‹ La vie parisienneChapitre 47 sur 83 · ÇO · texte numérisé non relu

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mais elles sont dans un piteux état. Tenez-vous-en donc au brevet, pour cette fois, et remplacez les insignes par de bonnes paroles. Dites, par exemple, à Sa Majesté qu’elle est seule avec moi, gouverneur de la Cochinchine, à posséder ce grade éminent !...

Rivière partit pour Pnom-Penh, où Norodom le reçut en grande pompe. Pénétré de la haute distinction dont il allait être investi, le monarque avait pris un air très digne et s’était affublé d’un costume de général de division. La musique cambodgienne — elle aussi ! — joue la Marseillaise. Le commandant s’incline et commence : « Sire, vous et M. le gouverneur de la Cochinchine êtes les seuls à posséder... » Tout à coup il se souvient que lui, Rivière, est officier de l’instruction publique... Et, détachant de son uniforme les palmes d’or, il les plaque sur la poitrine du roi, qui, dans son ravissement, exécute un cavalier seul des plus caractéristiques...

Le pauvre ami riait de son bon rire narquois en racontant cette ridicule histoire. En me la rappelant, j’ai presque envie d’en pleurer.

MAI

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