‹ La vie parisienne sous la République de 1848Chapitre 23 sur 28 · UNE CHANSON · texte numérisé non relu

UNE CHANSON

Voyez-vous les aristocrates.

Comme ils nous tiennent sons les verroiix?

Ils nous ont mis dans les casemates,

Ils nous font manger par les poux.

Ils nous font coucher sui*la paille.

Nous nourrissent de pain et d'eau.

En nous disant : Pour la canaille,

C'est tout autant commf il en faul.

J'enrage de colère.

Si c'était à refaire.

Avant d'être pinré Messieurs, les aristos,je vous ferais griller.

Vous nous avez mis aux carrières En nous jetant du pain moisi; Sans paille, couchés sur la terre, . Aux rérlamants des coups de fusil.

Que le tonnerre de Dieu m'emporte !

Si vous me r'tombez sous la main, Vous passerez par la même |)orte. Et vous y crèverez de faim.

J'enrage de colère.

Si c'était à refaire,

Avant d'être pincé.

Messieurs les aristos, je vous ferais griller...

(1) ("ette chanson citée dans le Journal d'un insurgé malgré lui {p. 47) fut rnmpn-joo pni' dos insurgés détenus dans une casemate.

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