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VERTÉBRÉS

formée de plusieurs pièces. Ils n’ont point d’yeux, et portent douze paires de bras ou appendices qu’ils font sortir et rentrer par l'ouverture de leur enveloppe. Quant à leur organisme intérieur, il se rapproche de celui dg> crustacés.

Ainsi, de même qu’on a vu des êtres [16h</J, plumatelles, etc., intermédiaires entre les zoopintes et les mollusques, voici des êtres intermédiaires entre les mollusques et les crustacés.

Et, de même que nous avons vu les jeunes spongiaires se dégrader et devenir un être informe et immobile, voici des animaux très-supérieurs aux spongiaires, de jeunes êtres très-semblables aux crustacés, qui, en grandissant, se dégradent comme les spongiaires et deviennent immobiles et très-inférieurs à ce qu’ils étaient à l’origine.

Analogie effrayante de la vie d’un grand nombre d'hommes.

[166] Dans toutes les séries animales qui précèdent, on a vu le développement de l’organisme, après s’être perfectionné dans un certain nombre de formes, s’arrêter à un terme peu élevé. L oursin dans les séries des rayonnés, le poulpe dans celles des mollusques, le papillon ou le scarabée dans celles des insectes, le crabe dans celles des crustacés, sont chacun le dernier et suprême résultat du développement de la série à laquelle ils appartiennent, et ces suprêmes résultats de chacune de ces séries sont* en définitive, des organismes extrême-

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ment inférieurs au mammifère que nous avons examiné

d’abord.

Nous allons maintenant voir une suite d’êtres vertébrés où l’organisme se développera sous nos yeux dans une même voie presque sans interruption, avec une merveilleuse variété et une puissance d’ascension extrême, depuis l’animal vermiforme jusqu’au mammifère, jusqu’à l’homme 1 :

Fig. 72.

[1 66a] Les poissons. — Le premier animal que l’on trouve au-dessus du ver dans celte série, c’est la lamjwoie (fig. 72). 11 en existe beaucoup de variétés : quelques-unes atteignent de grandes dimensions; mais il en est qui ne dépassent point les proportions d'un lombric [165/] et ont extérieurement, au premier regard, l'apparence d’un ver dont la bouche n’est qu’une ventouse, comme chez la sangsue. Mais cette ventouse est plus compliquée que celle de la sangsue, et tout l’organisme diffère de celui des vers. Les lamproies ont notamment des branchies réduites, il est vrai, à des sortes de

* L’un des plus beaux sujets d’étude que puissent se proposer aujourd’hui les naturalistes serait de rechercher par quelles causes nécessaires le développement organique s'est arrêté à des termes si inférieurs dans les autres séries, pendant qu’il est parvenu à de si magnifiques résultats dans les séries que nous allons parcourir.

POISSONS. « *77

petits sacs; en outre, elles offrent quelques traces de squelette intérieur dont toutes les parties cependant sont membraneuses. Dans certaines espèces, cette charpente est un peu plus solide ; elle atteint la consistance d’uu cartilage tendre. Mais cette charpente intérieure, réduite à un rudiment longitudinal qui rappelle le rachis [1 04oJ des animaux supérieurs, ne saurait être appelée colonne vertébrale , car on n’y distingue point de vertèbres. Les lamproies sont rangées par tous les naturalistes dans l’immense classé des poissons, et leur organisme est, au total, beaucoup moins perfectionné que celui des autres animaux de cette classe.

Gomme les insectes, les arachnides, beaucoup de crustacés et presque tous les batraciens, elles passent d’abord par un état de larve avant de parvenir à leur état parfait.

Fig. 73.

[166i>] Au-dessus d’elles, dans la série considérée surtout au point de vue de la charpente intérieure, on trouve les poissongdits cartilagineux , les raies (fig. 73), les requins, etc., dont le squelette reste toujours à l’état cartilagineux plus ou moins dur.

Et au-dessus de ceux-ci se trouvent les autres espèces

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