‹ La vieChapitre 72 sur 171 · CÉPHALOPODES · texte numérisé non relu

CÉPHALOPODES

l’océan. Mais ils no peuvent calculer leur élan et ils viennent parfois se briser ou s’échouer sur les rochers et jusque sur les navires.

Ces séries où figure la limace et qui sont caractérisées par un manteau, s’arrêtent donc au poulpe. Dans cette voie encore, le développement organique ne s'est pas " élevé bien haut.

Cependant, nous voyons apparaître chez ces êtres des organes de relation assez perfectionnés, tentacules, yeux, en nombre pair de chaque côté de la tète, et une ligne médiane, souvent contournée, il est vrai.

SÉRIES ANIMALES

Nous voyons que ceux des êtres de ces séries, dont les parties solides sont placées à l'extérieur, forment la grande majorité. Et le petit nombre de ceux qui ont quelques rudiments de parties solides à l’intérieur, poulpe, seiche, sont les plus parfaits de tous.

Il est remarquable que les acéphales, plus organisés que la limace, sous ce rapport qu’ils ont des parties solides extérieures : leur coquille, composée de deux valves mobiles l’une sur l’autre, et par conséquent plus organisée que la coquille spirale des univalves, présentent cette grande infériorité de n’avoir point de tête et d’être en cela inférieurs à la limace. Le développement qui n’a pas porté sur la tête absente a porté sur les parties solides extérieures.

Certains céphalopodes, tels que Y argonaute et le nautile y habitent des coquilles univalves. Mais ce qui les concerne sera mieux placé au troisième volume.

Les mollusques naissent d'œufs et ne se multiplient pas par bourgeon comme les zoophytes.

Enfin, leur sang est incolore ou légèrement bleuâtre.

[165/] Animaux annelés. — Nous arrivons à un être infime, dont le nom est dans toutes les langues un terme de mépris : le ver. Or, le ver semble être un des termes inférieurs de toutes les séries animales que nous reconnaîtrons désormais.

On donne le nom générique de ver atout animal allongé, mou, et divisé par des replis circulaires du tégument extérieur en un nombre variable d’anneaux plu?

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ou moins distincts. Beaucoup n’ont point de tète; tels • sont les lombrics ou vers de terre (fig. 55), mais la plupart, comme la néréide, fig. 56, en ont une.

Un grand nombre de vers, comme les lombrics, portent au bord de chaque anneau des soies courtes et . roides qui leur servent d’organes de locorhotion.

Fig. 55. Fig. 56.

Chez d’autres, l’organisme est plus perfectionné; les soies dé locomotion sont localisées de chaque côté du corps, à chaque anneau, sur des tubercules charnus, et

SÉRIES ANIMALES

forment ainsi des pieds. Telle est la néréide (fig. 56).

Souvent il existe deux de ces organes de chaque côté de chaque anneau, de sorte que chaque anneau en porte quatre : deux supérieurs, deux inférieurs.

Chez d’autres, tels que les sangsues, il n’y a pas de soies, mais il existe aux extrémités du corps des ventouses par lesquelles l’animal s’attache aux objets et peut se mouvoir.

Leur système nerveux est peu développé ; ce n’est

qu'une chaîne, simple ou double, de petits ganglions

qui s’étend d’un bout à l’autre de leur corps.

Chez les espèces qui ont une tète, on voit celte tète garnies de petites soies ou antennes qui paraissent être les organes du tact; la plupart sont munies de petites taches que l’on croit être des yeux.

La bouche est placée à la face inférieure de la tète, ou à l’extrémité antérieure du corps lorsqu’il n’v a point de tète. Elle est, dans beaucoup d’espèces, armée d’une trompe ou de mâchoires cornées.

L’intestin est droit; l’anus est placé à l’extrémité postérieure du corps.

Le sang est ordinairement rouge; quelquefois il est vert, ou incolore.

Le système circulatoire varie, mais il est compliqué; dans l’ensemble des vaisseaux, les uns sont contractiles et tiennent lieu de cœur, les autres jouent le rôle d’artères et de veines.

La respiration est quelquefois aérienne, mais d’ordi-

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