LE GRAND JOURNAL FAIT UN APPEL AU PEUPLE
Depuis la fondation du GraudrJournal , MM. de Villemesaant et Albéric Second étaient inondés de lettres et de réclamations plus ou moins affranchies , à l'occasion de son format plus américain que commode. Les uns demandaient qu'on le pliât en deux, les autres , qu'il fût encore agrandi. En présence de ces deux partis, Guelfe et Gibelins qui nous reportent aux temps de la Guerre des deux Roses , MM.de Villemessant et Albéric Second se confondirent dans la même pensée : « Faisons comme la Gazette de France, journal de l'Appel au u peuple, cl que le suffrage universel des abonnés décide en dernier ressort. » On encarta donc dans le Grand Journal un double bulletin du vote invitant le terrible aréopage à prononcer pour le maintien ou le non maintien du format Champ-de-mars, et à jeter à la poste un bulletin motivé. Samedi dernier, le facteur de la poste déboucha dans la rue. Rossini avec un fourgon traîné par deux chevaux vigoureux.
Le fourgon contenait 23,000 lettres, dont 10,000 n'étaient pas affranchies, soit à un centime : 100 francs. Grâce à ce sacrifice, le Grand Journal montrait à l'Europe et se donnait à lui-même la preuve que ses
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abonnés savent lire et écrire. Des urnes, cachetées et scellées, reçurent ces conlidences, et M. Alberic Second manifesta un instant la pensée de veiller toute la nuit prés des scrutins, Des montagnes de papier s'amoncelaient en deux tas : oui et non , sous l'œil des rédacteurs attendris, mais exclus du vote. . C'était un beau spectacle.
— "Voilà la fonte des neiges , dit. M. de Villcmessant radieux. Mes abonnés sont mes enfants. J'ai quatre journaux, c'est autant de familles, tout ce monde-là. Alberic ajouta-t-il ému, nous passerons la nuit ici.
Et l'on se mit à lire les lettres suivantes :
Pour le maintien.
« Cher Monsieur, au nom de ce que vous avez déplus cher, respec- « tez votre format, je taille mes patrons de robe clans le Grand Jour-
« nal. » '
Pour le non-maintien.
« Monsieur, j'ai beau observer vos conseils : Blanc laissé afin qu'on <• puisse détacher le feuilleton, mon appartement est si petit que je suis « forcé d'appeler ma voisine pour plier et déplier le Grand Journal on «> 16, comme une nappe. Quand c'est fini, nous nous embrassons. Ça « ne peut aller comme ça, ou je vous prie d'agréer les sentiments ente thousiastes avec lesquels j'ai le plaisir de me désabonner. »
Lac eu volt e.
Oui !
« Cher Monsieur, plier le Grand Journal est plus qu'une faute, c'est « une apostasie. Vous êtes des nôtres 1 »
Non l
« Je suis limonadier depuis 28 ans à Castelnaudary. De mémoire « d'homme, on n'a jamais vu un journal aussi incommode. »
Oui !
« Le jour cù le Grand Journal sera plié en deux , il aura perdu la « moitié de son âme : Il ne sera plus le Grand Journal. ><
Non !
« Monsieur , j'ai porté ma collection au relieur. 11 me demande « 08 francs pour un simple cartonnage II faudra six hommes pour « rr anœuvrer cet atlas, et un éléphant pour le porter. Vous moquez- <i vous du monde? Nonobstant, je me réabonne, mais si c'était à re- « commencer !
Oui!
« Vous faites voter vos abonnés ? Oubliez-vous donc que la France « est le pays des électeurs taquins? Mon épouse me force de dire « oui. — L'homme s'agite, sa femme le mène. »
Ouil
« Avecdes piquets, je m'étais fabriqué une tcnlc-ubri avec le Grand* « Journal, ^i vous le pliez, macach-bezef.11 a plu hier sur mon domi- «■ cile, fallait voir ça.
Bibi-Lauuoseilu;, dit le srjBTit.
Zouave à la Vera-Cruz .
<: Pliez-vous, ne pliez-vous pas. Qu'est-ce que ça me fait? Pourquoi " me dérangez-vous? De quel droit me faites-vous des questions? « Allez vous promener!
« Oui, — non, — oui, — non, — oui, — oui, etc., etc. »
— Arrêtons-nous ici, dit alors M. de Villemes^ant. J'aime a suivre les conseils de ceux qui sont du même avis que moi.
P. S. A l'heure où nous mettons sous-presse, M. de Villemessant parcourt la capitale en jetant dans toutes les boites aux lettres des bulletins imprimés qui, n'en doutons pas , lui assureront une formidable majorité. Et quand il décachètera ses hulletins, i: sera convaincu que le suffrage universel est une belle invention.
CHOSES ET AUTRES
Nouvelle excentricité anglaise. Covent-Garden vient d'engager un danseur qui n'a qu'une jambe. Covent-Garden donne à ce danseur trente mille francs par mois. Il y tel souveraiu d'Allemagne qui regarderait cette somme comme le salut de son budget. Mais les souverains d'Allemagne ayant généralement deux jambes, il leur serait malaisé de devenir danseur à Londres. Bientôt nous entendrons dire qu'à Drury-Lane, on a pris un premier ténor asthmatique, et il est plus que probable qu'on s'adressera à un manchot pour jouer la pantomime.
On nettoie le palais législatif. Tous les ans, à ce propos-là, il est parlé d'augmenter le nombre de places dans les tribunes. Cette année, on les diminuera. La raison eu est que les derniers députés nommés étant fort gros, il a fallu allonger les bancs qui leur étaient réservés.
La semaine dernière, on a beaucoup fêté Sainte-Cécile. Sainte-Cécile est la patronne des musiciens. Il est assez difficile de dire pourquoi, si ce n'est que les musiciens avaient besoin d'une patronne.
L'Opéra va posséder le buste de Rossini, tout comme la Comédie-Française possède la statue de Voltaire. Quelle différence entre ces deux têtes... Voltaire avec son œil éblouissant de malice, Rossini avec sa lèvre admirable de bonhomie... Le génie musical serait-il la bonté? Le génie littéraire serait-il la haine?
Je m'inquiète beaucoup de Torr, Pouce ; je vous parle très souvent de ce petit homme. J'aime les petits parce qu'ils ne gênent pas. Ledit Tom l'ouce vient d'avoir une entrevue avec le prince de Galles; le prince et le général se sont longuement entretenus. On assure qu'il n'a pas été question de congrès.
L'Odéon illumine en l'honneur du Marquis de Villemcr. D'aucun lui re proche do ne pas illuminer, quand il joue du Corneille,
Depuis quinze jours à peu près, beaucoup de gens ont élé souffletés. Il tègno un vent de soufflets, très peu rassurant pour certaines ligures. Il y a des époques comme cela.Les propriétaires, dont les appartements sont mal clos, sont priés de faire mettre des bourrelets,
Une mère et une fille accouchent au même temps, chacune d'un enfant mâle. Les deux enfants sont mis dans le même berceau. Aujourd'hui, impossible de les reconnaître. Quel est l'oncle ? Quel est le neveu? La question est portée" devant les prudhommes.
L'n grand seigneur anglais vient de défendre à ses domestiques femelles de porter des crinolines. On se perd en conjecture sur les causes qui ont pu le porter à cet acte insensé.
Un livre nouveau nous est promis. Ce seront les Conversations de Chateaubriand. Ou a mis longtemps à les recueillir. Je ne sais pas si le public y fera grande attention. Il faudrait pour cela qu'il ressemblât à je ne sais plus quel personnage de mélodrame, ne comprenant les calembours qu'un quart d'heure après leur explosion.
La jeune et jolie transfuge du Gymnase, Mlle LéonieL..., qui était l'an dernier à Bade, où elle ne lit que beaucoup de bruit et peu de profit, je crois a été, cette année, plus heureuse à Hombourg, où elle est apparue tout récemment avec un yankee fédéral, suilisammcut lesté de dollars et de poudre d'or de la Californie. Que l'un soutienne maintenant que l'Amérique est épuisée!
A cette premièie apparition, Mlle Léouie L... a gagné en quelques jours — le chiffre est o.fieiel — deux cent soixante-dix mille francs.
Chargée de ce butin opitne, elle est revenue à Paris où elle a commencé à se faire meubler et orner, rue Laliite, un appartement sompiueux.
Mais, quand on vient de savourer les grandes émotions du tapis-vert, quand on vient de jouer le maximum, à l'ordinaire une semaine, tout e»t bien fade, y compris les tapissiers. Le trop fameux darda, à pareille lêie, ne pouvait même se décider i satisfaire les plus simples et premiers besoins de la nature.
Mlle Léouie L... est donc repartie ces jours derniers pour Hombourg, où elle a débuté par perdre ou plutôt reperdre trente mille francs à la roulette. Commencement dejubuatiou et espoir d'une complète revanche parmi les banquiers. Mai:, le lendemain, elle a gagné soixante mille fraucs, ce qui porte à trois cent milie son bénéfice actuel sur la banque de Hombourg. La direction est, je l'ai dit, instruite jour par jour aes phases de ce grand duel dont nous ferons connaître, s'il y a lieu, la suite et le dénouement probable.
Nous parlons de Hombourg — ce microscopique landgraviat a pour héritier, à défaut de tout descendant du prince actuel, le grand-duc de Hesse-Darmstadt qui, en l'annexant à ses Etats propres, doit lui laisser ses lois actuelles, et ce caractère neutre et cosmopoli e qui lui permet :
1" De percevoir tous les ans cent mille florins de la banque y établie ;
décembre 1864.
2o De s'enrichir par l'affluence d'une multitude d'étrangers, tous ayant plus ou moins le sac.
On demandait hier, à Méry, le grand maltraité de la chance, s'il figurerait dans une des séries de Compiègne.
— Impossible! dit-il, on ne voudrait pas de moi. Les séries ne peuvent me souffrir.
Il y a des rapprochements singuliers dans le monde. La duchesse de Hiario- Sforza, lu sœur, connue on sait, de l'illustre Berryer, vient de délaisser sa belle villa de Ville-d'Avray, pour eu prendre une non moins magnifique à Passy. Tout près de cette demeure était une maison élégante et artistique qu'elle vient d'acquérir pour en faire un théâtre. Or, cette maison, que son propriétaire, je crois, n'a jamais osé habiter pour ne pas déceler une opulence qu'aucuns trouvaient un peu bien grande, était celle qui était venue par le théâtre à feu Pier- Angelo Fiorentino, et qui tenait sa place dans les six cent mille francs économisés par lui (les Italiens ont tant d'ordre) sur ses appointements de feuilletoniste.
Le château de la dame Blanche ne coûte que cinq cent mille francs, tout compris, au non moins rangé sous-lieutenant. George Brown.
Ce qui est venu des feux, ou le voit, fait ainsi retour il la rampe.
On va aussi faire de la musique classique dans les salons du boulevard Italien où est actuellement exposé l'œuvre de Delacroix,. C'est encore une analogie, le grand peintre ayant été, comme Scheffer, un grand dilettante. Que de fois, je les ai vus l'un et l'autre ravis, en extase dans le délicieux petit hôtel de la rue de Douai, qu'habitait Mme Viardot, aujourd'hui tout à fait établie à Bade et y faisant de la musique pour un vrai parterre de souverains.
Tous deux avaient le goût très juste. Scheffer comparait Beethoven à Michel- Ange, exception gigantesque, personnalité formidable. Mozart était pour lui, comme Raphaël, le type, l'éternel idéal, à méditer, à étudier. C'est aussi l'avis de Kossini.
Quant à Delacroix, il était si fou de musique, de musique sacrée surtout, qu'il ne manquait jamais un grand enterrement pour là, dans quelque coin bien rutilé, bien obscur, goûter une joie sombre, une volupté triste à entendre soit le Requiem de Mozart, soit un chant de Stradella, de Cherubiui, de Pergolèse.
Cette sérénade posthume qu'on va donner à son œuvre est donc bien entendue et de circonstance, quoique Voltaire ait dit :
Le bruit qu'on fait sur un tombeau Ne va pas réjouir les ombres.
Peut-être Voltaire, malgré son grand esprit, n'en savait pas plus là-dessus que mon concierge et le marchand de vins du coin.
Est aussi mort, cette semaine, le përe Lalhuille, fameux goguottier parisien dont Horace Veruet a immortalisé l'enseigne eu son tableau de HÏOtieey à la barrière de Clichy.
C'était un vieux brave qui avait su affronter à cette triste époque un tout autre feu que celui de sa cuisine.
Il a suivi de près son célèbre Chopin de l'autre bout de Paris, le. martial père tahire. Seulement, il y a cetie différence entre eux et leurs établissements respectifs que la fameuse Grande Chaumière, avait vécu avant son rude propriétaire, tandis que la maison Lathuille survivra au sien pour une certaine classe de viveurs mitoyens et les petites dames qui chérissent le màcon v ieux et le homard.
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MODES DU JOUR
L'heure des fûtes ot des bals va sonner. Plus que, jamais il est indispensable d'être, belle et fraîche; d'avoir les yeux ombrés et les sourcils finement arqués; de séduire par un teint éblouissant; d'offrir sur ses joues les délicatesses de feintes de la rose, de Bengale. Toutes ces fleure de beauté et ete jeunesse éclosent dans le mystérieux boudoir do Léguy, rue de la Paix, n° 17.
C'est en ce moment aussi que la Compagnie lyonnaise édite — exclusivement pour elle ses splendides soirées d'hiver. Par son cachet d originalité, chacune de ses créations arrive, à un tel degré qu'on ne peut que les classer au rang des œuvres d'art D où vient que foule lemme d un goût pur ne s'adresse qu'à elle? Cette compagnie du reste est également accessible aux grandes et aux petites fortunes. Quelque soit donc leur budget, les femmes peuvent toujours songer à bien s habiller. Si elles sacrifient mi peu l'élégance par raison a économie, du moins elle ne sacrifieront jamais la distinction.
Que dirai-je quant à ces mille et une jolies choses si bien faites pour s harmoniser avec le luxe des bals et des soirées qui se préparent? Il faut les voir pour s'en bien rendre compte.
Je n'ai pas besoin d'ajouter que les cachemires de l'Inde , les dentelles, les riches confections obtiennent aussi leur part d'admiration dans celle merveilleuse et permanente exhibition considérée à juste titre, comme la première maison de hautes nouveautés de Paris.
Au moment, ou - do plus en plus — les modes du premier empire redeviennent en faveur et surtout pour la taille des robes.il importe de s'attacher à choisir un corset qui se prèle à cette nouvelle, mode.
La ceinture régente en facilitant les tables courtes n'en conserve pas moins du reste à celle qui la porte les perfections de la statuaire.
En outre, la ceinture régente sait ménager les poitrines délicates, ce
qui donne à la grâce la liberté et la sûreté d'allures sans lui faire perdre ses autres avantages; car on est plus mince encore avec celte artistique création qu'avec tous les corsets possibles.
Une précaution que, l'on doit observer rigoureusement en commandant la ceinture régente, c'est de ne s'adresser qu'à M"" 9 de Vertus (31 Chatissèe-d'Antin) sans quoi l'on pourrait tomber sur des contrefaçons plus ou moins manquées qui seraient loin de remplacer la ceinture régente. .
Les robes arrivent à une splendeur d'ornements ne laissant ni repos ni trêve aux maisons spéciales qui se sont imposé la tâche de fournir à nos élégantes toutes ces nouveautés fantaisistes.
Entre toutes ces maisons celle que nous recommandons est l'une des plus anciennes : elle est. née avec, le siècle et son propriétaire vient de lui donner un agrandissement considérable. Nous parlons de laPensée, faubourg Saint-Bonoré 5. Nos lectrices trouveront là. disposées avec goût, classées avec méthode, dans des magasins où l'on circule facilement, les mille fantaisies indispensables à une femme, telles que résilles, bijoux, voilettes, ceintures, trousses de voyage, etc.; les rubans des meilleures fabriques, les ornements les plus ingénieux en passementerie et en jais, et puis ces laines, ces soies, ce canevas, agréable pass-'-temps, compagnons du coin du feu qui font paraître moins longues les soirées d'hiver. En résumé , me direz-vous, on trouve partout de la mercerie. — C'est vrai, niais nulle pari on ne trouve autant de choix ni des prix aussi laisonnables qu'à la l'ensée, et cependant chaque objet sortant de cette maison a ce cachet qui doublera sa valeur aux v eux de toute femme de goût
J'allais oublier de parler du jupon, qui joue un si grand rôle dans la toilette d une femme, a ce point qu'une femme mal juponnec ne sera jamais habillée mais... fagotée. On trouvera encore à la Pensée, 1 assortiment de jupons de tous genres et de toutes nuances , le plus complet qu'on puisse rêver.
Comme entrée de bal et de théâtre, rien de plus joli qu'une pèlerine en satin blanc , garnie de cygne, sortant de la maison de mesdemoiselles Ruflin stetirs, place de la Bourse, près la rue de la Banque.
Ces dames ne cessent d'inventer et de produire et fournissent pour ainsi dire chaque jour un aliment de plus à la Mode. Mais ce n'est pas elles qui rendront la mode ni extravagante, ni ridicule, car leurs productions sont marquées au coin de l'élégance et du bon goût.
Nous recommandons entre autres aux femmes vraiment élégantes deux vêtements que nous avons particulièrement remarqués chez mesdames Ruffin Le premier est un habit à la française en velours chenille, couleur pensée, garnie. d'une bande d'astrakan gris. Le second un dolman hongrois en velours cerise , fourré et garni de renard blanc. Vient, ensuite un très-joli choix de confections en velours noir qui toutes sont coupées et garnies avec beaucoup de goût.
Puisqu'il est question de perfection et de beauté, je me rappelle que la véritable beauté n'existe pas sans belles dents.
Pour conserver cette denture précieuse, Dejardin (37. boulevard de Sébastopolj a composé un élivir que l'on emploie avec le plus grand succès Cet ôlixir, qui laisse à la bouche une odeur fraîche et agréable, ne coûte que 3 francs le llacun. Ce n'est vraiment pas cher pour conserver ses dents !
La beauté s'acquiert beaucoup aussi par l'usage de la bonne parfumerie; lisez à ce sujet le livre de M. Louis Claye : « les Talismans de la beauté. » ...
La reine des abeilles (maison Violet; possède tous ces talismans employés pour la plupart par les beautés célèbres du dernier siècle. Je, cite entre autres la crème Pompadow qui efface les rides ou les prévient Cette crème était le secret de. séduction de la favorite du même nom. La recette en a été transmise parsa camériste, Manon Eoissy. — A la maison Violet qui la place encore aujourd'hui au rang de ses compositions les plus précieuses.
La reine des abeilles offre aussi l'acidulé de violettes ; un bain do fleurs raffraîchissantes, qui est à lui seul une vraie source d'eau, de beauté et de jeunesse. Je conseille, du reste, toute la parfumerie à la violette ; elle donne à une femme une atmosphère d'éternel printemps.
Enfin, je cite la rosée des abeilles qui conserve à la peau le velouté d'une fleur; la fleur do riz parfumée, à l'ambroisie; la lieur de riz rusée et l'eau de beamé de S. M. l'Impératrice, ; le savon royal de thridace et la crème' froide mousseuse. . Grâce à l'usage de toutes ces compositions merveilleuses, on peut oublier que le temps irïarèhe, et l'un n'a plus rien à redouter de la glace de, son boudoir.
VIGOMTBSSB DE
Le Propriétaire-gérant, MARCELIN
Paris. — lrap. KUGEL.MAN'N, 13, rue Grange Batelière.
10 décembre 1864