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Sans pitié les contrôleurs.
Sans pitié les garçons de théâtre,
Et le porteur du journal :
Ces loups affamés déchirent à belles dents les mailles de sa bourse.
Imagine-t-on à présent les douleurs d'un entrepreneur de spectacle, traqué par les machinistes, les garçons de bureau, les coiffeurs, les costumiers et les cinquante portiers de l'administration!
La solennité du jour de l'an est au moins une corvée assommante, quand elle n*est pas une corvée ruineuse.
Le souverain lui-même n'y échappe pas.
Cette interminable réception de ministres, de fonctionnaires, de magistrats, d'officiers militaires et civils, est une des charges les plus fatigantes de la puissance suprême.
D faut être surhumainement constitué pour passer sans vertiges une si longue revue.
Pour échanger tant de félicitations :
U faut être soutenu par les ressorts de cette vie
tàctice que donnent les nécessités et les émotions du
pouvoir, Qaant aux sérénades à triples carillon qui ébran-
'^t la cour des Tuileries, c'est une affaire de li^.te
civile.
Us musiques de la garnison ne tiennent pas plus
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à être écoutées que l'orchestre du Théfttre-Fruiçais;
mais leurs galantes symphonies doivent être payées.
Cinq cents francs sont alloués à chaque musiqpie.
Il me reste à parler d'un dernier impôt dont la perception m^amuse, me venge et me dilate parce qu'il ne m'atteint pas, et se prélève au contraire sur mes persécuteurs.
Pendant deux jours vous avez rencontré des tam* bours de la garde nationale cruellement avinés^ des musiciens, des grosses caisses, des chapeaux chinois, courant à la débandade*
Réjouissons-nous f
Ils venaient d'assourdir et de rançonner nos trèshonorables colonels, chefs de bataillon, officiers et sergents-majors de la garde nationale, tous ceux qui nous envoient au conseil de discipline et à la cellule. Il y a donc une justice!
Terminons par une bonne aetion :
Il y a une classe que nous devons désabuser d'une erreur, celle des gens qui trottinent toute une journée pour aller écrire leurs noms chei des mittistres et des fonctionnaires, et quî espèrent attirer sur leur nom l'attention de ces hauts protecteurs.
Qu'ils le sachent : il est expressément recommandé à tous les suisses, concierges et garçons de boitatt ée toutes ies admijùstrations.
De faire des bonnets d'âne à leurs enfants avec les listes nombrea<ses où tous ces noms sont vainement inscrits.