‹ La vie politique à l'étrangerChapitre 17 sur 70 · SAINT-SIEGE · texte numérisé non relu

SAINT-SIEGE

Léon XIII, le 264' successeur de Sainl-Pierre, est entré le 20 février 1891 dans la 14' année de son pontifical. Il a persévéré, au point de vue de la politique extérieure, dans la ligne qu'il s'était tracée et (jui peut se résumer en ces mots : créer à la papauté dans toute l'Europe des relations de nature à la rendre forte visà-vis de l'Italie, pour l'amener un jour, soit à lui restituer le pouvoir temporel, soit à résoudre la question romaine dans les meilleures conditions possibles. Le renouvellement de la Triple alliance ne plut naturellement pas au Vatican, qui devait y voir la garantie de la possession de Rome par l'Italie. Aussi Léon Xlll prit-il une attitude un peu plus réservée envers l'Allemagne, et s'attacha-t-il au contraire à se rendre de plus en plus agréable au gouvernement français, en favorisant l'adhésion des catholiques de ce pays à la forme républicaine.

Le 18 janvier, S. A. R. le duc de Cambridge fit une visite à Léon XIII qui le reçut avec les honneurs dus à un prince de sang royal; le commandant en chef de l'armée anglaise alla voir également le cardinal Rampolla qui lui rendit sa visite à l'hôtel du Quirinal.

Vers le milieu de l'année, on fit assez de bruit, dans la presse libérale, du départ des capucins de Tunis ; on vit dans ce fait un triomphe du cardinal Lavigerie et des aspirations françaises, avec la complicité du pape,

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