‹ La Vie parisienneChapitre 255 sur 662 · OU LES HO · texte numérisé non relu

OU LES HO

enthousiasme : « Mes frères, si les choses en sont là, si le Dieu des Ails s'est voilé la face et que ses autels soient menacés, si b sacerdoce n'est plus respecté, jurons du moins sur nos épées de défendre nos principes jusqu'à extinction de chaleur aiumale. S'il faut périr, eh bien ! mes frères, pérons, mais pérons avec noblesse; drapous-nous dans l'inflexibilité de nos croyances comme dans le linceuil des martyrs. Sac à papier ! n'avançons pas d'une se-melle. »

Il se lut et moi je lui tendais les mains pour l'embrasser, lorsque, tout-à coup, un vacarme épouvantable se fait entendre au dehors et M. Pingar, sans chapeau, sans cravate, les yeux hnrs de la tête ou à peu près, les vêlements déchirés, se préci-

pite dans la salle des séantes et tombe anéanti sur les genoux de M . Picot.

— « Qu'est-ce, monsieur Pingar ?.. monsieur Pingar, qu'estce? <> lui crie-t-on de toutes parts.

— « Ce sont eux, les faubourgs, la plèbe, l'écume, les sansculotte, l"S Jacobins!.. Ah! mon Dieu!

— » Ont-ils du canon, monsieur Pingar ? »

Mais la réponse de M. Pingar se perd dans le tumulte ; les portes volent en éclat et une foule hurlante , armée de piques , coitlée de bonnets rouges et couverte de haillons, se précipite, ain^i qu'un torrent impétueux qui a rompu ses digues. Ce fut alors une s ène épouvantable, unique dans les faîtes de l'histoire.

Il me sembla que j'étais descenlu dans I Enfei devant celte horrible apparition je restai anéanti ( teuil, la main sur la garde de mon épée.

En tète de ce défilé sauvage, de cette bande de foi un hideux mannequin anguleux (1), que M. H1)! V Œdipe de M. More m, agitant une canne étru une bande de sapeurs furibonds s'avancent ena meuses cavaliers jaunâtres, que M. He;se me dit cois I" (2) et le Jules César (:i) de M. Clesingerj elat-mijor de gens que je supposai être des fripll pat leur défroque, arrivèrent ensuite, hurlant! éraillé : Chan, chan, chan d'habits ! Sur un ità

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