‹ La vieChapitre 21 sur 171 · B ISSUS · texte numérisé non relu

B ISSUS

[158j/] Tout ce que nous venons de dire du chêne est vrai d’un très-grand nombre d’arbres, sauf de légères variantes.

Un caractère commun à tous ces végétaux est que leur embryon est garni de (leux cotylédons. Au reste, ce que nous avons observé dans l’organisation et la végétation du chêne est encore presque également vrai d'un nombre immense (Y arbustes (petits arbres), (Y arbrisseaux (buissons) et de végétaux herbacés vivaces ou annuels [159m], qui sortent, ainsi que le chêne, d’un embryon garni de deux cotylédons. Toutes les plantes auxquelles ce caractère est commun sont désignées en botanique sous le nom de dicolylédonées ou, plus simplement, dicotylées.

Après cette description de l'un des plus beaux types de la végétation, nous allons parcourir une suite de formes végétales très-diverses, depuis les plus simples jusqu’aux plus complexes.

O chêne, majesté de nos forêts, ne dirai-je donc rien . de ta grandeur, de ton ombrage? A tes pieds, j'aimerais à m’asseoir ; mais non, je dois marcher vite.

Je cherche la vérité et la justice ; je ne puis m’arrêter pour saluer aucune beauté.

O beautés !... trop souvent fatales à la justice et à la vérité !

[159] On trouve dans les lieux humides, accessibles à la lumière du jour, des tissus verdâtres nommés bissus ,

SÉRIES VÉGÉTALES

qui, au microscope, ne présentent qu’une masse de cellules confusément unies. Leur développement ne comporte qu’un accroissement du nombre des cellules de leur tissu. Certaines différences dans l’aspect du tissu et dans les circonstances qui président au développement de ces végétaux élémentaires ont fait reconnaître plusieurs espèces différentes de bissus. Ces plantes n’ont point d’appareil spécial de reproduction. La vie s’arrête en elles dès qu’elles sont desséchées ; mais quelques espèces revivent et reprennent leur développement dès qu’elles .sont de nouveau humectées par l’eau douce. Toutes les fonctions sont réunies et confondues dans chacune des cellules du bissus ; la masse bissoïde respire par toute sa surface et ne présente encore aucune tendance à une forme déterminée.

[159a] Dans les eaux douces où pénètre la lumière, on trouve des fdaments verts très-fins et ramifiés en tous . sens. Ces végétaux, qui ont l'apparence d’un paquet de laine verte, ont reçu le nom de conferves. Uniquement composés de vésicules unies bout à bout et remplies d’un liquide où nagent de petits grains verts, ces filaments s’anastomosent [158 f] de distance en distance au point de contact de deux cellules, et forment ainsi d’irrégulières et innombrables ramifications. Leur développement ne comporte qu’une augmentation du nombre des filaments. En général, les plantes de ces espèces n'ont point d’appareil spécial de reproduction, c’est-àdire que, si l’on sépare un fragment quelconque de la

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