CORÉE
du jeune empereur, des décrets sur la réforme administrative, sur les chemins de fer, sur la réception des ambassadeurs étrangers. Le prince Chun était, de l'avis général, un grand homme d'État. Son attitude dernière était d'autant plus significative qu'il avait commencé par être un adversaire militant des « barbares occidentaux ». En 1862, à la mort de l'empereur Hienfiing, son frère, il déjoua les calculs d'un formidable rival et réussit à faire installer son frère Kung premier ministre sous la régence de l'impératrice, veuve de Hienfung. Son pouvoir fut considérable, quoique occulte, pendant de longues années. En 1875, le fils de Hienfung, encore enfant, mourut : la succesi^ion au trône était ouverte. Le prince Chun, dont Timmense influence se révéla tout à coup, fit proclamer héritier de la couronne son propre fils en bas âge, ou un enfant qu'il fit passer pour tel. Cet enfant, devenu jeune homme, règne aujourd'hui sous le nom de Kouang- Su (Succession illustre). En dépit de la tradition chinoise qui exclut du pouvoir le père de l'empereur régnant, Chun sut exercer rinûuence réelle sans porter de titres sonores. Il est mort président de l'Amirauté, de ce corps composite qui s'occupe de tout autre chose encore que d'affaires navales et qui avait établi le plan des chemins de fer. Il était partisan d'une politique de coDciliation à l'égard des étrangers.
Tseng Kuo-Chûan, gouverneur Aes deux Kiang, est mort à Nankin, sa capitale, le 15 novembre 1890. Il avait soixantetreize ans ; il était le frère atné du marquis Tseng.
Max Leglerc.