serait aux dt''pent.t (sic) de mes crt'anciers et de quelques livres de pain qu'on ferait tort à mes enfants.
« Itecevés mes adieux t'IfTnflles
« Je vais mourir.
« BeAII IF.U. »
Drazier (Histoire des petits théâtres de Paris).
Le Cabinet de TEmpereur,
LORsguE la nécessité de terminer une affaire (ju'il ju^'eait arrivée à sa maturité, ou de fixer ses idées sur les éléments d'un projet nouveau, ou l'expédition instantanée d'un courrier, l'obligeait à se lever jiendant la nuit, l'Empereur me Taisait éveiller. Je le trouvais vêtu de sa robe de chambre blanche, avec un madras sur la tête, se j)romenant dans son cabinet, les mains croisées derrière le dos. ou puisant dans sa tabatière, moins par goilt que par préoccupation, car il ne respirait que l'odeur du tabac, et ses mouchoirs de batiste blanche n'en étaient point salis. Ses idées se développaient sous sa dictée avec une abondance et
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une netteté qui faisaient voir que son attention était fortement attachée à l'objet de son travail: elles sortaient de sa léle coniine Minerve sortit tiKit armée du e(*rveau de Jujdter,
Lorsque le travail était terminé, et quelcjuefois au milieu du travail, il faisait venir des irlares vl des sorbets. Il me demandait ee (jue je prêterais, et sa solliritude allait jusqu'à me conseiller ce qu'il jugeait devoir être plus favorable à ma santé.
Après quoi il allait se recouclici*. ne fût-ce que
main. Lors(]u*il revenait de son lever qui avait lieu à neuf heures, il trouvait, en rentrant dans son cjibinet, ses réponses et ses décisions formulées et prêtes à être expédiées.
Il V avait sur son bureau des états de situation des armées de terre et de mer. couverts en nmroquin roui;e. fournis par les ministres de ces départements.
(les états, dfuit il avait donné le plan, étaient renouvelés h; premier d(î chaque mois Ils étaient divisés en rolnnnrs indiquant le nunu'ro des