î jiiïllet 1S
qu'est-ce qui pourrait mieux lui aller qu'un valet de pied grec portant le doux nom Piliadys. Il y avait dans l'hôtel d'Alfena un cabinet dont les murs étaient tapissés d'aquarelles de nos principaux artistes ; c'étaient des costumes de tous les pays. La marquise mena Piliadys devant un magnifique costume de chef hellène, et lui dit qu'elle allait l'habiller ainsi. A cette nouvelle, le jeune Grec versa des larmes de joie, d'amour-propre et de patriotisme. On a tout ce qu'on veut à Paris; le baron et Delambre, que leur mauvaise étoile amena juste à point pour servir leur rival, mirent trente magasins sans dessusdessous, et au bout de deux heures ils revinrent avec le costume demandé, dont le principale pièce est la classique fustanelle : ce jupon tuyauté formé de trente-six cônes superposés. Piliadys s'en empara et alla s'en revêtir avec des cris de sauvage : il allait être si beau.
Pendant ce temps, le baron fit des représentations à la marquise ; elle admettait, sans papiers, dans son intérieur un homme qui allait la dévaliser.
— Mes autres domestiques, répondit la marquise, ont des papiers parfaitement en règle et ils me pillent à qui mieux mieux. Est-ce par hasard le cuisinier que je tiens de vous qui ne me vole pas ?
— Madame, dit Delambre, je venais vous faire une visite d'adieu. J'ai une occasion unique d'aller en Espagne.
— Voilà une résolution bien subite, cher ami, et combien de temps y resterez-vous?
— Trois mois environ.
Delambre supputait que l'engouement de la marquise pouvait durer ce temps-là. La marquise le laissa partir avec une indifférence qui ne l'étonnapas. Piliadys venait de rentrer dans son nouveau et splendide costume, avec des airs de prince, et oscillant sur ses hanches en véritable pallicare. Aussitôt la marquise fit atteler, elle emmenait le baron au bois; je veux dire Piliadys.
Le lendemain, il n'était question dans Paris que du Pallicare de Mme d'Alfena.
Mais les conjonctures d'un monde méchant n'avaient aucun fondement. Piliadys avait deviné dès le jour de la fête de Saint-Cloud le sentiment qu'il inspirait à la marquise, il n'aviit pas la tête forte, mais, comme tous les hommes près de la nature, il avait pour seule finesse de voir tout de suite l'effet qu'il produisait sur les femmes. Or, le Pallicare ne se pressait pas, il sentait instinctinctivement le peu de durée probable de sa position. Et il était si bien à l'hôtel d'Alfena. Le far niente y était si délicieux. Plus d'ours à étouffer, de carabiniers à soulever; boire, manger, dormir bien et beaucoup, courtiser les femmes de chambres, monter sur les chevaux de la marquise sous prétexte de les promener, et le jeune grec adorait le cheval, chanter dans sa chambre en s'accompagnant d'une espèce de guimbarde qu'il avait apportée de son pays, et qui ne le quittait jamais; telle était à peu près sa vie. Mme d'Alfena, de son côté, était aussi troublée que le pallicare était calme. Elle faisait sentir au baron le poids de sa mauvaise humeur, le renvoyait, et restait seule à rêver à celui qui était si loin et si près d'elle.
Un soir, les gens de la marquise entendant chanter le jeune grec, s'en amusèrent, et le prièrent de chanter à l'office, après le dîner. Ils étaient là une huitaine, tant hommes que femmes, qui se mirent bientôt à applaudir bruyamment et à troubler la marquise, qui venait de renvoyer durement le baron et qui se mourait de langueur, dans le plus parfumé de ses boudoirs. Il n'était pas de valet stupide, d'homme du peuple, qui ne dût être ému d'entendre et de voir Piliadys quand il chantait. On n'avait que faire pour y prendre goût, d'avoir l'oreille faite à la musique. C'étaient des chants de guerre d'une férocité étrange, ou des chants d'amour d'une profondeur et d'une mélancolie énivrante, toujours en mineur, avec des dissonnances et même des détonnances, des accompagnements monotones et bizarres qui en augmentait l'effet. Pendant qu'il chantait, sa figure mobile exprimait des ardeurs tantôt sanguinaires, tantôt amoureuses.
La marquise étendue tristement dans son petit salon, l'entendit. Elle s'avança peu à peu, guidée par cette voix. Une émotion irrésistible la gagnait; elle étouffait et elle avait peine à marcher, et en même temps elle ne voulait pas marcher de peur d'être surprise par ses gens. Malgré elle, elle approchait lentement de l'office jusqu'à ce que Piliadys eut terminé; alors les applaudissements et les éclats de rire la réveillèrent, et elle entendit le bruit d'un baiser. C'était plus qu'elle n'en pouvait supporter, elle se sentit prise d'un grand courage. Elle rentra vivement dans son salon, et sonna fortement sa femme de chambre :
— Qu'est-ce qui chante ainsi?
— C'est le pallicare de madame la marquise.
— Je ne l'entendais pas bien, mais il me semble qu'il a une belle voix.
— Oh! oui, madame.
— Dites-lui de venir, je veux l'entendre ici. La femme de chambre redescendit en courant:
— Vite, vite, beau chanteur, prenez votre guimbarde et montez, madame la marquise demande à vous entendre...
Qui eut vu Achille après un mois de séjour chez la marquise, eut eu peine à reconnaître le lutteur de la foire ; ce n'était plus un homme, c'était un végétal. Il dormait ou somnolait dix-sept heures sur vingt-quatre, ne se réveillant tout à fait que pour fêter la cuisine délicate et solide de sa maîtresse.
Les modernes, la tête farcie de billevesées et de préoccupations d'intérêt, ne connaissent point ces longs états de langueur et de prostration voluptueuses où la vie végétative fonctionne presque seule. Quand nous lisons que les anciens ne quittaient point le lit du festin pendant un mois, que le même homme, qui venait de se nourrir toute une campagne avec un petit sac de grains, était capable de manger un sanglier en un seul jour, nous sentons que nous avons à faire à une autre race que la nôtre. Ces héros susceptibles de développer une énergie, de supporter des privations au-dessus de notre nature et de conquérir le monde haut la main, en quelques années, étaient aussi susceptibles de supporter des excès, un repas, un abêtissement au-dessus ou au-dessous de notre nature. C'était à cette race étroite et superbe qu'appartenait le pallicare de Mme d'Alfena.
L'affection de la marquise fut marquée bientôt par un trait de dévouement vraiment admirable. Elle voulut faire d'Achille un chanteur d'opéra Sa voix l'émouvait à tel point qu'il était pour elle le plus sublime des chanteurs. Elle donnait des soirées musicales célèbres dans Paris et où elle avait le bon goût de ne pas chanter. Elle en prépara une d'une solennité extraordinaire, et, au milieu des coryphées de l'Opéra et des Italiens, elle fit paraître le pallicare. Le bel Achille eut un succès de nouveauté et d'étrangeté. Un vieux savant, qui s'occupait de reconstruire la musique des Grecs, versa des larmes d'atten Irissement :
— Il procède par quart de ton, s'ôcria-t-il avec transport. C'est divin, c'est merveilleux, c'est homérique !
Puis prenant la guinbarde aux courbes étranges :
— C'est le style plus pur, c'est la lyre de Démodocus !
Le mélomane invita Piliadys à venir donner une représentation chez lui devant l'élite de l'Institut. Le Grec eut le même succès qu'à l'hôtel d'Alfena tant qu'il chanta les airs nationaux dont on avait bercé son enfance, mais tout changea quand le maître de la maison voulut lui faire chanter des airs censés grecs de sa composition. On eut beau le pousser, l'accompagner sur un espèce de piano construit exprès pour la musique grecque, il no produisit que le plus atroce charivari. Il demanda bientôt à s'en aller, le vieux savant déclara que Piliadys était une mazette, que sa musique n'était pas grecque, mais turque ou mogole, et il n'en reparla plus. Mme d'Alfena n'eut pas plus de succès avec les maîtres de chant entre les mains des quels elle mit son pallicare. Non-seulement la naïve intelligence de celui-ci ne put s'élever à déchiffrer la notation musicale en usage chez nous et à aller en mesure, mais il chanta faux avec obstination, et se refusa entièrement à comprendre ce que nous appelons un ton. On sait que toutes les musiques primitives on sont là, et qu'il n'est pas rare d'entendre, par exemple, les musiciens les plus estimés parmi les Arabes chanter ensemble dans des tons différents, se maintenant dans une harmonie insaisissable pour notre oreille civilisée, tandis que les chefs se pâment d'aise, et croient voir le Paradis s'entrouvrir et les houris leur tendre les bras.
D'ailleurs la paresse naturelle au jeune Grec lui rendait l'étude de la musique insupportable, il avait la tête dure, voulait s'en tenir en toute chose aux dons naturels. 11 trouvait que c'était une sotte manière d'employer son temps que d'apprendre la musique des barbares, qui lui semblait manquer de passion et de tendresse, et superlativement ennuyeuse.
EMILE L
. (La suite au prochain numéro.)
23 jiàiiet I86/1 .
ENTRÉE EN .YIEEE
(Guerre d'Amérique.)
Plongés par un soleil de juillet dans la somnolence, affaisés sur nos selles et abandonnant la bride à nos montures, dont les sabots allourdis soulevaient des flots d'aveuglante poussière nous cheminions paisiblement sur une route aride comme un désert, nous arrivions près de Madison-Court house, dont la présence venait de nous être révolée par une flèche d'église surgissant d'un masaf de verdure ; lorsque nous fûmes vivement tirés de notre torpeur par une violente fusillade. Nous aperçûmes alors trois de nos éclaireurs se repliant, sur nous bride abattue en criant : l'ennemi ! l'ennemi !
Le général arrête son cheval.
— Où cela? dejnande-t-.il.
— A l'autre bout de la ville, répond un éclaireur ; après nous avoir laissé traverser la moitié de Madison, il nous a envoyé une décharge.
Les coups de feu se succèdent avec rapidité.
— Sont-ils nombreux?
-Ouil
Le général continue sa route, le feu cesse, et bientôt nous nous trouvons près de plusieurs maisons derrière lesquelles sont embusqués le restant de nos éclaireurs. C'est là Madison, dont la grande rue est pour le moment, déserte dans toute sa longueur ; à l'autre bout seulement nous apercevons les tètes de nos ennemis, car leurs corps sont cachés par le dos d'Ane que forme le terrain on s'élevant, par une pente presque insensible, jusqu'au milieu de ta ville. On voit étinceler l'acier des sabres et des carabines.
Le général donne l'ordre à l'un de ses aides de camp d'aller presser le pas de la colonne d'infanterie qui vienr, derrière nous; puis, après avoir braqué sa jumelle sur nos adversaires, il tire son revolver de sa ceinture, l'arme, s'assujetit sur sa selle et ramasse les rênes de son cheval. NonsFimitonsinstinetivement. Les craquements secs des chiens des pistolets, les cliquetis des sabres, les piétinements des chevaux, sont les seuls bruits qui frappent les oreilles; la chaleur est étouffante, l'atm sphère est chargée d'orage.
En avant! crie tout à coup le général. Les chevaux partent au galop et bientôt nos ennemis deviennent plus distincts : ce sont des cavaliers qui semblent décidés à nous attendre de pied ferme; ils poussent des clameurs de défi, auxquelles nous répondons par des hourrahs formidables. Nos chevaux s'animent, s'enlèvent; une ligne de fumée nous avertit que les Seceshs viennent d'ouvrir leur feu; nos propres cris nous assourdissent. La fumée se dissipe, et nous permet de voir nos adversaires toujours devant nous, impassibles, continuant leur fusillade. Nous approchons : nos chevaux, tète basse, se précipitent en hennissant ; ils sont devenus fous sous les éperons qui leur déchirent les fl.ncs; le sabre aux dents , les revolvers en avant, nous faisons fou à bout portant... nous nous ruons au milieu de l'ennemi, mais, à travers le brouillard de fumée épaisse qui nous enveloppe, nous voyons les Seceshs s'évanouir comme des fantômes, en faisant boudir leurs chevaux, par dessus les haies, qui hérissent la route de droite et de gaucho.
Le général s'arrête et lance un regard autour de lui: une douzaine do nos hommes tout au plus, sont, là, prêts à reprenire la course; les chevaux é':ument, la sueur ruisselé sur leurs membres frémissants. En cet instant, sur la route devant nous, une compagnie de cavalerie sort d'un bois; elle s'y était sans doute embusquée pour fondre sur nous au passage, mais nous voyant décidés à ne pas sortir de la ville, elle se masse pour nous charger... déjà elle se met au galop, lorsque, derrière nous, retentissent des clairons; c'est notre infanterie qui entre dans Madison,
Les Sec shs, comprennent ce que cela veut dire, et se retirent en nous saluant de quelques coups de carabine, que nous leur rendons avec usure.
Deux malheureux seceshs sont à terre : l'un, pris sous son cheval tué, a la cuisse cassée, et l'autre a reçu une balle clans le ventre, sur lequel il se traîne en hurlant. Trois des nôtres sont blessés, un seul est mort; c'est un nègre que nous avions trouvé dans un champ quelques jours auparavant et qui nous servait de guide; ce pauvre diable, qui n'a pas joui longtemps de sa liberté, était brave, il chargeait avec nous un des premiers, en rugissant comme une bête fauve. Deux de nos chevaux sont atteints de telle façon qu'il faut leur brûler la cervelle, séance tenante.
UN VOLOXTAIIÎE.
CHOSES ET AUTRES
Le Théâtre-Français répète en ce moment Alluiïie, du jeune Racine, qui vient d'obtenir un succès si légitime et si franc comme librettiste des choeurs d'Esther. On lui a adjoint un collaborateur pour les paroles de l'œuvre nouvelle.
Je commence à être très inquiet sur le compte de cet être fantastique, qui passe sa vie à assassiner en chemin de fer, que nous autres Français nous appelons Jud, on ne sait trop pourquoi, et qu'on ne peut trouver nulle part. Cet être bizarre opère maintenant en Angleterre, où la police n'a pas plus de bonheur qu'en France.
Quant à M. Briggs, l'assassiné de Londres, on nous écrit qu'à ses obsèques assistait un concours extraordinaire de monde. Tous ces gens-là n'auraient pas été à son enterrement s'il était mort d'une autre façon. Qu'ont-ils vu de plus? Rien. Que voulez-vous? On est bien aise de dire à ses amis : j'étais au convoi de cet homme à qui il est arrivé quelque chose. — Et les amis, étonnés, répondent : Ah !... Tout comme si l'on avait vu la chose arriver.
Sa Majesté le roi de Portugal a inventé un boulet. A défaut de la poudre, c'est toujours ça.
Avez-vous remarqué que lorsqu'un journal rend compte d'un orage il n'écrit jamais le tonnerre, mais : le feu du ciel ? dire que les poètes se sont réfugiés aux faits divers. 0 tempora, o mores!
Les Italiens, qui veulent absolument être des Romains, commencent à porter des sandales. Ils arriveront certainement à compléter le costume.
Un yacht anglais a recueilli les épaves de l'Âlabama. On remarque, parmi ces objets, des piques, des cartouchières, des hamacs, des bibles, des romans, toutes choses morales ; puis un magnifique mantelet de femmes en soie noire. Que faisait ce mantelet chez ce corsaire ?
Les Femmes sérieuses ont reparu sur l'affiche. Quand je vous dis qu'on ne pourra pas s'en débarrasser.
La Porte-Saint-Martin est toujours aussi docile qu'autrefois aux conseils de la critique. On s'est fort moqué de son entêtement à jouer du Molière; aussitôt elle a joint à Tartufe le Dépit amoureux et les Fourberies de Scapin. J'approuve ce théâtre. Que serait la liberté, si l'on n'était pas libre d'être détestable?
A propos de biches anglaises, on annonçait à l'une d'elle le suicide d'une lorette française qui venait de se tuer par amour;
— Elle gâte le inétisT, dit tranquillement l'Anglaise.
Un immense théâtre s'ouvrira à l'angle du boulevard Bonne-Nouvelle. Il s'appellera : Théâtre 'international. Aujourd'hui on veut de l'International à tout prix. On en met partout. Les pièces qui seront jouées sur cette scène seront écrites dans un baragouin composé des cinq ou six principales langues de l'Europe. Le. premier drame sera dû à la collaboration de M. Ponson du Terrail et d'un Auvergnat, qui, ayant eu des malheurs, tiendra à ne pas compromettre son nom.
On annonce que, l'hiver prochain, M. de Lamartine donnera une grande tragédie au Théâtre-Français. Est-ce que, jusqu'à présent, le Théâtre-Français n'avait pas le droit de jouer des tragédies de M. de Lamartine? Comment s'expliqner autrement que celui-ci ait attendu si longtemps le décret du 1" juillet?
Il faudrait emprunter les tirades les plus longues de Mme de Sévigné, pour caractériser la nouvelle suivante :
Un inventeur vient de supprimer la nuit. Supprimer la nuit, sans figure. Au moyen de miroirs réflecteurs, ledit inventeur promet de ramener les rayons du
soleil sur l'hémisphère qu'il aura abandonné. On laisse circuler ces gens-là.
Çà, que gagnerons nous à cette invention? Supprimer le gaz, ne sera-ce pas supprimer tous nos plaisirs? Quand le jour sera éternel, que ferons-nous, je vous le demande, des théâtres, des bals, et des feux d'artifice? et moi, qui.ne peux dormir qu'avec tout cela!
Chez nous, on continue à chercher l'auteur du Maudit et de la Religieuse. C'est M. Louis Ulbach, c'est le cardinal Antonelli, c'est un évêque, c'est M. Renan, c'est celui-ci, c'est celui-là, ce n'est personne...
— Allons donc! me disait il y a quelques jours un jeune ecclésiastique, peuton supposer un philosophe? C'est quelqu'un delà maison, soyez-en persuadé i cela se reconnaît à des détails que les philosophes ne devinent pas !
— Comment s'appelle votre ami là-bas? demande Mlle X... du Vaudeville à un journaliste.
— Il s'appelle Adhémar.
— Tiens?... c'est un drôle de nom... Je n'ai pas encore eu d'amant de ce nomlà... Présentez-le-moi donc, voulez-vous?
Un nouveau journal politique annonce naïvement qu'il donnera prochainement
des Guêpes a l'instar de M. Alphonse Karr. Cela me rappelle l'enseigne d'un marchand de nouveautés à Bourges : Magasin à l'instar de Paris.
Entrée di l'instar.
— Les femmes ! disait le jeune B..., je trouve ces petites bêtes-là charmantes, moi. X.
Cs;
BP
16 juillet 1864.
Armure de cheval (d'après la modèles du musée d'artillerie)
Fusilier à cheval sous' Louis XIII (d'après Callot)