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CONTRACTILITÉ MUSCULAIRE

En effet, la contractilité musculaire s’exerce : 1° sous l'influence de la volajité, et alors les phénomènes qui en résultent sont des phénomènes de relation : par exemple, le cheval contracte ses muscles pour courir vers la prairie, c’est-à-dire pour se mettre en relation avec elle ; 2° sous une influence organique indépendante de la volonté de l'animal : par exemple, les contractions du cœur, les contractions des intestins, que l'animal ne peut volontairement ni produire ni empêcher. Ces contractions ne peuvent, en aucune manière, être rangées dans l’ordre des fonctions de relation; elles ne mettent point l’animal en communication avec le monde extérieur.

En définitive, dans l’organisme animal , tous les muscles sont susceptibles de contractions ; c’est leur fonction spéciale. Mais les contractions des muscles qui mettent l’animal en relation avec le monde extérieur sont soumises à sa volonté; tandis que, en général, les contractions des muscles qui concourent à l’exercice des fonctions végétatives ne sont point soumises à sa volonté. La contractilité n’est donc point une fonction de relation exclusivement, mais uqe faculté qui, dans l’animalité, concourt à l’accomplissement de toutes les fonctions, soit végétatives, soit de relation. D’ailleurs, la contractilité, qui appartient à touteJ’animalité, ne lui est pas exclusivement propre, puisque certains végétaux en sont doués [1616] ; mais, pour les végétaux, c’estTexception.

Chez les mammifèreset les oiseaux, les fibres des musclés volontaires , c’est-à-dire soumis à l’action de la vo**

ANIMALITÉ

lonté, n’ont pas la même structure que les fibres dos muscles qui né dépendent pas de la volonté; et ces muscles volontaires reçoivent des nerfs du système nerveux cérébro-spinal, tandis que les muscles involontaires reçoivent des nerfs du système nerveux ganglionnaire.

Cependant le cœur, qui n’est pas soumis à l’action de la volonté , est composé de fibres semblables à celles des muscles volontaires, et certains muscles, qui se contractent habituellement sous une influence organique indépendante de la volonté, sont cependant soumis à son action. Tels sont les muscles de l’appareil respiratoire : ils se contractent à chaque instant pour exécuter leur fonction sans que la volonté s’eri mêle; mais l'animal peut à volonté suspendre et accélérer, restreindre et amplifier leurs contractions.

Tous les mouvements, volontaires ou non, que Ton peut observer dans l’organisme du cheval, se font donc par l’intermédiaire dçs muscles.

Les muscles destinés à produire les mouvements des membres sont attachés par leurs extrémités à des parties différentes du squelette.

Le squelette est composé d’un grand nombre de parties distinctes et jointes les unes aux aiitres par des ligaments, de - sorte que «chacune de ces parties est plus ou moins mobile. Ces points de jonction, où les os peuvent se mouvoir comme des charnières, sont appelés articulations. — Nous ne saurions entreprendre l’étude détaillée des os du cheval ; qu’il nous suffise de dire ici

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