UNE CHANSON
Voyez-vous les aristocrates.
Comme ils nous tiennent sons les verroiix?
Ils nous ont mis dans les casemates,
Ils nous font manger par les poux.
Ils nous font coucher sui*la paille.
Nous nourrissent de pain et d'eau.
En nous disant : Pour la canaille,
C'est tout autant commf il en faul.
J'enrage de colère.
Si c'était à refaire.
Avant d'être pinré Messieurs, les aristos,je vous ferais griller.
Vous nous avez mis aux carrières En nous jetant du pain moisi; Sans paille, couchés sur la terre, . Aux rérlamants des coups de fusil.
Que le tonnerre de Dieu m'emporte !
Si vous me r'tombez sous la main, Vous passerez par la même |)orte. Et vous y crèverez de faim.
J'enrage de colère.
Si c'était à refaire,
Avant d'être pincé.
Messieurs les aristos, je vous ferais griller...
(1) ("ette chanson citée dans le Journal d'un insurgé malgré lui {p. 47) fut rnmpn-joo pni' dos insurgés détenus dans une casemate.