PARTIES DU CORPS
marche pas, ni ne voit clair, jusqu'à la grande et forte lice qui l’allaite en grondant.
Examinons d’abord la constitution d’un animal d'une espèce trcs-parfaite et parvenu à son développement complet; par exemple, un cheval de cinq ans, fig. 34.
On ne doit s’attendre à trouver dans cette description aucune rhétorique. Nops devons nous borner à ce qui importe le plus, et nous n’avons pas le temps de parer nos études. Si nous ramassions toutes les fleurs de notre sujet, si nous voulions recueillir les beautés et les singularités de tous les êtres que nous examinons, si j’entreprenais de dire tout ce que l’on sait sur eux et tout ce que m’a inspiré à moi-même une longue et silencieuse contemplation de la vie, je devrais faire quarante volumes au lieu de quatre.
Ai-je donc seulement devant moi les années qu’exige encore l’exécution de mon plan réduit à ses lignes sévères ?
[164«] Au premier coup d’œil, on reconnaît dans le cheval des parties très-différentes sous tous les rapports : la tête, le cou, le tronc, les membres, la queue; chacune de ces parties est elle-même composée de plusieurs parties distinctes. La tête présente à son extrémité inférieure une large ouverture, les narines ou naseaux; plus haut, les deux orbites, où sont logés les yeux, que les paupières couvrent et découvrent à volonté; plus haut encore, et aussi de chaque côté, deux appendices en forme de cornets mobiles : ce sont les oreilles.
ANIMALITÉ
Le tronc nous présente deux parties distinctes : l’une antérieure, qui est la poitrine ou thorax , l’autre postérieure, qui est le ventre ou abdomen. Les deux membres antérieurs sont, comme les deux membres postérieurs, composés de plusieurs parties articulées. et mobiles. La tête, le cou, la queue, sont également articulés et mobiles. Le tronc lui-même est doué d’une certaine mobilité et peut se courber jusqu’à un certain point sur luimême en tous sens.
L’animal est entièrement recouvert d’une enveloppe épaisse, élastique, la peau. Cette enveloppe, composée de plusieurs tissus superposés, est couverte elle-même d’un épiderme et garnie d’une multitude de poils presque tous couchés d’avant en arrière les uns sur les autres. Sur le haut de la tête et du cou, et à la queue, ces poils sont beaucoup plus longs, plus forts; ils flottent, et pro-