‹ La Vie parisienneChapitre 238 sur 662 · LA REINE · texte numérisé non relu

LA REINE

Vains efforts !

avec accablement.

Le sens de ce tableau m'échappe encore ; niais les attitudes sont nobles.

— LA PREMIERE DAME D HON- NEUR, entr'ouvrant la porte du fond.

Quand madame aura fini, je suis aux ordres de madame.

(Lamartine-Méditations.)

— Le sens de ce tableau m'échappe encore, mais les attitudes sont nobles, et ces recherches archaïques me chatouillent agréablement. Ah! je suis un Russe bien étrange! Quoi qu'il en soit, je préfère encore à toutes ces peintures ma magnifique collection de photographies prohibées ; c'est d'un effet dans le stéréoscope, c'est plus vivant, plus... poivre et sel.

— Voyons, Vladimir, épouserais-tu l'une de ces nymphes qui sont ici ; parle franchement , mon garçon, tu sais cotnoien je suis doux.

— Ah! Altesse! (et le visage du Cosaque s'épanouit comme une

pomme cuite sur laquelle on s'asseoil) ; je crois que la femme au cor de chasse me rendrait bien heureux. Ou bien, encore, l'Eve de M. Janmot; vous savez, Altesse, la femme 998 qui a des cheveux jaunes ; oh ! ces cheveux jaunes! j'en mangerais.

— Tu es fou, mon ami, cela à l'air d'une image à deux sous.

— Pardonnez-moi, Excellence, j'ai connu une petite bonne dVnfant, un peu boulotle, qui avait cet air-là et qui était pétrie de qualités.

— Brisons là, tu es un sot. J'ai besoin de prendre quelque chose; fais-moi préparer, au buffet, une sauce à la lartare et un biscuit...

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