‹ La Vie parisienneChapitre 398 sur 662 · LA VII- PAP.ISIKNNK · texte numérisé non relu

LA VII- PAP.ISIKNNK

dedans et n'en sort plus. Tordez mes cheveux dans le petit filet, et

IfÂfmhnum titaMaa ai ta ,ô!iJovh1 ab imi ab ta'l è nm^uA

— Les cheveux de madame la marquise seront mouillés.

; — Vous les poudrerez ensuite. Rien ne sèche comme la poudre... Justement je mets ce soir ma robe bleue clair .. Vous mettrez de la poudre blonde... Mon enfant, vous devenez folle! Je vous dis de racourcir mon vêtement de bain, mais en le pinçant au genoux. Voyez de quoi, cela a l'air.

— J'avais craint que madame la marquiseno fût gênée pour nager ?

— Gênée! Eh bien, alors, pourquoi l'avez-vous rétréci de trois bons

doigts à cet endroit-ci ? Tenez, voyez comme cela bride ; ça n'a pas le

«yiwj-ir •?<rtw>,n nwixf Jnsrejâ rfanonaino 39390 amaïaulq sup anota sens commun ; le voyez-vous., ma fille, le voyez-vous .'

La paroi de. la tente s'agita, et je compris que ma cousine revêtait

avec quelque impatience le costume en question pour en faire mieux

comprendre les défauts , à sa fille, de chambre.

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— Je ne veux pas avoir l'air d être entortillée dans un drapeau,

mais d'un autre côté, je veux pouvoir me remuer. — Vous ne voulez pas vous mettre dans la tête, Julie, que cette étoffe ne prête pas...

Vous voyez maintenant que si je me baisse un peu... Ah! vous en

-nearBnf/oiTO'r rrrr ?r,r\mq w aT.rt'aBlsioa hnvtn mi l> iii n;q alla Jïï convenez, c'est heureux.

Pauvres esprits ! n'est-il pas vrai, mon pieux ami, que ceux où peuvent entrer de semblables préoccupations? Je les trouvais tellement vaines, ces préoccupations, que je souffrais d'en être le confident involontaire, et j'agitai l'eau avec bruit pour annoncer ma présence et faire cesser un langage qui me révoltait.

8l —Je suis à vous, Robert, mettez-vous toujours à l'eau; est-ce que votre, sœur n'arrive pas .?, me dit ma cousine en élevant la voix ; puis, d'une voix contenue et s'adressant à sa femme de chambre :

— Oui, sans doute, serrez pas mal, il faut être maintenue.

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La tente se souleva et ma parente apparut.

Je ne sais pourquoi je frissonnai comme à l'approche d'un danger. Elle fit deux ou trois pas sur le sable fin tout en enlevant de ses doigts les bagues d'or qu'elle a coutume d'y accumuler; puis elle s'arrêta, remit à Julie les bijoux, et, avec un mouvement que je vois encore, mais qu'il me serait impossible de te décrire, elle lança dans l'herbe les sandales à bouffett.es rouges qui protégeaient ses pieds.

Elle n'avait fait que trois pas, mais c'en était assez pour me faire remarquer l'ètrangeté de sa démarche. Elle marchait à petits pas craintifs, ses bras nus rapprochés du corps et les parties saillantes de son corsage, comme abandonnées au gré de ce costume immodeste, tremblaient de honte au moindre mouvement.

Je détournai les yeux, c'en étaittrop! Je me sentis rougir jusqu'aux oreilles en songeant qu'une marquise do K... de C..., qu'une propre cousine à moi pût oublier assez les lois de la pudeur pour se montrer au jour dans un pareil état. Elle n'avait plus de la femme que les nattes de ses cheveux enroulées dans une résille; quant au reste, c'était.unjeune homme, mais un jeune homme étrange, à la fois svelte et affligé d'un embonpoint précoce, un de ces êtres comme il en apparaît dans les rêves et dans les insomnies de la fièvre, un de ces êtres vers lesquels une puissance inconnue vous attire, et qui ressemblent trop à des anges pour ne point être des démons.

— Eh bien, Robert, à quoi pensez-vous donc ? Donnez-moi la main pour entrer dans l'eau.

(1 sEt elle trempa dans l'onde transparente les doigts do son pied

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— Gela surprend toujours un peu, mais l'eau doit être excellente,

fit-elle; qu'est-ce que vous avez donc, votre main tremble?... Petit cousin, vous êtes frileux!

{Sip^rnh h gurern spr «reins i jo uiiai aneb iiruno[ .lotU mioiobIbm Le fait est que je ne tremblais ni de crainte ni de froid, mais en

m'approchant de la marquise, le parfum pénétrant qu'exhalait ses

cheveux m'était monté à la tête, et avec la susceptibilité de mes

nerfs tu comprendras aisément que je fusse prêt à m'évanouir. Je

domptai ce malaise. Elle saisit ma main franchement, solidement,

pomme on saisit la pomme d'une canne ou la rampe d'un escalier et

nous remontâmes le courant. Sous la pression de l'eau, je voyais

l'étoffe de ses vêtements se tendre et dessiner brutalement, sans scrupule, des realités dont le soupçon seul eût excité mon indignation. J'étais confus du rôle que je jouais là. Ah! mon cher Claude, de combien de douleurs et de craintes ta belle âme n'eût-elle point été assiégée si tu m'avais aperçu dans l'état où j'étais; Si fort que je sois, grâce aux bases inébranlables de mon éducation, je craignais que ces àttouebements charnels et réitérées ne fissent naître en moi quelqu'un de ces désirs des sens dont on nous a si sagement, effrayés ; et dans

le fond de mon cœur encore pur, je priais Dieu de me préserver du

-ji'ijmo aièmt aJiïsa awaioiiao arujvèaihiis uh >"nuwa/,JiU h s v 11, mal et de ne point permettre que le monstre se réveillât, comme dit

le père supérieur. Mais permets-moi d'achever ce récit, si répugnants

aanvXna v ni) un nfl Ja aidoa.nu li rwvuooai lu 'd ia .lulsno 'il ammoa que puissent te paraître les détails.

Tout en marchant la rivière devenait plus profonde ; la marquise, à mesure que l'eau montait davantage et envahissait son corsage, poussait des petits cris d'effroi qui ressemblaient au sifflement d'un serpent, puis elle lançait des éclats de rires vibrants et se rapprochait de moi de plus en plus. Enlin elle s'arrêta, et, se retournant, plongea son regard dans mes yeux. — Je sentais que ce moment était solennel. Je devinais un précipice caché sous mes pas, mon cœur battait à -Bans au f&au .saamsti fyijq agi aaèansq aarn ab ,anojaa9TOmi nain ah tout rompre, et ma tête était enjeu.

— Eh bien, maintenant, enseignez-moi à faire la planche, Robert;

les jambes droites et allongées, les bras rapprochés du corps, n'çst-

BtsJtraajKn ua\ .rafisq BibflaJnà aa { ?up artjf yiSimaiq «fïntoq loin

v^laajujloadfl isairïài aiia ,&ibpavm<x>£ o'È»1 tùowàb ab oiioa nais .

— Oui, ma cousine, et on agite un peu les mains.

— Allons, c'est très-bien, je me lance : une, deux, trois... Suis-je eDfant! j'ai peur. Soutenez-moi seulement un peu, petit cousin.

— C'est à ce moment que j'aurais dû lui dire : non, ma cousine, non madame, je ne suis point hemme à soutenir les coquettes, je ne veux pas... mais je n'osai pas dire tout cela ma langue resta muette et j'en-

laeai de mon bras la taille de la marquise pour la soutenir plus aisé-

9îf gflfnuîâoo son luuioq yiarncifT oir^nnimi bJ — .aominoq eu or ment. «• , k ' • • > f , . . . , ,. ( . • ■ ^ Hélas j'avais fait une faute... peut-être irréparable!

Lorsque je sentis ce corsage pétri de beautés mondaines et qui pliait sous ma pression, lorsque j'aperçus là, sous mes yeux, à deux pieds de mon visage, cette femme étendue sur l'eau, que je vissoncou se renverser attirant les trop abondantes richesses d'une poitrine adorable — pardon, oh! pardon, mon pieux ami, pour cet adjectif, pardon ! mais en ce moment suprême, il n'est que trop vrai, j'adorais ces chairs sé^ ductrices. Mais j'abrège — : Lorsque je vis tout cela il me sembla que tout le sang de mon être refluait à mon cœur, un frison mortel courut dans tous mes membres — l'indignation et la honte, sans doute — mes yeux s'obscurcirent, il me sembla que mon âme s'envolait et je tombai sur elle évanoui, l'entraînant au fond dè l'eau dans une étreinto mortelle.

J'entendis un grand cri, je sentis ses bras enlacer mon cou, ses mains

crispées s'enfoncer dans ma chair, puis rien, — j'avais perdu connais-

JlBfs'O .9à}!fiflUQ'8 Jnioq aic/j; n Bf ou» àiiimiifinn oau treJonoo u .arool sanec.

Je me retrouvai sur l'herbe, Julie me frappait dans les mains et la marquise, dans son costume de bain, ruisselant l'eau de toutes parts, approchait un flacon de mon visage. Elle me regarda d'un œil sévère, quoique dans son regard il y eut une nuance do satisfaction contenue dont le sens m'échappa.

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— « Enfant! » disait-elle, « grand enfant! »

Tu connais' les faits, mon pieux ami, fais-moi la charité d'un conseil, cl bénis le ciel de vivre loin de ces tempêtes.

De cœur et d ame.

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20 août 1864.

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