‹ La vie parisienne à travers le XIXe siècle (volume 2)Chapitre 69 sur 455 · LE RETOTH DE L ENFANT PRODIGUE · texte numérisé non relu

LE RETOTH DE L ENFANT PRODIGUE

Prix de Rome. Premier ^and prix de peiaturo. — Tableau de RoissELiKn (Ecole des Beaux-Arts).

pour une heure, et il reprenait son sommeil comme s'il n'eut pas été interrompu. On n'apportait pas le soir dans son appartement des en-ras d'aliments substantiels, selon l'usage de la (lour avant la Révolution. L'Empereur n'avait pas hérité de l'énorme appétit des princes de l'ancienne maison régnante.

Mais un officier de la bourbe couchait prés de l'office, pour servir les rafraîchissements (|u*il pouvait demander et qui étaient ]n*éparés d'avance.

Quand l'Enqjereur se levait la nuit sans but déterminé, mais pour occuper ses heures d'insomnie, il défendait qu'on m'éveillât avant sept heures du matin. Je trouvais alors mon bureau couvert de rapports et de papiers annotés de sa

régiments d'infanterie et de cavalerie, le nom des colonels. le nnnd»re d'hommes composant chaque bataillon. es<adron (ît compagnie, les dé|»artements()ii ilsscj recrutaient et les quantités d'honmies qu'ils recevaient par les circonscriptimis. les lieux où le régiment se trouvait réuni ou détaché, l'enqdaccment et la force des dépôts, l'état de leur personnel et de leur matériel.

C'était toujours avec une singulière satisfaction que l'Empereur recevait ces états de situation. 11 les parcourait avec délices, et disait qu'aucun ouvrage de science et de littérature ne lui faisait autant de plaisir. Son étonnante mémoire s'emparait de tous ces détails; ils y restaient gravés, de sorte qu'il savait aussi bien, et même mieux que les bureaux du mouvement des ministres de la

Guerre et de la Marine et que les états-majors eux-mêmes, quels étaient le personnel et le matériel des corps. L'orthographe et la prononciation des noms lui étaient moins familiers: il ne les

cartes, des huissiers, les gages coûtaient près de douze cent mille francs ; la musique de la chapelle, celle des appartements et des théâtres coûtaient à peu prés neuf cent mille francs; la toilette de l'Empereur, vingt mille francs; les frais de toilette et de garde-robe et la cassette de l'impératrice, sept cent mille francs. Les économies annuelles qui étaient faites sur la liste civile se montaient de treize à quatorze millions. Ainsi l'esprit d'ordre et la bonne administration qui régnaient dans les dépenses de sa maison avaient permis àl'Empereur de tenir une cour qui ne le cé«lait en magnificence h.

aucune autre et d'amasser un trésor de plus de cent millions, dont une j>artie d'or et d'argent étaient enfermés sous trois clés dans les caves des Tuileries.

Le Baron de Mknkval.

{Souven irs historiques . )

Le Caveau moderne

LE MARECHAL PEUkANT.

D'après le Suprême Bon Ton. — (Bibliolluque de la ville de Paris.)

retenait jamais correctement. Mais si les noms propres lui échappaient, leur mention suffisait pour lui représenter vivement l'image de l'individu ou de la localité qui le p(»rtait.

L'administration de la maison impériale était réglée avec le mémo ordre que celle de l'État. Elle était divisée en autant de services qu'il v avait d'officiers civils de la couronne.

Le budget des dépenses était arrêté chaque année. L'Eui[»ercur présidait annuellement, et quelquefois fdiis souvent, lo conseil de sa maison, dans lequel il passait en revue les divers articles de dépenses, et trouvait des ressources dans des recettes inaperçues ou négligées. Il accordait des éloges aux chefs de service qui avaient économisé leur budget, non qu'il prêchât la parcimonie, mais il ne souffrait ni gaspillage ni laisser aller.

11 était parfaitement secondé par le général Duroc, chargé, comme grand maréchal du palais, du service le plus difficile, de celui où les dépenses étaient minutieuses, variables, et pouvaient donner lieu à plus d'abus, et par les grands officiers des autres services. Ces divers services étaient administrés par de principaux employés, qui y portaient une scrupuleuse régularité.

Dans le budget du grand chambellan, les traitements des dames du palais, des chambellans, les dépenses des bureaux, des bibliothèques, des

E prcmitT Caveau date de 1729.

C'était une société littéraire, ayant pour but spécial de cultiver la chanson. Cette réunion fondée par Piron, Collé, Crébillon fils et surtout Gallet, se tenait dans l'établissement du traiteur Landel, situé au carrefour de Buci. Les principaux membres, outre les fondateurs de cette académie des joyeux couplets, étaient les

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