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POLYPES

dire que sur certains points de leur surface il se développe de nouveaux individus qui y restent unis comme les ramifications d’une branche. C’est à cause de cette disposition et de leur implantation fixe, qui rappellent singulièrement les formes végétales, que ces êtres avaient reçu des anciens le nom de zoophytes (animauxplantes).

Fig. 38.

Les polypiers des diverses espèces présentent des «

formes très-variées : tubes, cellules, etc. Dans les mers tempérées ou froides, ces polypiers sont cornés ou cliar-

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nus. Ce n’est que dans les mers des zones les plus chaudes du globe que l’on rencontre des polypiers pierreux. Là, ils prennent un développement extraordinaire par la multiplication rapide des animaux qui les forment. Et quoiqu’ils aient seulement quelques centimètres de long, les générations de ces humbles ouvriers, en superposant leurs travaux, élèvent du fond des mers des remparts, des récifs énormes, des îles circulaires qui ont jusqu’à dix lieues de diamètre. O puissance des petits ! 0 grandeur colossale de l’œuvre imperceptible continuée chaque jour !

C’est dans l’intérieur de certains polypiers (fig. 58) qu’on trouve cette belle matière rouge employée en bijouterie sous le nom de corail.

Nos Françaises n’estiment guère ces parures ; elles ont grand tort. Il est peu de femmes, surtout parmi celles qui sont très-brunes et celles qui sont très-blanches, auxquelles le corail ne prête un superbe éclat. Cette matière est d'ailleurs très abondante sur les côtes de l’Algérie, où elle fait vivre beaucoup de gens, et elle n’est point chère. Voilà bien des raisons pour engager les femmes françaises à rechercher les parures de corail.

Il existe dans les eaux douces quelques êtres analogues.

L’hydre ou polype d’eau douce , par exemple, est un animal presque microscopique, réduit à un petit tube gélatineux, muni d’un estomac, d’une bôuche-anus et de tentacules tiliformes.

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