‹ La vie parisienne à travers le XIXe siècle (volume 2)Chapitre 84 sur 455 · I.E SERPENT ET LA LIME · texte numérisé non relu

I.E SERPENT ET LA LIME

(Caricature de 1807. — nil)liotliù(iuc de la ville

Allusion aux ai iicles de (icolFroy dans le Journal des

d'audience. Les danseurs de corde no doivent pas se hasarder à parler au puMic; toute leur éloquence est dans leurs jambes et dans leurs bras; Ravel s'en est servi à la grande satisfaction du public ; et, après sa danse, on lui a jeté une couronne sur le llic.Urc. Le danseur a fait quebiues pas pour ramasser ce gage de la victoire et, s'inclinant devant le public, il a déclaré l'intention qu'il avait de le partager avec Korioso. lorioso n'a pas dédaigné le partage, et faisant céder, dans ce moment, la fui'euràla poliîicpie, il s'est avancé pour recevoir la moitié de la couronne que lui offrait son rival vainqueur.

Journal de iJùnpire {1S07).

Le retour de la Garde Impériale.

(20 novembre 1807.)

LA fête donnée aujourd'imi par la ville de J*aris à la garde impériale, a présenté tous les caractères d'une véritable fête de famille: une gaieté franche, une joie pure en ont fait les principaux ornements. Le corps municipal a reçu ces braves militaires sous un arc de triomphe élevé en dehors de la barrière de la Villette.et dédié à la Grande Armée. C'est sous ce monument qu'a été faite la distribution des couronnes d'or, votées par

la ville k la drande Armée M. le préfet de la Seine, portant la parole au nom de la ville de Paris, a orné d'une de ces couronnes les aigles des divers corps de la garde. La distribution finie, la garde a délilé devant le corps municipal placé sur des gradins disposés pour le recevoir.

Une f«iulc immense couvrait les rues, les boulevards, et admirait la teime de ces trou|ies Les dragons de l'impéralrire et les grenadiers de la garde, nnuilés sur de très beaux chevaux, attiraient surtout les regards. Le cortège a défilé dans l'ordre suivant :

Les fusiliers de la garde, les grenadiers à pied, les guides à cheval, les dragons de l'impératrice, les grenadiers à cheval, les gendarmes k cheval, et quelques voitures de bagages.

Tous les officiers étaient en grand costume, et décorés de leurs ordres.

Après que la troupe a eu défilé, le corps municipal s'est mis en marche, suivi d'une escorte de cavalerie, et s'est rendu aux Ghamps-Eljsées, où il a été offert, au nom de la ville de Paris, un banquet aux divers corps composant la garde impériale. Les tables étaient dressées, comme nous l'avons déjà dit, sous des tentes |dacécs de droite et de gauche, dans les contre-allées des Ghamps- Elvsées. sur toute la longueur de la grande avenue dcjiuis la place de la Concorde jusqu'à la barrière

de Paris.)

Dibah.

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