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la grande chaudière en èbullition. Augier était déjà un continuateur de Beaumarchais. Avec Dumas, les paradoxes sociaux deviennent des vérités flu lendemain. Sardou lui-même, qui réagit , fait aimer davantage la Révolution, avec son Thermidor, exécuté bruyamment (au grand déplaisir de ceux qui ne l'ont pas entendu) au Théâtre-Français : il pousse à la révolte dans son beau drame de Patrie. Le Pater, de Coppée, qu'on eut la pusillanimité de ne pas laisser jouer, aurait rappelé les beaux jours où l'on se passionnait pour des idées au théâtre.
L'Hetmnn, de Déroulédc, une des belles créationsde MmcMarie Laurent à l'OdéoD, rappelle, parsesvers jetés et faciles, la statuaire en terre glaise descamps.
Dans ces derniers temps, M. Rrieux s'est fait le puissant auxiliaire de M. le président Magnaud, dans sonchef-d'u-uvre de Hube rouye.
M. lier vieu a passé le fer chaud sur plus d'une chair vive, avec ses Tenailles.
L'Amoureuxe ,
de M. de Porto- Riche, m é ri tique M. Lar mutuel dise de cette forte création de Héjuue : « Toute l'Acre Lé de l'amour sensuel s'y trouve concentrée. »
Il n'est pas jusqu'à Renan qui ne jette sa gourme â.am l'Abbesxe de. Jouarre. M. Hriiuelière a dit de ce ■■ baladinage du maître : Saltacit et planai : il a dansé cl il a fait rire .. ■ Proudhon se serait montré peut-être plus sévère, lui qui tenait rigueur à toute la littérature de ses variations sur l'amour.
Et comme il y a plus d'une demeure dans le ciel, les poètes alternent avec le théâtre. LaChamumdeii Gueux est de la même famille que le Chetnineait; Richepin n'a que le tort «le s'appeler Jean comme Racine. Oitulle Mondés se taille un succès littéruire à l'Odéon avec sa petite Ileitw Fiammelte.
A l'Odéon, une bonne innovation de M. Cinislv a été de faire précéder les matinre* du sameili de conférences sur l'œuvre du répertoire d'autrefois que l'on va donner. C'est une eicellcnle leçon de choses, et comme la préface jouée et
vivante de la pièce, à laquelle Sareev joignait une finesse et une bonhomie charmantes. Il chantait les vieux couplets.
Que MM. de Curel. Henri Lavedan, Octave Mirbeau, le poète Auguste Dorrhain me pardonnent. Le Théâtre-Antoine mériterait un chapitre & part, qui n'est pas de ma compétence.
Le mouvement poétique des quinze dernières
années n'a pas de Pléiade, en ce sens qu'ils sont plus de sept
1 les et qu'ils
ne se groupent pas Tous procédenl plus ou moins de Leronte de l.isle, Ihtudelaire. Verlaineet Stéphane Mallarmé. Le buste d'Arthur Rimbaud, parmi les verlainiens. a été élevé àCbarleroi, sa ville natale. C'est un encouragement pour les autres.
Maurice Rollinat a la note plus particulièrement haudclairienne Kp lirai m Mickaèl l avait virgilienne et presque biblique. Gabriel Vicaire a laissé des Emaus Hrettan* d'une grâce naturelle, qui le sortent de l'école. M. Henri de Revnier a le beau lvrisme