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QUAND DES MESSIEURS VONT PASSER

9 juillet 1864.

LA YIE PARISIENNE

MODES DU JOUR

Toilette cavalière.

et te heure, la mode est au pittoresque; les innovations se ressentent de ses goûts de voyageuse; elles sontillimitées et prennent un peu l'empreinte de chaque imagination féminine.

Voici quelques unes de ces toilettes fantaisistes.

La première, Toilette cavalière , se compose d'un Garibaldi et d'une première jupe violets, tissu anglais ; une seconde jupe, également violette, mais relevée et bordée d'un feston très délicat de petites fleurs de toutes couleurs; par dessus le tout, une sorte de giletpourpoint à basques, boutonné droit en velours noir ; jambières violettes à boulons sur le côté; bottines noires à bouffettes; pelitchapeau noir à plumes vertes couchées; col droit, cravate noire.

Toilette seizième siècle : Garibaldi et première jupe ponceau, cette dernière passementée d'agréments noirs ; la seconde jupe relevée de soie noire et à dents ; par-dessus le gilet- pourpoint chamois, avec petits galons or au bord et épaulettos; petit, chapeau haut, feutre gris garni d'un bouquet déplumes rouges sur le côté; jambières rouges; gants de Suède très larges et très montants.

Toilette mousqvetaire : toute blanche et noire, l'habit blanc et les revers noirs ; le gilet blanc, la jupe de dessus blanche retenue par les agréments noirs; la jupe de dessous, en bandes dentelées alternativement blanches et noires. A toutes ces trois toilettes, la petite ceinture de cuir verni.

Amazone anglaise : la plus simple, la plus connue et toujours la mieux séeyante ; tout ici dépend de la coupe de l'habit à petits pans en queue d'oiseau, et de la jupe tout à fait collante aux hanches; le

chapeau anglais à voile noué derrière; la petite cravate noire, les gants de peau de chien ; le pantalon noir.

En définitive, on s'habille comme on veut — ou à peu près — pour la saison de la campagne, des eaux et des voyages, à condition toutefois que l'on sera fraîche comme une rose du Bengale.

La beauté est de rigueur. Le maquillage estune loi. Qui n'a pas l'œil mystiquement ombré, les veines légèrement indiquées, la joue rose, les lèvres pourpre, le teint éclatant de blancheur, n'est pas une femme....

Gomment, en effet, rester femme... au naturel, quand le rose d'Armide et le blanc nymphèe de Seguy transforment en enchanteresses touteslesParisiennes

Une chose entraîne l'auire; pour accompagner dignement leur beauté il ne leur faut pas moins que des robes de houris ou de sultanes.

Le mois dernier, c'était une véritable robe de chambre de reine de l'Inde que nous trouvions à la Grande Maison de Blanc. Ce mois-ci, c'est un négligé de nymphe. — Jugez plutôt :

Un ample peignoir flottant de mousseline des Indes avecdeux larges plis Watteau , partant par derrière du milieu de l'empiècement.

Cet empiècement joue la berthe, il est à petits plis et se trouve encadré d'un splendide entre-deux brodé , surmonté d'une basse valencienne, lequel entredeux, tournant au-

Toilctte du xvie siècle.

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