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RAYONNÉS

dont la supériorité consiste presque toute à ne plus manger par l’anus et à porter une carapace sphéroïdalc qui le fait ressembler au fruit du châtaigncr.

11 est à remarquer que, parmi ces êtres, le plus compliqué rampe, celui qui est au-dessous ballotte, et le polype, moins compliqué encore, est (isé sur un corps étranger en conservant cependant la contractilité.

Or, la reptation de l’oursin est un mode inférieur de la marche.

Le ballottement de la méduse est un mode inférieur de la natation.

11 est à remarquer encore que, parmi ces organismes, celui qui ne peut poursuivre sa nourriture est doué de tentacules plus ou moins longs pour la saisir dans un certain espace autour de sa bouche. Parmi les méduses, qui par leur faculté ambulatoire peuvent se mettre plus facilement à portée de leur nourriture, les unes n’ont que de courts et gros tentacules ; les autres possèdent en outre de longs tentacules fdiformes ; enfin, chez la plupart de ceux qui, comme l’étoile et l’oursin, peuvent se mouvoir vers la nourriture, il n’y a plus de tentacules préhensiles autour de la bouche. Il y a toujours des appendices, mais ils ont changé de fonction; au lieu de saisir la proie à distance et de l’apporter à une bouche immobile, ils transportent à distance, vers la proie, l’animal et sa bouche.

[165<y] Un peu au-dessus de ces rayonnés , dans l’ordre de gradation organique, on trouve certains petits

SÉIUES ANIMALES.

animaux (plumatelles, ascidies, etc.), auquels nous, ne nous arrêterons guère. Leur canal digestif offre un ou plusieurs replis dans l’intérieur du corps; ils ont un foie; l’anus est placé près de la bouche, quoique distinct. Et tandis que chez les rayonnes il n’y a pas d’organe distinct pour la respiration qui s’effectue par toute la surface de l’être, ceux-ci (plumatelles, etc.) ont des organes respiratoires distincts. Ce ne sont point des poumons, car les poumons ne peuvent fonctionner que dans l’atmosphère, et les animaux dont nous parlons sont aquatiques : ce sont des branchies.

Les branchies présentent, chez les innombrables espèces aquatiques qui en sont pourvues, des variétés de disposition très-grandes; mais en général elles sont formées d’un réseau vasculaire, revêtu d’une membrane extrêmement mince, où le sang de l’animal circule et se modifie sous l’influence de l’oxygène contenu dans l’eau [158p], de la même manière qu’il se modifie dans les poumons sous l'influénce de l’oxygène de l’air.

Quel est le point de départ de la série à laquelle appartiennent ces êtres (phimatelles, etc.)? Quel est son plus haut terme? Sont-ils des ambigus de séries voisines?... Dans l’état actuel de la science, on ne le saurait dire.

[165/t] Mollusques. Voici un type très-distinct et auquel se rapportent un très-grand nombre d’êtres formant plusieurs séries.

MOLLUSQU ES.

Gastéropodes'. Ces animaux sont mous et gluants. L’un des termes de cette série est la limace, dont il existe beaucoup d’espèces.

Les mollusques gastéropodes ont une tête garnie d’une bouche et de tentacules charnus, organes du tact. Ils n’ont point d'organe auditif. Lorsqu’ils ont des yeux, ces organes, dont la situation varie sur la tête ou sur les tentacules, sont très-simples et tout différents de l’œi| des mammifères; on ne sait point d’ailleurs comment la vision s’y effectue. La bouche est munie de lèvres contractiles, et quelquefois armée de dents cornées. Leur dos est garni d’une membrane épaisse que I on nomme manteau. Leur ventre est porté sur une sorte de semelle charnue que l’on nomme pied, et qui règne sur toute la partie inférieure du corps. Cette semelle est contractile, et c’est par son moyen qu’ils s’avancent lentement à la surface du sol et des roches, ou des végétaux le long desquels ils rampent.

Ils ont un cœur rudimentaire, composé chez presque tous d’un ventricule et d’une oreillette. Leur système nerveux ne se compose que de quelques ganglions (164a).

Parmi ces animaux, les uns sont terrestres, les autres habitent l’eau douce, le plus grand nombre sont marins.

Ils ont des organeê respiratoires; aquatiques chez la plupart: ce sont alors des branchies; aériens chez quel- .* • ' •

1 Du grec gaster, ventre, et pous, pied, animaux qui ont un pied au ventre.

SÉ UI ES ANIMALES, ques-uns : ce sont alors des réseaux vasculaires dans lesquels l'air pénètre par des ouvertures placées au bord du manteau; c’est pourquoi ces gastéropodes sont appelés pulmonés.

Fig. 42.

Les limaces ont le corps allongé; leur manteau m, lig. 42, est un disque qui recouvre seulement une partie du dos. L’orifice respiratoire o est au côté droit de ce disque, et l’anus est percé au bord de l’orifice. Chez la limace rouge, très-commune, lig. 42, le manteau contient seulement quelques grains calcaires.

Fig. iô.

Mais chez d’autres espèces, comme la testacelle, fig. 45, le manteau, fort petit, est placé à 1* extrémité postérieure et contient une petite coquille oblongue et plate qui ne

GASTEROPODES.

peut évidemment leur servir qu’à instruire les naturalistes.

Chez beaucoup de gastéropodes, à cause de l’inégal développement des deux côtés de l’animal, le corps est roulé en spirale; le manteau sécrète une matière cornée et calcaire qui forme une coquille dans laquelle se retire l’animal en cas de danger, et d’où il sort sa tète et son pied lorsqu’il veut se mouvoir. Tel est le colimaçon, lig. 44, véritable limace très-peu modifiée et revêtue ^ d’une coquille. L'intestin et les autres viscères sont logés au sommet de la coquille et y restent toujours renfermés, même quand l'animal sort sa tète et sou pied. L’anus est souvent tout près de la tète.

Fig. Al.

Beaucoup de coquillages sont des modifications de ce type.

SERIES ANIMALES

Il existe des espèces enroulées de droite à gauche, ctd’autres enroulées de gauche à droite. Il y en a même qui ne sont point enroulées.

Fig. AS. Fig. 46. Fig. 47.

Un grand nombre possèdent un bouclier ou plaque ventrale « cornée ou calcaire, attenant au pied de l’animal, et souvent contournée en spirale; cette plaque, qui s’ajuste à l'orifice de la coquille, porte le nom d’opercule. »

Les gastéropodes pulmonés sont tous terrestres comme les limaces, fig. 42, 43, les hélix, fig. 44, ou fluviatiles comme les lymnées, fig. 45, les planorbes, fig. 46.

Parmi les gastéropodes pectinibr anches, c’est-à-dire dont les branchies sont en forme de peigne, la plupart sont marins, mais il en existe, tels que les cyclostomes, qui sont terrestres et se tiennent dans les lieux humides.

D’autres, telles que les paludincs, fig. 47, vivent dans l’eau et respirent l’air dissous. Parmi ces dernières les unes sont d’eau douce et les autres marines.

[I65i] Une modification bien remarquable du type mollusque est celle où l'animal est acéphale , c’est-à-

A CEI' HALES.

dire n’a point de tète. Le corps est alors enveloppé entièrement par le manteau. La coquille n’est pas, comme dans les précédentes, en spirale et d’une seule pièce; elle est composée de deux parties que l’on nomme valves, jointes par une charnière; les deux valves peuvent se fermer hermétiquement au moyen de muscles puissants. Au bord du manteau les branchies sont formées de feuillets minces, régulièrement striés en long et en travers. C’est pourquoi ces mollusques sont souvent appelés lamellibranches.

Terminé à une bouche et à un anus distincts, l’intestin offre des circonvolutions et un foie, comme chez les gastéropodes. L’estomac est assez développé. Le cœur et le système nerveux sont composés à peu près comme chez les précédents.

La plupart de ces mollusques ne peuvent se déplacer que difficilement, soit à l'aide de leur pied, qui est beaucoup plus imparfait que celui des gastéropodes, soit plutôt en refermant brusquement leur coqudle et en frappant ainsi l'eau, ce qui leur procure un mouvement de recul. Us vivent presque immobiles au fond de l'eau; beaucoup d’espèces même se fixent aux rochers, soit par une sécrétion calcaire, soit par un filament soyeux ou corné.

Parmi ces coquilles, il existe deux grandes divisions.

Les unes sont symétriques, leurs deux valves sont égales et de même forme [24ft], telles sont les unios (lacustres), fig. 48, et les astarte (marines), lig. 49; les

SERIES ANIMALES

antres ne sont point symétriques, leurs deux valves sont inégales : telles sont les huitres, fig. 50; telles étaient les i jryphées, fig. 51 '.

Fig. 48. a Fig. 43.

Les acéphales symétriques, comme le montre la lig. 19a, se tiennent verticalement plus ou moins enfoncées dans le sable ou la vase, de sorte quelles ont une valve droite et une valve gauche.

Fig. 50. Fig. 51.

Les acéphales non symétriques se tiennent horizontalement, comme l’indique la fig. 51, de sorte qu elles

1 Ces mollusques marins ne vivent plus aujourd’hui, mais on retrouve leurs coquilles dans la terre.

BU ACHIOl’ODES. *' 2i3

n’ont pas une valve droite et une valve gauche, niais une valve supérieure et une valve inférieure.

C’est dans les coquilles de plusieurs sortes d'acéphales que l’on trouve les perles.

Les plus belles viennent des mers de l’Inde et sont . fournies par Yaronde , qui est une grande espèce voisine de l’huître. L’huître ordinaire de nos côtes en donne quelquefois d’assez grosses, et l’on en trouve aussi chez plusieurs bivalves d’eau douce, entre autres dans les moules de la Vierte, en Belgique.

On a reconnu que cette production, de même nature que la matière nacrée dont est garni l’intérieur de ces coquillages, est due à la présence d’une très-petite larve d’insecte parasite qui, irritant les téguments du mollusque, lui fait sécréter [164a] cette matière nacrée dont il entoure le parasite.

Dans la coquille de beaucoup d’acéphales, l’une des valves, et toutes deux dans certains genres, montrent une disposition spirale près de la charnière. Il existe même peu d’espèces ou l’une des valves, au moins, ne laisse pas apercevoir quelque vestige de spire.

[165;] Les brachiopodes sont une autre classe de mollusques acéphales privés, comme les précédents, d’organes de vision et d’audition, mais plus imparfaits encore ; car, libres ou fixés, ils n’ont aucun moyen de locomotion. Leur corps est d’ailleurs placé différemment dans la coquille et muni , chez presque tous, de bras enroulés garnis de cils destinés à retenir la nourri-

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turc et à la rapprocher delà bouche. Tel était le spirifer, (fig. 52'). Ce genre de brachiopodes a cessé de vivre, mais il en existe d’autres qui habitent les grandes profondeurs des mers.

Leur nom générique est très-impropre, puisque, d’après son étymologie, on pourrait croire que ces braspieds servent à la locomotion, tandis qu’il n’en est rien.

Fie. 52.

Nous nous bornerons à nommer les mollusques ptéropodes *, qui ont de chaque côté du cou une nageoire en forme d’aile et offrent des différences de forme extrêmes. Ces animaux sont très-peu connus, et probablement mal classés. Il en est qui me paraissent être non pas des animaux adultes, mais de simples larves d’animaux que l'on ne sait pas jusqu’ici rapporter à leurs adultes.

* Dans ccltc ligure la coquille a été écbancréc pour laisser voir & l’intérieur le bras enroulé du mollusque.

* Pieron aile, pous pied; pjerts en forme d’ailes.

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