‹ La vie parisienne à travers le XIXe siècle (volume 2)Chapitre 81 sur 455 · L. AuGÉ DE Lassus · texte numérisé non relu

L. AuGÉ DE Lassus

PARIS sors LE PREMIER EMPIRE.

L E (] A H N A V A ï. EN 1807.

D'après une pièce coloriée du temps. — (Collection G. Hartmann.)

Le carnaval, rétabli sous le Consulat, eut une vogue toute pni'ti<-ulière sous tout le régime napoléonien. II était d'autant plus animé que la

préfecture de police, tolérante ce jour-là, lui permettait quelques allusions d'ailleurs inoll'ensives.

LES ÉCHOS DE PARIS

Translation à l'Hôtel des Invalides de l'épée de Frédéric le Grand et des drapeaux pris aux armées prussiennes.

(19 mai 1807.)

L'É(îLisE des Invalides avait été décorée avec beaucoup de soin et de goiU, pour la céré- . uionie de la translation de l'épée de Frédéric

le Grand. Dans le lieu le plus élevé et à l'entrée du dôinc, on avait placé le trône de S. M. I . couvert de riches draperies L'enceinte pour les cérémonies s'étendait, en partant du trùne, jusque vers le milieu de la nef de l'église; elle contenait des sièges et des gradins pour toutes les personnes en dignité: des tribunes pour les dames invitées à la fêle entouraient l'enceinte. Les travées supérieures de l'église étaient ornées de draperies éclatantes, et avaient été réservées pour les membres du Sénat, du (lonseil d'État, du Corps législatif, du Tribunal; pour les membres du tribunal de cassation, ceux de la comptabilité nationale, et pour les officiers des maisons de LL. MM., des princes et princesses de la famille impériale.

A l'arrivée du cortège aux Invalides, S. Exe. M. le

maréchal Sérurier, gouverneur, est venu recevoir S. A. S. le prince archichancelier à la grille de l'avant-cour. Le char (jui portait les drapeaux conquis s'est avarice jusqu'à la grille, que son élévation ne lui permettait pas de franchir. Là, de vieux invalides ont reçu les drapeaux et les ont portés jusque dans l'enceinte des cérémonies. Pendant cette marche, un nombreux orchestre placé sur la porte a exécuté une symphonie militaire. LL. AA. SS. les [irinces archichancelier et architrésorier de l'Empire ont occupé des sièges sur les marches du trône; sur «les gradins inférieurs étaient h's ministres et les grands officiers de l'Empire. Les grands officiers de la Légion d'h«uineur étaient placés des deux côlés de l'enceinte, au bas du ti*ône. S. Exe. M. h\ maréchal Moncey a pris pla(tc au centiv «le l'enceinte: il était entouré des faisceaux «les drapeaux con«juis. S. Ex«*. M. le maréchal Sérurier s'est jilacé derrière le fatiteuil de S M. l'Empereur, à la même place qu'il a occupée par l'ordre de Sa Majesté lors de la distributioïi des aigles d«' la Légion d'honneur. S. Exe. .M. le grand maître des cérémonies a occupé, derrière le trône, la place qui appartient à sa dignité. Le reste de l'enceinte était rempli par d'anciens officiers invalides, la plupart membres de la Légion d'honneur. La cérémonie a été commencée par un chant triomphal, coupé par des chœurs de vieux guer-

riers, de femmes et déjeunes conscrits, et terminé par un chœur général du peuple. La brillante composition de ce chant, ouvrage de M. Catel, professeur d'harmonie au Conservatoire de musique, a produit le plus grand effet. M. de Fonianes, président du Corps législatif, a parlé à la tribune, et a prononcé un discours auqu«^l S. Exe. M. le maréchal Sérurier, gouverneur des Invalides, a répondu. Alors le chœur du Chant triomphal a recommencé. Son Altesse Sérénissime, remontée auprès du trône, a signé sur les rei^istres de l'hôlel des Invalides le procès- verbal de la remise de l'èpée

Au Jardin des Plantes.

(1" juin 4807.)

LE Jardin des Plantes vient encore de s'agrandir de plusieurs portions de terrain vers les chantiers de la rue de Seine : sur ces terrains nouvellement ajoutes aux acquisitions des années précédentes, on forme diverses enceintes en treillages de bois, à la manière suisse. On y construit aussi quelques édifices en pierres, destinés à servir de serres. La ménagerie a fait plusieurs pertes

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