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Un démêloir à musique pour l'auteur des Troyens

22. — Au Factage Parisien, d'avoir à transporter à l'Académie le bagage de M. Victorien Sardou. — 23. Au Jockey-Club, une amélioration toujours croissante de la race chevaline aux dépens de l'homme. — 24. Aux Grecs qui ont déjà un roi, quelques atouts. . — 25. Une grande mortalité sur les photographes. — 20. A M. Courbet, plus de tendances cléricales. — 27. A M. Millet, l'Oubli de son Dumolard laboureur. — i8. A M. Gérûme, un peu de vert au collet de son habit. — 29. A M. Ingres, une canne à pèche, comme moyen commode d'avoir toujours la ligne â ses ordres. — 30. Au nouveau jury do peinture, de ne point faire regretter l'ancien. — 32. A M. Couture, une reprise

dans son travail. — 33. A M. Thiers, d^ continuer de parl< haut. 33. A M. Dumas, la palette d'Horace Vernet. — 3/ M. Bertron, candidat humain, la voix de Mario. — A M. D seps, une vrille d'honneur.

36. — A M. Beulé, une rampe qui fasse autant de brait son escalier. — 37. A M. Fichet, la réparation des clefs de S Pierre. — 38. Au duc de B..., un bon valet de chambn 39. A Mangin, la fourniture de crayons de l'Ecole des be arts. — 40. A. M. Buloz, les moustaches de M. Barbet d'A villy. — 41. A M. Sax, la commande des trompettes du jugei dernier. — 42. Au futur bal Mabille, les entrées pour mon hélas!

43. A Mlle Théric, ce qui manque aux roses ses sœurs parole. — 44. A Nadaud — de continuer sa route entre 1 gendarmes. — 45. A Mme Ples^ys, uue statue de la grâce

par l'étude. — 46. A Mme Fargueil, autre statuette : le brisant la faux du temps, c'est un petit cadeau simple et ant à offrir. — 47. Aux co.icerts populaires, d'obliger enout Paris à aller à pas de loup. — 48. A la liberté de la igerie, Trop de fours dans cette question, n'en parlons — 49- A nos troupiers, de continuer à ne pas ressembler a e M. Yvon. — 50. A notre armée, une expédition dans la 3ur compléter sa collection de drapeaux. — 51. A M. Coste, r la reproduction des huîtres et la faire cesser. — 52. A. éophile Gauthier, la palette de Delacroix. — 53. A tous sérables de France, de faire autant d'argent que ceux de :tor Hugo. — 54. A M. le marquis de B..., un bouquet de .. peut-être n'en mourrait-il pas? — 55. A M. Taine, le En fauteuil. — 56. A Hyacinthe, un pince-nez. — 57. A un pince-taille. — 58. Un bâton de colophane à M. lieaulour astiquer sa basse. — 50. A M. Augier, de remplacer rache par une trique. — 00. Aux nouveaux théâtre?, pla-

cer au contrôle un Chinois, afin d'avoir toujours une longue queue à leur porte. — fil. A la liberté de la boucherie, d'amener une réjouis anc • publique, — 152. Un jeu de quilles à Humbert Lecour. — 03. A Mlle Tautin, le pas final d'Orphée... oh encore ! — 04. A Méljngue, de ne pas entrer aux Français. — 05. Au nouvel Opéra, un nouveau Gavarni. — 66. Aux futurs prix de Kome, une commutation de peine. — 67. Aux dilettanti du Théâtre Italien, le droit d'emporter leur fauteuil, après l'avoir payé si clicr. — 08. A Siraudin, de devenir Marquis. — 69. A Alphonse Karr, nous offrons une belle main de papier blanc et une plume neuve. S'il voulait y revenir! — 70. One pioche symbolique à la ville ue Paris. — 71. A M. Emile Chevé, lui qui s'y entend si bien, de remettre un peu d'harmonie dans les chiffres de mon budget. — 72. A M. Musard, de se tenir moins raide. Qu'on ne dise plus qu'il a avalé son bâton. — 73. A ces demoi- <elles, cultiver comme par le passé l'éloquence de la chair. — 74. Aux boursiers, uni tire-lire. — 75. Aux tambours de la

garde nationale, les caisses de la Banque. — 70. Au Figaro, un bâton de pâte Aubril pour son rasoir. — 78. A tous les poètes de France, une dose de mousse de Corse'; on sait que c'est un remède souverain. — 79. A certains journalistes, une bouteille d'encre de la petite vertu. — 80. A M. Biétry, une grosse caisse.

81. A M. Galimard, une vessie de blanc de zinc, nous ne tenons pas k ce qu'il s'en serve. — 82. A la société des Aquafortistes, l'admission do M. Veuillot pour leur apprendre l'art delà morsure. - 83. Ce qui nous fait songer à offrir encore à M. Emile Augier une bouteille d'alcali. — 84. A l'Odéon, un calorifère. — 85. A M. Michelet, un bouquet de fleurs d'hiver. — 86. A vous, lecteurs, de ne point prendre de ventrp. — 87. A vous, lectrices, douze mois de moins. — 88, A la Vie Parisienne, douze mois de plus.

— Tu montes donc sur ta chaise, mon ami, pour regarder l'humanité?

— Elvire !

— A-ti finis ts

— Je regarde l'humanité en homme qui la méprise, je ne suis pas fâché de vous le dire ; et je suis fier que l'indépendance de mes principes me permette de répondre parle silence à toutes les ridicules flatteries, à tous les souvenirs intéressés que cachent ces cartes .

(Eclatant tout à coup h la vue d'une carte et se pendant à la sonnette.) Catherine ! c'est inouï, voilà au moins trois jours qu'elle est là . Ca therine ! (Entre la femme de chambre) Knlin vous voilà! Depuis quand cette carte est-elle là?

— Mais, monsieur, comme les autres, depuis quatre ou cinq jours.

— Qui est-ce qui l'a emporlée ?

— Ah, cette grande-là. où il y a une image?

— Une image, sotte, ! c'est le timbre du ministère.

— Eh bien, monsieur, c'est un militaire à cheval, avec une plaque jaune sur la poitrine, dans les vingt-cinq à vingt-huit ans, des gants blancs et un sabre.

— Taisez-vous. (Accablé.) Depuis cinq jours la carte de mon chef de division est là. et je n'y ai pas répondu!

— (Avec un sourire.) Tu me parais considérer cette dernière question de moins haut, mon bon ami ?

— (La tète dans les mains sans répondre ) Et j'ai demandé de l'avancement.

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