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beaucoup plus petites et plus nombreuses l . La structure du thorax des reptiles est d’ailleurs plus ou moins défavorable au jeu de la fonction respiratoire. Enfin, dernier fait qui montre encore la gradation organique et qui se rencontre chez les reptiles inférieurs, les serpents, l’un des poumons est très-long et développe, pendant que l’autre reste rudimentaire.
Le sang des reptiles est froid, c’est-à-dire qu'ils ne développent que très-peu de chaleur et que leurs organes, comme ceux des poissons et de tous les êtres inférieurs, sont à peu près à la température du milieu qu’ils habitent. Beaucoup de ces animaux s’engourdissent même, en hiver, dans les climats tempérés ou froids. Mais la chaleur de l’été ou des zones torrides active singulièrement toutes leurs fonctions.
Les reptiles se reproduisent par des œufs, et chez plu-'
1 Une moindre surface résultant de plus grandes cavités... cela peul étonner beaucoup de lecteurs.
En voici ta démonstration :
Soit un centimètre cube de poumon dans lequel se trouve une cavité cylindrique d'un centimètre de diamètre cl longue d’un centimètre. La circonférence étant environ triple du diamètre |2W|, la surface intérieure de celte cavité sera de trois ccnt'mètres carrés environ.
Soit maintenant un centimètre cube de poumon dans lequel se trouvent se zc cavités cylindriques de deux millimètres de diamètre et longues d’un centimètre. La surface intérieure de chacune de ces cavités seri d’environ soixante millimètres carrés. Les seize cavités donneront donc ensemble 60 multiplié par 10, c'cst-à-dire 060 millimètres carrés, et comme il y a 100 millimètres carrés dans un centimètre carré, divisant 900 par 100, on aura plus de 9 centimètres carrés pour les surfaces réunies de toutes ces petites cavités.
C’est ainsi que de grandes cavités donnent moins de surface pulmonaire que n'en donnent beaucoup de petites cavités.
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sieurs espèces, notamment chez la vipère, les œufs éclosent dans le sein de la mère. Les œufs de presque tous les reptiles éclosent sans autre secours que la chaleur du climat; mais un serpent de l'Inde, le Pitlwn, sorte de boa, couve ses œufs, et pendant tout le temps de Yincubation la chaleur de son corps s’élève jusqu’à 40“.
D’ailleurs, ce serpent n’est pas le .seul qui couve scs œufs.
En 1857, dans le duché de Luxembourg, au milieu de l’été, en démolissant un petit mur adossé à des roches schisteuses, on trouva dans une cavité quatre couleuvres d’un mètre et demi de long, enroulées cl immobiles sur des œufs, au nombre d’environ deux cent cinquante. Les ouvriers tuèrent les couleuvres, et dispersèrent les œufs après les avoir écrasés.
^ 11 eût été intéressant de savoir si la température de ces reptiles était plus élevée qu’à l'ordinaire. Averti trop tard, nous ne pûmes rien examiner; mais le fait est certain.
La vitalité des reptiles est bien moins active que celle de la plupart des autres vertébrés ; ce qui est très-conséquent avec leur respiration imparfaite et le mélange de sang veineux et artériel qui stimule médiocrement leurs organes. En revanche, chez eux, la persistance de la vitalité est extraordinaire. On cite de ces animaux, tortues ou autres, qui ont vécu longtemps encore après avoir été privés de tel organe dont la perte entraînerait la mort plus ou moins immédiate d’un mammifère, ou
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même d’un poisson. Et la queue d’un lézard, longtemps après avoir été coupée, s’agite encore lorsqu’on la pique.
[166/t] Les oiseaux. — Dans cette classe d’animaux, les variations de la forme extérieure sont beaucoup moindres, d'une espèce à l’autre, que dans toutes les classes précédentes. Le tronc de tous les oiseaux est à très-peu près semblable ; il n’y a de différences bien marquées que dans les appendices.
Les plumes dont ces animaux sont presque tous entièrement couverts et qu’eux seuls possèdent parmi les êtres vivants, sont évidemment les analogues des poils des mammifères, — ce que confirme d’ailleurs l’analyse chimique. — Cependant la structure des plumes est beaucoup plus compliquée.
Le squelette des oiseaux est composé à très-peu près des mêmes parties que le squelette des mammifères; mais les proportions relatives sont fort différentes. Leur tète est petite comme celle des reptiles, eu égard au volume du corps. Leurs mâchoires, très-allongées et terminées par un bec ordinairement corné, ne sont pas articulées directement comme celles des mammifères, mais d’une manière qui rappelle bien davantage le mod" d’union des mâchoires des serpents. Le cou est long; . nombre de scs vertèbres varie de douze à vingt, et même plus. La tctc est articulée avec le cou de manière à permettre des mouvements de torsion plus complets que chez le mammifère : l'oiscf.u peut retourner la tète en arrière. Au contraire, les vertèbres du dos (dorsales) et
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clos reins (lombaires et sacrées) sont soudées et immobiles*; ce qui donne à cette partie du squelette la solidité nécessaire pour servir de point d’appui aux ailes. Les vertèbres de la queue sont petites et mobiles. Les côtes sont munies d'une barre transversale au moyen de laquelle chacune s’appuie sur la suivante. Le sternum (chez les oiseaux, on l’appelle bréchet) est extrêmement développé et porte, en avant, une haute crête saillante qui étend et consolide la base d’attacbe.des muscles destinés à mouvoir les ailes et donne à leurs contractions beaucoup plus d’efficacité.
Les os des bras et des mains, qui forment la charpente des ailes, sont plus ou moins modifiés; presque tous les doigts manquent, ceux qui subsistent sont presque méconnaissables. Le fonce est rudimentaire; le médium réduit à deux phalanges est très-long; un petit stvlet représente en outre un autre doigt rudimentaire.
Les os des membres postérieurs sont les parties du squelette des oiseaux qui présentent le plus de variations selon les espèces. Tous sont bipèdes, car les membres anterieurs ne servent jamais qu’au vol. Les rares espèces qui ne volent point et courent plus vite qu’un cheval, l’autruche, le easoar, ont les cuisses et les jambes longues et le pied petit.
D'autres espèces qui volent et courent également bien, telles que le messager , mangeur de serpents, ont aussi les jambes forteset longues. Les oiseaux de proie ( rapaces ) ont
1 Excepté chez les autruches et les ensoars qui ne -volent point.
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les membres postérieurs très-forts, les doigts puissants, les ongles durs et crochus. Chez ceux qui marchent au bord des eaux, tels que les lierons , les pattes sont longues et grêles. Chez ceux qui, vivant sur les eaux, nagent plus qu'il ne marchent, tels que les canards, les jambes et les pattes sontcourtes , les doigts de pied sont palmés. Les doigts sont, en général, au nombre de quatre, jamais plus. Dans beaucoup d’espèces, il n’en existe que trois, et même les autruches n’en ont que deux. La direction des doigts varie aussi : par exemple, chez le canard, tous les quatre sont en avant ; chez la poule, trois seulement sont en avant et un en arrière ; chez les pics, deux sont en avant, les deux autres en arrière.
11 n’entre point dans nos vues d’expliquer en détail le mécanisme du vol. Nous nous bornerons à dire que l'oiseau, on frappant de ses ailes l’air qui résiste au déplament cl lui fournit des points d’appui, tend à s’élever et à se porter en avant. Ces mouvements répétés produisent le vol.
Indépendamment de toutes les particulnrilcs qui, dans l’organisation de l’oiseau, favorisent ce mode de locomotion, la structure des os tend encore à le faciliter. Les os des oiseaux, à volume égal, ont des parois plus minces que ceux des autres animaux ; leurs cavités sont d’ordinaire plus grandes , et ces cavités sont remplies d’air. Chez les oiseaux qui ne volent point, diverses modifications correspondent à cette différence fondamentale dans leur mode de locomotion ; sauf les os de leurs membres
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postérieurs, leur squelette n'est pas creux et plein d’air comme dans les espèces qui volent; le sternum est privé de crête, etc.
La structure du bec des oiseaux varie également selon leurs habitudes. Ceux qui vivent de chair ont le bec court, fort, crochu et tranchant, comme les aigles , les faucons, ou long, aigu et large, comme les hérons , grand avalcurs de poissons. Chez ceux qui vivent d'insectes, il est long et mince (hochequeue) ou largement ouvert ( hirondelle ). La structure du bec des granivores est intermédiaire entre le bec des rapaces et celui des insectivores. Celui des palmipèdes (oiseaux aux pieds palmés), tels que les canards et les cygnes , n’est pas corné, mais large et armé de dentelures de chaque côté.
Chez certains oiseaux, tels que la bécasse, la bécassine, le courlis, qui mangent des vers, le bec est long, mince, et la partie supérieure est douée d’une certaine mobilité à l’extrémité; de sorte que l’oiseau peut enfoncer cette espèce de sonde dans la terre détrempée et y saisir les vers.
[166i] L’encéphale, plus développé que chez les reptiles, l’est beaucoup moins que chez les mammifères. Le tact est très-imparfait, car il n’est bien servi chez les oiseaux par aucun organe. L’appareil de l’odorat est plus perfectionné, mais très-inférieur à celui des mammifères. Le goût est presque nul, car leur langue est cartilagineuse; excepté chez les perroquets qui sont en effet ( lus délicats et gourmets.
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Les pics ont la langue constituée de manière à pouvoir être dardée rapidement et fort loin hors du bec, comme font certains reptiles (les caméléons), pour saisir les insectes.
L’appareil de l’ouïe, bien plus perfectionnée extérieurement et intérieurement que chez les reptiles, est fort inférieur à celui des mammifères, et l'oreille n’a jamais de pavillon.
Mais l’appareil de la vue est très-par fait, e t c 'est chez les oiseaux de proie qu’il atteint la plus grande puissance que l’on ait observée parmi tous les êtres vivants. Les yeux des oiseaux sont grands; ils sont munis de trois paupières, comme ceux des reptiles supérieurs : deux sont situées horizontalement, comme chez les mammifères; la troisième, intérieure, est verticale. En outre, ils possèdent une certaine membrane, nommée peigne, qui paraît destinée à faciliter les fonctions dfe l’organe de la vue. Ils ont des glandes lacrymales.
Comme dans toutes les classes d'animaux, la disposition du tube intestinal varie entre les espèces selon leur nourriture habituelle. L’œsophage communique avec une poche, nommée jabot, placée à la base du cou, et qui manque chez l’autruche et les piscivores (mangeurs de poissons). Au-dessous du jabot apparaît un second renflement peu étendu où est sécrété le suc gastrique. Ce renflement est suivi du gésier, puissant organe musculaire qui, par ses contractions, mâche et triture les aliments. Chez les espèces qui se nourrissent de substances