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FRUIT

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l’oignon ou bulbe, jouer le rôle de graines comme les bulbilles dont nous venons de parler et les yeux des pommes de terre.

Ajoutons d’ailleurs qu’en général tout bourgeon séparé d’une plante, tout rameau convenablement traité, peut donner naissance à un végétal semblable à celui dont il a été séparé. C’est le principe des boutures.

Beaucoup de plantes, comme le chiendent, émettent des branches souterraines d’nne organisation intermédiaire entre celle de la tige et celle des racines, mais cependant plus voisine de celle de la tige. Ces branches souterraines portent le nom de rhizomes.

Ainsi, les diverses parties des végétaux sont susceptibles de transformations variées.

Et, comme conséquence, beaucoup de végétaux peuvent se. reproduire, propager leur espèce de plusieurs manières différentes.

[158j] Nous ne dirons rien ici des différentes formes et des qualités des fruits. 11 suffit de savoir qu’en général, quelles que soient les formes et les particularités qui distinguent ses enveloppes, tout fruit contient un embryon, . tels que les amandes des fruits à noyaux et des glands, les pépins des pommes, des oranges et du raisin, les grains de blé et d’orge, les graines de réséda, de pavot et des plantes potagères, etc.

Tout le monde connaît le gland, fruit et semence du

■chêne.

Jusqu’à sa maturité, il est en partie contenu dans une

VÉGÉTATION

jolie coupe qui elle-même, dans plusieurs espèces, tient à l’arbre par une queue que l’on nomme pédoncule; mais le gland de l’espèce si répandue dans nos climats, et que nous avons Représenté fig. 2, n’a point de pédoncule, il est sessiie , c’est-à-dire attaché directement au rameau qui le porte*.

Pédonculé ou sessiie, à l’époque de sa maturité le gland se détache du rameau qui le portait; tombé à terrc r il est désormais en état de reproduire un chêne par ijermination.

Dans l’origine, à l’époque où la fleur femelle du chêne s’est épanouie, le gland n’était qu’un très-petit utricule, un ovule; mais après la fécondation résultant du concours des fleurs mâles du chêne, d’autres ntricules se sont formés dans l’intérieur de l’ovule primitif, le fruit a grossi, ses diverses parties se sont formées, et, au moment où nous le voyons tomber de l’arbre, c est tout un appareil très-compliqué.

Il est contenu dans plusieurs enveloppes qui se recouvrent les unes les autres. Si l’on enlève ces enveloppes, . on voit d’abord que 1 amande se sépare en deux moitiés semblables l’une à l’autre, et que l’on nomme cotylédons. Ces cotylédons tiennent tous deux par l’une de Jeurs extrémités à un petit corps qui est l’embryon proprement dit. '

1 Celte expression, sessiie, se dit également des (leurs, des feuilles etdes fruits lorsqu'ils n’ont point de pédoncule. Au cas contraire on les dit pédonculés.

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