I.vgkange rue de la Révolte, ci-devant
boulevard desCapucines
(1) Chakles Bataille, Diogène. N° (iii 31 août 1856.
3()t LA VIK I>AIUSIKN'r<E
Thiers nie de l'Observatoire.
L^MAKTiNE rue des Quatre- Venls, ci-devant rue de la Harpe.
BOUHIRR DK l'KcI.LSK..
De la Boui.ie
Nettement , „. , ,,., .
rue la Fidélité.
Léo de [.ahoiuh.
De Lahcy
Et beaucou[) d'autres.
Jules Fa vue rue des Orties, et rue des Mauvaises-Paroles.
MioT barrière de la Chopinette, cidevant rue delà Treille.
Dlpin rue du Henard, et rue du
Pied-de-Bœuf. De Lakochejaqlklein . . . rue des Blancs- .Manteaux, incessamment barrière du Trône.
Berhver rue Boyale.
Ledul-Bollin rue Belle- Chasse ; pied-àterre rue du Petit-Carreau.
MuRAT rue Bichepanse.
Emmanuel Arauo rue du Grand-Hurleur.
Louis Blanc barrière de Pantin, ci -devant rue des Marmousets, maintenant rue des Marionnettes ou des Enfants-Bouges..
Nadauo rue du Plâtre.
Anto.ny Thocret l'ue de la Boule-Bouge.
François Aragi' liarriére de IKtoile, et rue
de la Lune.
Pierre Bonai'autk rue des Trois-Sabres.
FouLD rue Vide-Gousset.
Jules MuiEON rue du Foin.
JOURN.VUX
Assemblée îsation.u/ barrière du Combat.
Pierre Leroux rue du Lavoir, maison des
bains.
La République rue du Hazard, incessamment quai de la Ferraille. »
CHOCOUT
CHERCHEZ Eï VOIS TUOLVEUEZ.
Ce fut par ce conseil cvangélique, que tors de la gr.tnde famine, nos pères furent chercher, et jrouvèreni df s blés en Egypte ; et qu'en iSiS et ISKÎ, la Franc; en trouva aussi en R issie ; qu'eiMJouragrs par ces exemples et confijnl dans les effets merveilleux d<' la divine l'rovidence. noas sommes allés aussi, cette année de grande dise le de tous les fruits, en' chercher dans toutes les localités de la i^rovence. Nos recherches, comme nous nous y aiicndions ont été couronnées d'un plein succès, et comment a.crail-ilpu en éire aulremenl lorsque noire marche avait pour g r.int l'idenlilé qu'il y aentre Providence et l'rovcnce, "'ayant enlre elles d'autre différence qu'une idre I. D. Aussitôt que nous fûmes informés que les fruits avaient clé pelés, nous fimes acheter chez une intinii'é de propriétaires de nos conirÉ-es tous ceux qui aùi'aient pu résister, et, t'est en les ayant -réunis, que nous nous trouvons aujourd'hui en pivssession d'une immejisil' de fruit confiis ne laissant rien à désirer , dont le pri-x. à cause des cii'eonslaDces , oe sera pas au^imenté.et restera fixé à 2 fr. 50 c. le demiVkilog. , le même que nous les avons vendus dans hs années des n-rolics les pins ahoudanles. '
Une réclame en 1848.
Les clubs étaient des journaux parlés. Il y en avait de professionnels, de régionaux, d'étrangers. Presque tous étaient républicains, beaucoup étaient révolutionnaires .
Pour bien des gens qui ignoraient ou qui avaient oublié l'histoire de la Révolution de 1789, ce mot était nouveau et on ne savait trop, au début, comment le prononcer. Plus tard, remarque Maxime du Camp (1), la prononciation varia d'après les opinions politiques. « Club était démoc-soc ; cloub était réac ; cleub n'était pas compris. »
Leur nombre s'élevait à plusieurs centaines, sans qu'on puisse le fixer d'une manière précise. Ils s'abritaient un peu partout. « Les monuments publics, prêtés par l'autorité, les salles de fête et
(1) Souvenirg de l'année I{:)'i8, p. 123.
de plaisir, des magasins inoccupés, des maisons particulières servaient à ces réunions » (1).
Le Gouvernement provisoire, qui espérait s'en servir, les avait d'abord favorisés. Le 19 avril 1848, il faisait afficher sur les murs de Paris cette proclamation, où se devinent l'influence, les naïves illusions, et le style de Ledru-RoUin :
« Citoyens !
La République vit de liberté et de discussion ; des clubs sont pour la République un besoin, pour les citoyens un droit.
Aussi le Gouvernement provisoire s'est-il félicité de voir, sur divers points de la capitale, les citoyens s'assembler pour conférer entre eux sur les questions les plus élevées de la politique, sur la nécessité de donner à la République une impulsion énergique, vigoureuse et féconde.
Le Gouvernement provisoire protège les clubs.
Mais pour leur liberté , pour que la révolution ne soit point arrêtée dans sa marche glorieuse, gardons-nous, citoyens, de tout ce qui peut entretenir dans l'opinion des inquiétudes sérieuses et
(1) Mémoires de Caussidière, t. I, p. lO-t. « On n était point difficile sur le local, on prenait ce qu'on trouvait : boutique à louer, atelier de carrossier, église déserte comme lAssomption, salon du Palais-Royal. » M. dl Camp, Souuemrs de Vannée tS'iS, p. 123.
permanentes ; rappelons-nous que ces inquiétudes servent d'aliment à des calomnies contre-révolutionnaires et d'armes à l'esprit de réaction; avisons donc à des mesures qui, en protégeant la sécurité publique, coupent court aux dangereuses rumeurs, aux calomnieuses alarmes. Si la discussion libre est un droit et un devoir, la discussion armée est un danger, elle peut devenir une oppression. Si la liberté des clubs est une des plus inviolables conquêtes de la révolution, des clubs qui délibèrent en armes peuvent compromettre la liberté ellemême, exciter la lutte des passions et en faire sortir la guerre civile.
Citoyens, le Gouvernement provisoire, fidèle à son principe, veut la sécurité dans rindépendance des opinions. Il a déjà pris des mesures propres à la protéger, il ne peut vouloir que les armes soient mêlées aux délibérations. Notre République, c'est l'union, c'est la fraternité ; et ces sentiments excluent toute pensée de violence.
La meilleure sauvegarde de la liberté, c'est la liberté.
Les membres du Gouvernement provisoire :
Dupont (derEure), Arma^dMaruast, Garnier- Pagès, Arago, Albert, Maire, Crémieux, Loms Blanc, Ledru-Rollin, Flocon, Lamartine. »
C'était contre lui-même que le Gouvernement protégeait les Clubs, et nous aurons plus d'une fois l'occasion de le constater. Dans ces foyers d'anarchie se préparèrent et s'organisèrent toutes les émeutes, celles du 17 mars, du 16 avril, du 15 mai, etc. (1). Les orateurs les plus violents y étaient les plus écoutés.
Ils représentaient non seulement un danger, mais une véritable folie et une folie contagieuse. Des ouvriers qui savaient à peine lire venaient y prononcer des discours sottement empliatiques, où étaient abordés et résolus les plus difficiles problèmes de politique intérieure ou extérieure. Des toqués, plus dig'nes d'occuper un cabanon qu'une tribune, y apportaient leurs théories extravagantes. Et malheureusement, toutes ces phrases d'aliénés, d'ignorants ou d'imbéciles, risquaient, à un moment donné, de se transformer en faits. Ce n'est jamais impunément qu'on laisse parler les bêtes.
Les Etrangers s'ajoutaient aux nationaux pour organiser le désordre. Chassés de leurs pays, ils se rattrapaient sur le nôtre.
Il existait un club des ouvriers allemands, une société démocratique allemande , et une réunion allemande parisienne, un club de V Emigration
(l) AJJaire de l'altenlat du 15 mai I8'i8. Réquisitoire et Réplique de M. le Procureur tjénêral Baroche. Paris, 1849, pp. 8, 10, etc.
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polonaise, un club des Emigrés italien?,, un club démocratique ibérique, une Société suisse de Gruttly, une Société pour l'émancipation des peuples slaves. Un o-roupement qui avait un plus large programme, h; club de V émancipation des peuples, s'était ouvei-t, le 2 mars 1848, dans la salle Montesquieu.
Chaque profession, lil)érale ou manuelle, avait formé son association ou bien son club:
Club des Artistes dramatiques, passage Jouffroy, fondé en avril 1848 et présidé par Tisserant. Association fraternelle médicale, rue des Prouvaires, 17.
Club du Cirque National, rue des Fossés du Temple, fondé en avril 1848 par les artistes du Cirque. Le président était un palefrenier. Club des domestiques et gens de maisons. Club des épiciers (qui deviendra Club du Salut public, du salut public par Tépicerie probablement).
Société républicaine des gens de lettres, place du Carrousel, fondée en mars 1848 et présidée par L. Kentzinger (Il y avait un autre club des Hommes de lettres, rue de l'Ecole de Médecine). Association fraternelle des Instituteurs, Institutrices et Professeurs socialistes, rue Bréda, 21, fondé eu 184'J. (Il avait un président, Lefrançois, et une présidente, Pauline Roland.)
Association démocratique des niait i-es d'études.
Club des maîtres de pension.
Club médical.
Club des médecins du département de la Seine.