THEATRE-FRANÇAIS
Il a comme principaux fournisseurs pendant cette période :
De Formont, Lebrun, Maugeret,. Fennuyeux Souriguières qui s'attira ce quatrain vengeur :
A tes pileux écrits.
Tu souris, Souriguières.
Mais quand tu leur souris, On ne leur sonrit guère.
Delrieu, Coutray de Pradel, Laverpilliere, Dumolard (1), Gosse, Delaunay, Fulchiron,de Selves, Aignan, Soumet, Yiennet, Casimir Delavigne, Arnault, Ancelot, Alexandre Duval, Amlrieux,
(1) Il y a eu un Dumolard qui assos^^inait les bonnes. Ce n'est pas le même. Celui-là était moins dangereux. 11 n'écrivait pas.
pi:titi: ciinoMOLE des thkatres de pakis 113
Briiïaut, lîaoui- Lormian, Laya, Casimir Bonjour, Scrlbt; (1).
1815. — Le suisse en grande livrée est rétabli dans les coulisses, pendant les représentations.
Retraite d'Emile Contât.
Le 19 juillet, pendant une représentation de Tartufe, Mlle Mars est sifflée et obligée de crier : Vive le roi.
1816. — Les acteurs redeviennent « comédiens ordinaires du roi », et en elTet, la plup.irt sont très ordinaires.
Retraite de Mlle Mézeray.
. 1817. — ^llle George est exclue du Théâtre- Français.
1820. — Retraite de Fleury (2).
(1) Grandes premières du Théâtre-Français de 1815à 1880. les Comédiennes, par Anurielx, 6 mars 1816; — la Fille d'honneur, par Alexandre Duval, 30 décembre 1818 ; — Marie- Sliiarl, par Lechcx, fi mars 1820; — la Mère rivale, par Casimir Bonjour, 4 juillet 1821 ; — Rérjulus, par Lucien Arnault, 5 juin 1S22: — Clylemneslre, par Soumet, 7 novembre 1822; — Valérie, par Sciure, 21 décembre 1822 ; — l'École des vieillards, par Casimir Delavigne, (! décembre 1823 ; — Léonidas. par Laurent Pichat, 2fi novembre 1825; — Henri III el sa Cour, par Alexandre Dumas, 11 février 1829 : — le More de Venise, par Alfred de Vigny, 24 octobre 1829; — Jlernani. 2.-, février- 1830.
(2) « La retraite de Fleury lui a été des plus pénible. 11 en impute la précipitation dépourvue de tous procédés au désir (|u'a Damas de rester seul chef d'emploi. Hier, à l'orchcstic du ^■alIdeville, causant ensemble de tout cola,
lU LA VIE PARISIENNE
1822. — Cliél'on est nommé commissaire du roi près le Théâtre-Français.
Restauration delà salle qui subit d'importantes modifications.
5 mars. — Représentation de retraite de Jîaptiste cadet, qui avait débuté au Théâtre-Français, le 5 mars 1792.
« Les lîaptiste faisaient, dans h> tein])s, à eux seuls, la moitié de la troupe riiclielien. lit ('franger qui se trouvait au théâtre «lemandait le nom des acteurs à son voisin : (( Pourriez-vous me « dire le nom (h; l'acteur qui joue le premier rôle ? « — C'est Baptiste aîné. — L'amoureuse ? — « Mlle Baptiste — Et l'actrice qui représente la (( mère? — Mme Baptiste. — Ah çàl dit rétraniicr, « c'est donc une pièce de Baptiste (1) ! »
17 mars. — Représentation de retraite de Mlle Volnais.
2,') novembre. — Représentation de retraite de Damas, (jui avait débuté, en 1791, parle rôle d'Egisthe, dans Mérope.
1823. — Taylor est nommé commissaire roval.
l'ieiiry nia dit ces iiiul.s, (jui mOiil imiucssioimc : J'en mourrai. » (^hahles Mauricf,, Ifislnire anecclolique du t/ièâ.'rc, Paris, 185G, t. I, p. 204 (à la date du 21 novembre 1820).
(1) CiiAALONS d'Argi':, Histoire crilifjuc el lilléraire des théâtres de l'aris, année 1822, Paris, 1821, p. 03.
t»EïlTli ClIUONlOUIi DES THÉÂTRES DE PARIS 11»
182/1. — Retraite do Saint-Phal.
1825. — Retraite de Talma. Elle eut sur les recettes du Théâtre-Français une influence désastreuse.
1826. — iSIort de Talma et de Michot.
Débuts de Samson.
Débuts de Mlle Goorgina Mars (nièce de INIlle Mars), le l'^'" mai, avec beaucoup de succès, dans le rôle d'Agnès, de l'École des femmes, et celui de Charlotte, des Deux Frères.
1827. — Mort de Larive.
31 octobre. — Incendie partiel du Théàtre- Françîiis.
1828. — Retraite de Baptiste aîné (1).
1829. — Retraite de Mlle Bourgoin.
Débuts do Geoffroy.
Mlle Mars, quoiqu'elle ne ïùt plus très jeune (mais elle ne s'en apercevait pas), n'avait rien perdu de son talent ni de sa réputation.
« Les jeunes gens comme les vieillards, les spectateurs les moins exercés comme les connaisseurs les plus délicats, les femmes, juges ordinairement plus sévères que nous des personnes (le Iciii- sexe, tout le monde sans exception décerne à Mlli' M.irsla ]tahnode son art. Tous convieiment
(l).l.- iidIc (I.iii- iiii ilociimi'iil (In h-tiips (|iii' le clifl' dn clmiiic ilii I lir','ilic-I"r;mr;iis, fii 18::s, s';ii>pfl.iil MoiH-licllf.
qiio jnniais le théâtre n'a possédé dans un seul sujet une réunion plus heureuse des qualités qui constituent une actrice parfaite »
A cette actrice parfaite, et qui n'avait peut-être d'autre défaut que de n'en pas avoir, on essaya d'opposer une rivale, Mlle Théophile Mant(\
Mlle Théophile Escoffier dite Mante débuta, le VI septembre J 8'2'i, dans le Misanthrope et /'.4 mour et la Raison. Le 19 septembre, elle joua Céliante du Philosophe marié (1).
Elle avait de la grâce et de la noblesse, une grande variété d'expression dans la physionomie, un jeu très animé, mais ses intonations manquaient souvent de justesse et son rire était quelquefois alîecté.
Les auteurs de la Galerie biographique des artistes des théâtres royaux., Adolphe Laugier et A. Mollet, si prodigues d'éloges pour Mlle Mars, ne montrent pas la même indulgence à Mlle Mante, eu qui l'on crut voir un instant une Mars rajeunie. Voici comment ils la caractérisent ('2) :
« De la taille et de la liberté sans être maigre, de la dignité sans être surchargée d'embonpoint; une stature qui tient un juste milieu entre les formes gigantesques d'une déesse (ceci est peut-
[1) Galerie biographique des arUsles des Ihéâlres roijaux: Théâtre-Français, Par"is. 1S27, p. 97.
être une allusion à Mlle George) et les proportions d'un abrégé des merveilles des cieux; des traits réguliers, de grands yeux noirs, une physionomie expressive et mobile, un teint vif et animé, tels sont les avantages qui complètent l'ensemble d'une des plus charmantes figures dont la scène française ait été embellie depuis Irs débuts de Mlle Clairon. Mais Mlle Mante a un ennemi redoutable à vaincre : cet ennemi, il faut le dire, est son organe; sa voix, forte et timbrée, est un peu dure; mais, on doit l'avouer, elle a déjà beaucoup gagné, et il lui reste peu à acquérir sous ce rapport; au reste, il est permis d'invoquer en sa faveur un heureux privilège, celui de la jeunesse. »