GRAMINÉES
beaucoup plus organisées que les précédentes; elles croissent sur la terre ou dans les lieux marécageux; elles sont herbacées; leurs feuilles en forme de rubans étroits portent des nervures longitudinales parallèles [24/t]. Leur tige pleine, sans nœuds, est triangulaire dans certaines espèces, telles que le souchet, où les feuilles sont tristiques, c'est-à-dire disposées autour de celte tige comme les plumes d'une flèche à trois barbes. Les tiges que l’on voit s’élever dans l'air ne sont, dans beaucoup d’espèces, que les rameaux annuels de ces sortes de tiges souterraines vivaces que l’on nomme rhizomes.
La (leur des cypéracées est inférieure en organisation à la fleur de certaines des espèces aquatiques dont nous venons de parler. Leur embryon offre encore avec un cotylédon rudimentaire un renflement de la tigelle, comme dans les espèces précédentes; mais il est de plus enveloppé d'une couche épaisse d'une matière farineuse à laquelle on a donné le nom de péri sperme. Ce périsperme est un magasin de nourriture destinée au développement de l'embryon lors de sa germination.
[159Â] Dans tous les terrains et presque sur tous les points du globe, depuis les marécages jusqu'aux sables arides, on trouve les innombrables espèces des graminées.
Assez voisines des cypéracées par leur organisation, les graminées ont souvent, comme elles, des tiges souterraines vivaces d’où s’élèvent leurs chaumes ou tiges aériennes. Caractérisées par des renflements ou nœuds
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SÉRIES VÉGÉTALES
■ <1*011 part chaque feuille, ces tiges diffèrent en outre de celles des cypéracées en ce qu’ elles sont creuses et fermées intérieurement par une cloison à la hauteur de chaque nœud.
Les feuilles, semblables «à celles des cypéracces et à nervures parallèles, sont ordinairement disposées de chaque côté de la lige en barbes de plume. A 1 aisselle de ces feuilles, dans beaucoup d’espèces, naissent des bourgeons d'où résuhi leur ramification. I/embrvon ressemble à celui des cypéracées. Le cotylédon unique, très-petit, y est encore accompagné d'un renflement de la tigelle et d’un périsperme farineux; mais, au total, la formation de l’embryon est plus avancée que dans les cypéracées, et ses parties sont plus distinctes.
Toutes nos céréales, l’orge des murs, l’ivraie, le riz, le maïs, le sorgho, la canne à sucre, les roseaux, les bambous, partagent ces caractères. La plupart des espèces sont annuelles et herbacées. Chez d’autres, le chaume est annuel, et les tiges sont souterraines et vivaces : tel est le chiendent. Enfin, les grands roseaux du midi de l'Europe atteignent jusqu’à sept ou huit mètres de hauteur, et les bambous des tropiques sont de véritables arbres de dix à quinze mètres.
Les végétaux dont nous venons de parler forment une série assez bien suivie; mais il n’en sera plus de même de ceux que nous citerons encore.
[159/] Réunissant des caractères empruntés aux espèces précédentes, tous habitants des contrées les plus