OPÉRA
Après l'assassin;» t du duc de Berry, le 13 février 1820, In salle de la rue Richelieu est fermée, et, pendant quelque temps, les représentations ont lieu au théâtre Favart. Une nouvelle salle, qui coûte jtrès de 2 millions, est construite sur l'emplacement de l'hôtel de Choiseul, rue Lepelletier. Elle est inaugurée le 16 août 1821.
L'Opéra a beaucoup perdu de son ancien éclat. « Ce n'est guère qu'en France qu'on nomme l'AcADÉMiE DE MUSIQUE le premier Ihèàlre de l'I'^iirope, et il faut avouer que les étrangers qui (l(]»uis quelques années l'ont visité n'ont pu ]ir(i]);iger
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cette opinion dans leurs pays. Pres(pie tous ont admiré la précision des })ironettes et des entrechats; la magnificence des décorations; la pompe théâtrale, cjui ne se rencontre point ailleurs, et se sont moqués de la mauvaise mi'thode de chant et du peu d'attention que le public semble faire à la partie essentielle de lopéra^ qui, sans contredit, est la musique (1). »
On le trouve ennuv(uix, et il l'est considéi'al)Iement : « La haute société tient encore un peu à ce spectacle si pompeux ; mais c'est plutôt par éti- (pui'tte que par goût : il y a des dames qui vont à 1 Opéra à peu près comme leur aïeule allaient au sermon, pour s'y faire voir ('2). »
La troup(> a g-rand besoin d'être renouvelée. Heureusement elle s'adjoindi-a en LS'il un artiste excellent, un des plus g-rands du siècle (3), Noui]ùt.
Adolplie-Tjouis Nourrit naquit à Montpellier, le 3 mars 1802. Son père, chanteur comme lui (et à rOpéra), le destinait au Théâtre-Italien et s'apprêtait à l'envoyer en Italie achever ses études musi-
(1) Le Panoriima des noiweaiiléa parisiennes... ii" ilii l<i juillet 1821.
(2) L. MoNTl<;^Y, le Provincial à Paris... t. IF, p. 2()l.
(H) « La perfection de sa méthode, in ])uret6 de .son goùl. la beauté de son organe, l'ont classé parnu les premiers chanteurs de noire époque. » Galerie biographique des arlisles des Ihéâlres royaux : Académie royale de musique, Paris, 182f), p. 52.
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cales, lorsciuc le bruit de son précoce tal(Mit arriva jiis([u"au ministre de la Maison du roi, f[ui lui lit avoir une audition devant l'administra lion de rOpéra. A la suite de cette audition, il fut eng'aQ;é.
Nourrit d(';buta, et avec un très grand succès, le 10 septembre IS^I, à dix-neuf ans, dans le rôle de Pylade (ïlphigénie en Aulide.
Six ans plus tai-d, le 21 novembre 1827, la Ta^iioni signait sou engagement à l'Opi-i-a
OPÉRA-COMiyUE
Installé depuis le début de la Révolution dans la salle Feydeau. « Le théâtre Feydeau, construit en 1 790, n'est remarquable que par son entrée étroite et obscure, aussi dangereuse pour les piétons qu'incommode pour les voitures, et par sa construction à la fois lourde et mesquine. Il est digne du sale et étroit passage auquel il donne son nom (1). »
L'Opéra-Comique perd pendant cette pc-riode des acteurs qu'il n(; remplacera pas.
11 avril 1822. — Représentation de i-etraite deChenard. qiiiav.iil debuti' ;iii llK'âtre Feydeau le 28 juin 17S2 dans le rc'de de ,jac(jiics des Trois Fermions.
(1; Diclionridirc kijiilitriqnc de Paris... pMr Antonv liiiiiAUD el F. iJLir-Y, l'.iiis, 182S, |. Il, p. 3t.
120 LA VIE PAIilSlENNE
19 décembre 18"2*2. — Représentation de retraite de Mme Gavaudan.
22 mars 1823. — Retraite de Martin après treiit(^-quatre ans de services.
Le 14 août 1826. — Le clievalier Ducis est nununé directeur de rOpéra-Comique.