AIMEE-OLYMPE DE»CLKE
Actrice «lu Gymnase, née en 1836, morte ù Pari» en 1871.
I H ■ (ni lu |irincipilc interprelo du IhrAlrr do Humus Itti don» l)ia*e dt l.ff, t'roufruu, la l'riuceut Gttr^tt, tint Yitilt de Soeti, la Femme de Claude,
l'heln(rr»phie de Luiecm. — (CoHettion du Monde lU\utri.'<
plaisant Chose bizarre, lorsque cette lemme a deux tètes valse avec ses quatre jambes, talons contre talons, on est surpris de sa grâce et de sa légèreté. Milite et Christine sont nées A Colombus. en 1851, d'un père nègre et d'une m»Te sang-mèlé. Elles sont petites, mais bien proportionnées, et n'ont pas cet air maladif qui rend la vue des monstres humains si pénible. Au contraire.
Millie-Cbristine est très gaie et très bien portante.
{Mutrt V ni ver tel. 1874 )
M. Beulé.
MBhilk, qui vient de mourir de la rupture • d'un anévrisme (I.
n'est pas de ceux dont le jugement appartient a l'histoire. Par une de ces fortunes que ne justifiaient ni son talent ni ses aptitudes, et qu'expliquaient une rare élasticité de conscience et une incroyable ténacité d'ambition, il avait atteint, jeune encore, les plus beaux sommets des lettres et de la politique. Mais ses œuvres, pas plus que son passage aux affaires, ne laisseront cette trace lumineuse dont l'éclat rayonne jusqu'à la postérité. I.e ministre fut oublié le lendemain même de sa disgrâce ; l'écrivain l'était depuis le jonroû les faveurs
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LE l'Cl AHT DES FIPPERARI A LA GARE DE LTON. Pcsnln de Kmti»»si«, — ( Bibliothèque nationale )
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La loi d>- 1874 ordonna IVipiilsion des Italiens, musicien! ambulants etc. t>tle l<il fut eih-ulte a»ee rigueur
de l'Empire firent un anachronisme de ses travaux historiques, dont les allusions timides et quémandeuses constituaient à peu prés tout le mérite. Le mieux est donc de faire paix à sa cendre et de résumer en quelques mois sa courte carrière, où la chance joue un rôle si important Il avait commencé sa fortune à l'école d'Athènes, en découvrant l'escalier du Parlhénon, ce qui n'était nullement le but de l'institution. Dans l'esprit de M de Salvandy, Bon fondateur, on y défait apprendre a parler grec, malgré Molière. Promu à tous les honneurs dans l'instruction publique, M. Beulé fit un riche mariage, écrivit des articles pompeux pour la Hevue des Deux Mondes, obtint unechairc d'archéologie à la rue Itichclicu. et s'y livra a une politique d'allusions orléanistes, que l'Empire dédaigna paternellement.
Le 8 février 1871 installa ce grand homme dans la politique, et le 24 mai 1873 au ministère de l'intérieur. Il y apporta son esprit cassant, son ton rogne, ses métaphores étranges Cne fois, en pleine tribune, il déclara que ■ l'Assemblée nationale avait été élue en un jour de malheur! ' I ne autre fois, il promit de < faire resplendir dans tonte su. beauté la responsabilité ministérielle ». Il devenait compromettant ; il fallut le rendre à l'archéologie C'est depuis doux mois le second )mnrt universitaire qui s'éteint comme une lampe
CANMON.
LE MAHÉCIlAL DE M A CM A II ON . DUC DE MAC ENTA
■'REMUENT HE LA « E f l B 1. 1 y l' E [i'aI'HK- l'.NB LITHUGD AI' MIE hé 1874
sans huile. Le premier est M. Caboche, inspecteur général,
M. Reulé laisse vacanle la place de secrétaire perpétuel des Heaux-Arts, qui lui conférait de beaux privilèges, entre autres celui de verser quelques pleurs de rhétorique sur les académiciens défunts Ses oraisons funèbres vivront moins que celles de Rossuet, mais elles auront sur celles-ci l'a van I âge d'avoir exercé la verve ries Butiristes contemporains. Je me rappelle qu'au lendemain du panégyrique de l'architecte Outmii, l'on se passait de main en main, a l'Institut et à l'École des beaux-arts, l'épigrammc suivante :
Monsieur Duban est mort; Dieu, la saison dernière,
Auprès do lui l'a rappelé!
Il ne lui manquait plus, pour suprême misère,
ùuo ilVtre loué par Boulé,
Mac li&NAMI».
( /.«• fïawfaù i