‹ La vie parisienne à travers le XIXe siècleChapitre 73 sur 441 · i>nr.i> iiizi:t · texte numérisé non relu

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l>'sprès un croquis do Uenoi *m>. - (Collection de l'A rt )

AtciAiidrr-l^npold, dit licnrgrt «itel, né \ l'airi» en I8J», mort k Houl-im) «a l3Tr>, ctt un d*t m&Itm do U mutlqur dramatique Conti-mpor«ine I.' ArV-tiennc el surtout Cnrmrn k placent ■u tout premier ring d«> compo«ilnir* du mi* *i*el«.

L'inauguration de l'Opéra.

A mu .'» janvier a ou lieu, par une représentation de gala, l'inauguration dusplendide monument élevé à l'art Ivriquc par M. (limier.

Dés le malin, plusieurs centaine)) de personnes stationnaient aux ahords de l'édifice; l'aprésinidi, la foule s'est accrue d'heure en heure, et le soir, au moment de l'entrée, on peut évaluer à sept ou huit mille le nomhre des curieux ijui se pressaient autour de la plnrc de l'Opéra* sur les houlevards adjacents el dans les rues voisines

Les voilures qui amenaient les visiteurs étaient dirigées vers la façade, el faisaient un circuit de gauche à droite autour de la place, en prenant leur point de dépari du côté de la Madeleine.

<:e délilé. qui a été fort long, s'est opéré ave. le plus grand ordre. Les premiers arrivants se massaient sur les marches et les balcons du grand escalier, afin de mieux assister au spectacle intéressant de l'entrée. D'autres gagnaient en toute haie leurs places dnns la salle, pour ne pas être exposés à trouver plus tard les passages trop ohsirués.

Les fauteuils el les loges sont demeurés h peu

près villes jusqu'à Luit heures et demie, bien que le commencement «le la représentation fût annoncé pour huit heures En s'installant à sa place avant le moment où la salle allait devenir comble, il étuit loisible «le lui consacrer toute son attention et «Je comparer l'impression présente avec celle que l'on avait pu éprouver aux répétitions d'essai.

Le rideau qui est d'un rouge splcndide, avec de larges franges d'or en bas. renvoie de bonnes clartés dues au puissant effet de la rampe. L'éclairage du lustre est suffisant: la lumière «le ses branches supérieure! est reflétée par la rosa«-c claire «le la coupole L'effet général est excellent. Cette salle est véritablement magnifique. Les critiques de détail disparaissent: on n'est occupé «ju'a admirer!

Un grand mouvement se produit. De tous les côtés les spectateurs affluent, l'.n quelques mi-

Snlvalnr, r,R*M>-t'Hix i>k iaiusJpk'InTS. — Jockey (Collection AntntU-l."ngrl>am)i.)

nutes le rez-de-chaussée se garnit et s'encombre; les loges sont occupées comme par enchantement Les toilettes claires des femmes inondent la salle d'une clarté qui lui manquait tout à

l'heure.

Enfin chacun se case l'ne curiosité communicalive. électrique. envahit > haquerang d'orchestre, de parterre, d'amphithéâtre, «le loges. Chacun regarde et est regardé.

On cherche les célébrités «le la politique, du momie riche et élégant; ou se demande les noms îles personnes que l'on remarque C'est un murmure général et cependant discret.

Deux mouvements plus marqués ont lieu : d'abord l'entrée «le M le maréchal «le Mue- Mahon et «le Mme la maréchale; ensuite l'arrivée du lord-maire, «le sa femme et do personnes venues à leur suite Le lord-maire «'st revêtu de son costume olliciel.

I.K MtOOILLARU t>V 15 D&IMBBB )>'s»in <!• liniiM»»M!4. — t.Vuscr «irn«v.ilH. I

Il a une aimable physionomie et il jette sur rassemblée di*s regards amis; puis il examine la salle avec une tranquillité parfaite.

Le rbleau se lève. I.n Jnire commeurc Lu beau décor; les draperies des plafonds l'écrasent un peu. Villarel, Mine K causa, Uotquin, chantent avec une verve et une vigueur remarquables. D'abord on ne les applaudit pas; le spectacle est encore dans la salle plus que sur la scène, et puis on se dit qu'à une représentation de gala, il est de bon goût «l'attendre «pie le signal des applaudissements soit donné par le chef de l'Klat.

L'attention est encore détournée. Troisième mouvement dcsplusmar-

« IIRELER.

L EU*RKIENCE l>E M. HOIH H DIT l/llOVUE AU HOl'I.ET l»E CANON EV l'RE-ENuE l>E I A PREs-c. l-AMI-ENKE, Al' JARMN NASILLE

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PAKIS SOUS LA TROISII.Mi: RKPUBMQI'K

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<|iD's parmi les spectateurs a l'entrée de lu reine Isabelle et de son fils Alphonse XII. Toules les lorgnettes sont braquées sur la jeune Majesté. Le public, pur sa curiosité, semble faire aussi un pm*unciamiento. Les regards cherchent et rencontrent d'autres princes et chacun l'ait ses rc flexions.

L'acte marche: l'orchestre parait sourd : les sons ont comme de l'humidité Cependant la litiale est si vigoureusement enlevée par Mme kraussel pur Villnrel, et le cortège roval est d'une telle splendeur, que l'enthousiasme l'emporte suM'étiquclle. On applaudit brillommcnt, et après l'acte on fait le meilleur accueil aux artistes rappelés par la clnquc, dontlcs accents connus émanent du paradis, où on l'a reléguée, vu la solennité du jour.

Pendant l'enlr'acle, le mouvement de curiosité reprend de plus belle Tout le monde passe de la salle dans les corridors, cl c'est avec une surprise

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