‹ La Vie parisienneChapitre 295 sur 662 · COROT · texte numérisé non relu

COROT

Que voyez-vous? — Rien ! — Non. — Tout! Car je vois Je vois ce qu'on n'a jamais fait : lie rêve ! Sans la cause, je vois l'effet !

Ce chaos m'entraîne et m'enlève !

Corot ! j'ai longtemps méconnu, Tes crépuscules poétiques, Tes aurores mélancoliques, Que les gens froids et prosaïques Ne distinguaient pas à l'œil nu !

— Un jour j'ai cligné ma paupière : J'ai vu de l'air ! de la lumière !

Un horizon !... — J'ai vu surtout, Au milieu de la poésie, Que le bourgeois repousse et nie, Dans l'eau, l'air, la feuille ; — partout... J'ai vu la vie !

Aussi je me suis converti !

Si jamais j'ai dit autre chose, En vers mauvais, en vile prose, J'atteste que j'en ai menti !

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