I.E VieCX PARIS — QUARTIER ItC ROII.E
BCB LORD-bTrON.
t>rasin de Parut, d aj r> s photographie. — (Collection Ch. Siinond.
Le Roule était encore un village avant 1723, année où il fut compris daos l'enceinte de Parie. In 17*9, il formait le.AJ* di<trlcl d» Péri*.
Nous n'étonnerons personne en ajoutant qu'on a vu des spectateurs, des femmes surtout, au moment où passait le monarque asiatique, porter vivement la main devnnt leurs yeux, comme aveugles par tant de splendeurs.
Le shah a été reçu, à la descente du wagon, par M. le maréchal de Mac-Mahon et M. le duc de Kroglie, tous deux en grand costume.
Nassr-cd-Din est monté en voiture et auprès de lui le maréchal deMac-Mahon.
K n face du maréchal a pris place M de Broglie; en face du shah, son premier ministre, dont le riche costume est pourtant éclipsé par celui du maitre Les hauts dignitaires occupent les voitures suivantes en compagnie d'officiers supérieurs de notre armée.
Derrière chaque carrosse se forme, en liataille, un escadron de cuirassiers. Le général de l.admiraull prend, avec l'état» major général, la tète du cortège, qui part dans la direction du hois de Boulogne
Le cortège a suivi l'avenue Ingres et l'avenue Baphaél, a passé devant la Muetle, es! entré dans le Bois de Boulogne, a louché au lac, puis est entré par l'avenue de l'Impératrice.
La, le coup d'œil étoit magnifique et vraiment grandiose. Des pyramides de distance en distance et des mats, portant des fleurs et «les oriflammes aux couleurs de Perse et de France, hordaient la voie centrale, l'ne foule immense remplissait les bas-cotés de l'avenue. A toutes les fenêtres des hôtels et des villas pavoisées, décorées de tentures, se montraient des spectateurs et des spectatrices
Fnfin, une haie de troupes, contenant les pié-
• MfMkD*< c.mnp raix Ht hams de 1873. — jociet :*carvrii Collection Aulevit-Lonfckampi.',
l'hôpital dm MMRTI * aladk s.
F.»l iilu<S roc d« tktIU, U«: Il connaît 193 lili. Il fui fond* en IRo». On !<• dH'mnt crii#r»l. m(»i * Psrit mdi son nnci<-n nom do Maiw>n 'I'' l'BnfiwMéan,
tons, présentait les armes au passage du souverain. Les tambours battaient aux champs, les clairons sonnaient, les corps de musique jouaient l'air national persan, et au loin le Mont-Valérien. «e couronnant de blanches fumées, tirait par toutes ses embrasures!...
Au fond de l'avenue, sur l'Arc-de-Triomphe, qui cachait ses blessures sous des guirlandes, des crépines et des tentures, se dressait le lion persan gigantesque, se détachant sur son soleil d'or, avec des drapeaux pour rayons.
Malgré ses habitndes de réserve, le shah était dans l'enthousiasme, et, il plusieurs reprises, remerciait le maréchal, et exprimait son amour pour la France, si bien justifié par la vraie grandeur de cette réception.
Sous l'Arc-dc-Triomphe s'élevait une estrade superbement décorée, sous laquelle l'hôte auguste de notre cité s'est assis pour recevoir les compliments de bienvenue des autorités municipales. Après celle cérémonie, le shah regagna sa voiture, et le cortège reformé dans le même ordre, toujours entre deux haies de soldais, toujours au bruit de l'air national et des tambours, se rendit au palais du Bctit-Dourbon. par l'avenue des Champs-Elysées, In pince el le pont de la Concorde, le quai d'Orsay, l'esplanade des Invalides el la rue de l'Université. Devant l'entrée de ses grands appartements, le shah fut reçu par M. Buffet, président de l'Assemblée.
LK VIEUX PARIS. — MAISON AIT COIN l>K LA RTE VIEILLE-Kl-TEHI-LE ET l'K LA RI E l'ES FHANCS-BOl'RITEOIS.
Dttsin 4m Phiiut, d'après photographie. - CoD. Ck. Slmood.l
Oll>' maiiion date de U fin du *v siècle. H le était habitée en 1561 par la veuve d*un nevt-u du cardinal de U Balue. Sa tour est une de* plut jolies du vieux l'an-, hlle a été restaure* en 1880.
LE VIEIX PARIS. — TOBR A I.'aNGI.E nES RIE*
>aint-*artin'et ne vert-rois
l'iiolivr.ipliiv cl rcd. -aiiie par I.. I'au.xt. Coll. i.h. Simond.
CeUe t»ur a fait partie du monastère de Saint-.M*rtin d. a Champ*. Suivant Sauvai, «"Ile aurait »>r»î de pruou aux moines oiiviincu» de quelque crime. L>ii»u#ii. — La fontaine incrustée dans le in«it de celle tour ■ été transportée 14 en 171; ; .est la premn-re Tnnteine publique qu'"ii -il vue à l'ariv I He date en r.-alilè de la première n.o.lie du vn' *i. cle.
Un moment après, Sa Majesté persane se rendait .lins les appartements privés, préparés pour la recevoir, et dont voici la description:
La chambre A coucher du shah a vue, ainsi que tous les salons, sur le jardin qui borde le quai. Au fond de la pièce, faisant face aux deux fenêtres, est placé le lit décoré de quatre cornes d'abondance dorées.
Ce lit, qui provient du Garde-Meuble, n'est autre que le lit de l'impératrice Marie-Louise Deux marches recouvertes en velours rouge servent de marchepied. Le dais est formé de velours rouge, à crépines d'or, et surmonté de quatre panaches en (dûmes d'autruche. Les rideaux «le
LE VIBl-Jt PARIS. — HOTEL I1K SENS.
Dr»»iné d'aprei photographie par L PaaiRT. Collection t'.h. Simond.)
I.'holel dei archevêques de Sens «kmt l'an* fut ttiffraganl jusqu'en tfiîï, eut, avec 1 hôtel de l'Juoy, le seul spécimen rncore debout de I architecture prive.' du »v siècle. Il fui construit de 1474 A ISIS par l'archevêque lrj.tan dr Salasal.
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velours sont doublés en soie blanche, ornée d'un bouquet de fleurs d'or. Dans la pièce à gauche de l'entrée, est placé un large divan turc, havane et or. avec les deux grands lampadaires en or qui ont servi à la chambre nuptiale du iluc d'Orléans. Entre les deux fenêtres est posé un immense vase de porcelaine bleu et or, de fabrication turque La garniture de cheminée est fort simple, presque mesquine
De la chambre à coucher nous passons dans le cabinet de toilette, meublé en satin bleu: du cabinet de toilette, dans une autre pièce tout intime et garnie entièrement de nattes; à gauche se trouve un lavabo dans lequel l'eau coule d'une façon permanente : nu rus <tV trrre est une ouverture ovale sur laquelle est placée une boiserie élevée seulement .le deux centimètres au-