‹ La vie politique à l'étrangerChapitre 35 sur 68 · SEPTENTRIONALE · texte numérisé non relu

SEPTENTRIONALE

1 de 1889, pense que l'évasion a d-es-Selam, Chàambi d'origine, .e à l'expédition lorsqu'elle fut

s jours de l'année. M, Tirman dre à EI-Goléa, avec une escorte Le but du voyage du gouverneur ementd'El-Goléa comme annexe andement de Ghardaïa et l'insn de 133 hommes. On comptait nt nos droits, tant au Touat que les conventions passées avec les répondu à l'appel qui leur était )n était une marche en avant, la la dernière étape qui nous se paît eu tout au moins pour résultat i dans les tribus du Sud, par la -Goléa. Le départ était fixé au ajourné par suite des mauvais les routes des hauts plateaux

tière ont été cette année en petit lu une très grande importance, n des promoteurs de Tinsurrec- 1-1, Taïeb-ben-Taïeb, a cherché à s de se soumettre à la loi sur i la révolte, mais sans succès, ■nembres de sa famille ont été (imoral. Dans le sud de la promba ont semblé se rallier à la fixé au Toual, et, au mois de es sont ailées l'y rejoindre, A la lissidents sont venus razzier les en octobre, ils ont attaqué les 'EI-Goléa. Dans le Sud-Tunisien, qui s'étalent Installés sur des Moghri, sur la rive gauche de retirés sur l'injonction qui leur

LA VIE POLITIQUE A L'ÉTEAiJGEE faite. La sécurité àes routes daDs le sud est com- , et it ne reste plas en Tripolilaioe que 300 teales iennes environ.

somme, sauf la convention anglo-française, d'imince purement théorique d'ailleurs, aucun évéae- , politique n'est venu modiSer la situation au ra.Le voyage de M. Dybowski à EI-Goléa, et celui I. Foureau au Tademayt n'offrent qu'un intérêt ment géographique. Seul, le grand voyage de aul Crampel pourra avoir des conséquences capi- (voir infrà). 11 a emmené comme interprète celui Touareg prisonniers qui parlait arabe, Ischekkadali. La traversée du désert, impossible en partant Ugérie, ne Test peut-être pas en sens inverse.

Augustin Bbrnard.

lérftl Ptiilebert et Georgea Rolland, La France en Afrique tt insiakarien (ChallHtnel). -- Rolland, Le Transsaharim (Re- ;ientifique, 15 novembre, en réponse à un article de Dupon- DPéme ReTue, 25 oclobrej. — M. D., La convention onj'»tue (Revue Bleue, 23 août 1890). — Articles sur le Transiii dans l'Économiste français, 9 août, 23 septembre, 18 octohreembre). — Masqueray, Le eommeree chez lei Touareg-Tailoq lin de la S. -G. commerc. Pari», n" 4). — Ed, Blanc, Lti • de r Afrique teptentrionale au Soudan (B. S. Géogr. Pari^ neatre). — Une mUtion au Tademayt en ISSO, par F. Fou- Cliallamei).

ÎUE OCCIDENTALE

CAP Blanc a Lagos.

anco-anglaise du 3 août, dont nom contient les dispositions suivantes e occidentale :

de s. M. Britannique reconnaît la spli ère d'inlU sud de ses possessions médilerranéennes Say sur le iNiger à Barrua sur le lac Tchad, es du gouvernement de Sa Majesté et deui ernement de la République se réuniront à

détails de cette ligne. Il est entendu que, imiasflires n'arriveraient pas à une entente l'accord entre les deux gouverneiuenls sur mitation ci-dessus indiquée n'en serait pas I commissaires auront aussi la mission de l'influence respectives des deux pays dans U

l'ouest et au sud du moyen et du haut

composée de MM. Hanotaux, ministre us-directeur aux Affaires étrangères ; de division à l'administration des , premier secrétaire de l'ambassade )roYre, attaché cuimnercial & cette

ambassade, s'est occupée tout d*abord des pays situés dans la boucle de Niger, où les frontières seront déterminées d'après les dispositions de la convention du 10 août 1889 (analysée dans notre premier volume, et ratifiée le 12 mars 1890) et d'après les traités conclus avec les États indigènes. La commission a fait plusieurs fois appel aux connaissances des hommes techniques, tels que le capitaine Binger et M. Hemmig, du Colonial office.

Notre sphère d'intérêts confine, à Fouest du Sahara, aux territoires que revendique l'Espagne sur la côte de l'Atlantique. Un décret du 26 décembre 1884 a étendu le protectorat espagnol sur les établissements acquis un mois auparavant du cap Bojador au cap Blanc par YAssociacion de Colonisadores : des voyageurs espagnols sont entrés en relations avec les Ouled-bou-Sbâ et le sultan de TAdrar. Des titres anciens, consacrés par les traités de Nimègue, de Versailles et de Paris, et par les chartes que Louis XIV accorda à des compagnies de commerce, assurent à la France la souveraineté delacôte à partir du cap Blanc ; le traité du 1 3 janvier 1 727, entre la France et les Provinces-Unies, explique qu'il faut entendre : y compris le cap Blanc. Une discussion s'est élevée entre la France et l'Espagne au sujet de la souveraineté de ce cap. L'Espagne, rappelant que les pécheurs canariens fréquentaient de tout temps la baie du Lévrier, nous offrit comme limite le parallèle de 20^ 46'; mais elle avait elle-même réclamé notre intervention en 1878 dans cette région. La commission franco-espagnole de délimitation, réunie à Paris en 1886 (mars-octobre) sous Ja présidence de M. Romeu, d'une part, et du comte de Montholon, puis de M. Girard de Rialle, ministres plénipotentiaires, a adopté un modus vivendi. La ligne de démarcation part d'un point à déterminer au sud d** h bahia del Geste qui reste à TEspagne ; elle divise à s toute sa longueur la péninsule du cap Blanc jusqi i parallèle de 21* 20, et se prolonge dans l'intérieur le 1 \ de ce parallèle ; les pécheurs espagnols auront accès '^ s

la baie du Lévrier, mais sans pouvoir élever de constructions permanentes. La commission, qui se réunira de nouveau le 4 janvier 489! , doit examiner s'il faut substituer un traité définitif au protocole de 4886. Toute la c6te du Sahara est très poissonneuse, au nord et au sud de la limite. Des routes parcourues par les caravanes relient le cap Juby, le Rio de Oro et Arguin à l'Adrar et celui-ci à Tombouctou.

Nos possessions directes du Sénégal ont éprouvé une modification notable. Dans Tespoir d'arrêter Témigration des indigènes de la banlieue de Saint- Louis, auxquels la réglementation administrative répugnerait, le gouverneur Clément-Thomas a rendu un arrêté désannexant le 1*^ arrondissement (banlieue, haut-Oualo et Dimar) et les plaçant sous le régime du protectorat, à l'exception des postes, des terrains voisins de la voie ferrée, etc.; le 2** arrondissement (Dakar) reste annexé.

Une commission a été nommée (janvier) par le soussecrétaire d'État des colonies pour étudier la situation du Soudan français. L'organisation actuelle y a été critiquée et un nouveau programme a été élaboré. « Au point de vue commercial, dit le colonel Galiieni dans une note présentée à la commission, aucun résultat n'est encore appréciable; nos postes de la ligne Médine-Bafoulabésont situés au milieu de véritables déserts. L'évacuation serait préférable au piétinement sur place qui, sans résultat, nous force à dépenser des sommes énormes. Le but à atteindre, c'est de relier le Soudan au golfe de Guinée à travers les pays parcourus par Binger, et aux Rivières du Sud par le Fouta-Djallon, et, d'autre part, d'entrer en relations, par Nioro et Tombouctou, avec les caravanes maures du Sahara. Mais les grands chefs placés sous flotre protectorat nominal cherchent à ressaisir les popu- 1{ " ns que nous leur avons enlevées et coupent tous nos d uchés. Le commerce n'augmentera pas tant qu'ils r .onneront les caravanes transitant par le Soudan fi ;ais et tant que nos possessions directes seront é ^^es par le cercle hostile qui les entoure. » Il faut à

la fois maintenir la tranquillité dans nos possessions et assurer leur avenir par l'ouverture de débouchés à travers les États d'Ahmadou et de Samory et le Fouta- Djallon. Considérant que la ligne coûteuse des postes actuels n'est pas une voie de pénétration heureuse, et que, d'autre part, trop loin de la périphérie, elle ne protège pas nos sujets, le colonel Gallieni proposait de renoncer au chemin de fer existant, tout en reliant par un Decauville Kayes à Bafoulabé, et de construire, en vue d'arrêter les incursions des grands chefs, de petits fortins sur les limites mêmes de nos possessions directes, où Tordre serait assuré par les commandants du cercle aidés d'auxiliaires indigènes.

En ce qui concerne l'organisation de nos possessions directes, la sous-commission dont l'amiral Vallon était président a fait adopter le programme suivant : Ne conserver que les postes avancés, la garde des postes désarmés étant confiée aux chefs indigènes qui seront rendus responsables des désordres ; substituer à la voie de Kayes à Bafoulabé un chemin de fer Decauville ; réduire l'effectif de la colonne de ravitaillement qui se composera surtout d'indigènes ; établir enfin l'autonomie administrative et militaire du Soudan sous l'autorité du commandant supérieur, placé au point de vue politique seulement sous les ordres du gouverneur. Cette dernière modification a été établie en vertu du décret qui fonctionnera à partir du 1" janvier; le budget local est en équilibre (200,000 francs). Les autres réformes seront appliquées progressivement; l'année 1890 a été consacrée à rétablir la sécurité dans le Soudan et à détruire la puissance d'Ahmadou en vue d'ouvrir à notre colonie les routes du Nord-Est.

Le lieutenant-colonel Archinard, commandant supérieur, était depuis longtemps convaincu de la nécessité de réduire ce sultan qui razziait nos protégés bamb ^ et entretenait dans le Fouta, d'accord avec les chef Djolof, deBosséa,duCayoretduRip, une agitation sou Croyant qu'une conspiration s'ourdissait entre tou! rois musulmans, il résolut d'user de l'autorisation ^

luelle qull avait reçue d'occuper Ségou. Le 6 avril, il arrivait devant cette ville avec 102 Européens, 600 indigènes régulièrement encadrés et environ 1,400 indigènes auxiliaires. Les Toucouleurs s'enfuirent dès qu'une brèche eût été ouverte dans la muraille ; la famille de Maadani tomba entre nos mains ; dans le Trésor, on trouva 250,000 francs. Le capitaine Underberg, avec 25 hommes, fut laissé comme résident dans la ville, dont le nouveau roi noir reconnut notre protectorat ainsi que le chef bambara de Sansandig. De Ségou, le colonel se dirigea sur Ouossebougou, poste avancé des Toucouleurs, qu'il voulait remettre aux Bambaras du Beledougou, pour leur permet- Ire de tenir en respect les gens d'Ahmadou; le chef qui y commandait fit sauter la citadelle après une résistance acharnée (25 avril). Ahmadou était resté immobile à Dianghirté. Le 2 juin, un de ses lieutenants attaqua vers Bafoulabé le train qui emmenait la famille d'Ahmadou ; l'escorte tint l'ennemi en respect; 120 tirailleurs, commandés par le capitaine Ruault, envoyés de Kayes par le chemin de fer pour dégager Bafoulabé, marchèrent sur Kalé à la poursuite des pillards qui avaient dégradé la voie ferrée ; attaqués à l'improviste, le 4 juin, par 3,000 ennemis, ils leur infligèrent des pertes considérables, mais non sans que le quart de l'effectif de nos troupes ne fût mis hors de combat. A la demande des traitants de Médine,le colonel promit de chasser de Koniakary les Toucouleurs qui entravaient les transactions. Assailli deux fois en rase campagne, il bouscula l'ennemi, qui perdit 1,200 hommes; la place, abandonnée sans résistance, reçut une garnison de 45 hommes (dont 6 Européens), commandés par le lieutenant Valentin. Le roi Jamadou y fut installé avec 300 auxiliaires Khassonkés (16 juin). Entreprise avec des contingents très réduits, cette camne nous avait rendus maîtres du cours moyen du îr, avait assuré la tranquillité du Bélédougou et avait é un coup sérieux au prestige d'Ahmadou, réduit k

Bs deux chefs avec qui il était entré en relations,

rvarw

Tun, Âbdoul-Boubakar, chef du Bosséa, a temporisé; Tautre, Ali-Boury, bourba du Djolof, a été prévenu par la rapidité de noire action. Il avait razzié (avril) le Oualo et le N'diambour; le colonel Dodds, soutenu par les contingents du Cayor, du Saloum, du Bondou et du Lac, est entré, sans coup férir à Yang-Yang (24 mai): les chefs ont élu un nouveau roi, Samba-Laobé-Penda, qui a vécu depuis plusieurs années à Saint-Louis ; le capitaine Duchesne occupe un fortin avec 75 de nos hommes et 80 auxiliaires. Ali-Boury, tournant les positions du chef du Lao, a pu se réfugier dans le Fouta. Une de ses filles a épousé un fils d'Abdoul-Boubakar, et il comptait sur l'appui de celui-ci : tous deux se réunirent à Kaëdi, qu*une canonnière est venue bombarder ; les deux chefs se sont enfuis au premier coup de canon. Ali-Boury a rejoint A hmadou. Quelques temps auparavant, un marabout turbulent avait été tué près de Saldé par nos alliés. Le iegn du Baol s'étant montré mal disposé, a été remplacé et interné à Saint-Louis; le chef de ses partisans a été poursuivi et tué dans le Saloum (avril).

M. Archinard a laissé pendant Fhivernage le commandement intérimaire au lieutenant-colonel Humbert, son futur successeur. Pendant celte période^ Ahmadou a tenté de reprendre Koniakary; il s'est avancé le 20 août jusqu'à 3 kilomètres de là, à Kolomé;le 8 septembre, une attaque furieuse a été dirigée contre la citadelle par ses officiers et 10,000 Tuucouleurs, qui, malgré leur courage, ont dû se retirer après un assaut infructueux de trois heures, ayant perdu 600 hommes. Cet échec personnel atteignit encore la réputation d'Ahmadou,qui se retira vers Nioro. Le colonel Humbert reçut la soumission des chefs voisins. Revenu au Sénégal à la fin de septembre, le colonel Archinard, que le nouveau gouverneur, M. de Lamothe, accompagna jusqu'à Kayes, résolut d'en finir avec Ahmadou : la garnison de Koniakary venait d'i ger un échec au frère de celui-ci, Bassirou; le ii cembre, le colonel est parti de Kayes pour Nioro ; aj deux engagements très vifs et un combat sanglant co

imraandée par le roi du Djolof et lima, ancien chef des Peuls de la s, il est entré le i" janvier à Nioro r le sultan et qui doit être remis laras avec toutle pays de Kaarta.

ï la fin de l'année. Abdoul-Boubae droite du fleuve; le chef que le lui opposer et qui jouissait d'un ck Mamadou, a été tué par le fils î colonne dans le Foula a été dé- ), leDjolof,le Bondou.le Niani,le i contingents contre Abdoul-Bouird, les Oulad-Aïd, les Abrahin- Trarzas se préparent à lui barrer lar-Saloum, roi des Trarzas, en a is un voyage à Saint-Louis, où il ent; il a promis d'empêcher au replier vers le désert (décembre), es avec les Trarzas et les Braknas des coutumes ont élé aplanies (avril). M. Fabcrt a étudié les ressources végétales du pays des Braknas, où il a découvert d'immenses rizières naturelles.

C'est par la route de Nioro ^ Médine que passent les

Maures qui font le commerce de la gomme; les succès

remportés celle année nous permettent d'espérer, en

même temps que l'ouverture des débouchés vers le

Kord-Est,le développement de nos possessions pacifiées.

Le Syndicat du Soudan français, fondé par la Société

^économie industi-îelle et commerciale, a' confié à M. Bé-

ehet une mission d'études dans le Bouré et le pays de

Kita : le Syndicat perfeclioniiera l'exploitation des mines

d'or et la culture du colon et fera connaître les produits

''" çais, notamment les laines et les soiries. On a parlé

chemin de fer qui, du Cayor, gagnerait Siguiri à

""S les régions aurifères.

delàet le long du Niger, il s'agit plutAt d'influence

''occupation . « Un grand intérêt, a dit la commission

officielle du Soudan, s'attachait à ce que nos canonnières du Niger reconnussent le cours moyen du Niger en aval de Tombouctou. » Le lieutenant de vaisseau Garon examine, dans le livre récent où il raconte son voyage de 1887, les conditions de navigabilité, peu avantageuses, de ce fleuve. Le capitaine Monteil, qui de Bammako se dirige vers Say, a atteint, au delà du Mayel-Balevel, dans le Bendougou, San (ville commerçante peuplée de Bobos, au sud de Djenné), dont Talmamy a signé un traité avec lui.

On accuse Samory d'éloigner toutes les populations de la rive droite du Niger et d'être le grand pourvoyeur d'esclaves de cette région du Soudan occidental ; il aurait échangé des présents avec Ahmadou; néanmoins, il n'a pas opéré de diversion pendant la campagne dirigée contre le fils d'El-Hadj. Il est toujours en guerre contre Tiéba, qui a dans sa capitale, Sikasso, un résident français, le capitaine Quiquandon.

L'histoire des colonies de la côte n'oflfre, cette année, qu'un faible intérêt. Une commission, composée du capi* taine Pineau et de l'administrateur Aubry-le-Comte,pour )a France, du capitaine Kenny,pour l'Angleterre, a commencé sur le terrain à la fin de novembre, conformément à l'accord de 1889, la délimitation de la Gambie britannique; les chefs dontle territoire doit être cédé partiellement à l'Angleterre manifestent hautement leur désir de rester eux-mêmes Français. Le système métrique a été introduit dans les îles de San-Thomé et du Cap- Vert. Une vaste concession a été accordée à un Français, M, de Butler, dans la Sénégambie portugaise.

Deux arrêtés du gouverneur du Sénégal ont fixé les limites des deux cercles de la Casamance ; le capitaine Brosselard-Faidherbe, au retour d'une seconde mission dans cette région, a fait ressortir, dans une conférer-^-" faite à la Société de Géographie, l'avenir des planlatic de cacaotiers, de caféiers, de cocotiers. Il a été chargé ê fin de l'année d'étudier les riches territoires des rivièi du Sud et la région des sources du Niger. Ces pays,dr

le commerce s'est développé, ont élé troublés pa dissensions des chefs duSamo, du Koba el du Kab et surtout par les querelles de Dinah-Salifou avec se sîns; s'étani déjà débarrassé de la plupart de ses par lecheCnalou a fait tuer cette année son cousin Te il a attaqué ensuite (octobre), avec l'aide de Modi-1 chef du Kadé, le chef Nfully des Yolas, et a été bat lieutenant-gouvei'nenr Ballay a fait interner à S Louis Dinali-Salifou, donlla turbulence perpétuait de guerre. Le chef des Timenés, Kibalaï, qui habit les Frontières de. Sierra-Leone, étant venu piller la J corie, a été repoussé avec perles par le chef Cari Le territoire des Uivières du Sud paraît le poi: départ de la route la plus courte reliant le Soudât mer. Le capitaine Brosselard doit parliculièremenl miner la question des communications entre Ben le Niger. On a parlé d'un chemin de fer qui conto rait ou traverserait le Fouta-DjalloD ; mais, comi dit le rapport de la commission du Soudan, « la graphie de ces régions est mal connue, les tracés riques peuvent y rencontrer des obstacles insurmoni i moins de dépenses excessives, et sous peine ( tomber dans les surprises du Haut-Sénégal, il n'y lieu pour le moment de s'arrêter à ce projet. » G dant, suivant quelques-uns des hommes qui coi sent le mieux le Soudan, toutes les considérations dre géographique, militaire et commercial, mililei en faveur d'un grand établissement à Timbo, a par sa situation et sa salubrité à devenir la capiti la partie du Soudan français située entre le Ni^ l'Océan. En l'état actuel, on peut mettre au défl un merçant européen devoyagerdansleFouta-Djallo: être rançonné et dépouillé. Sauf les officiers envoy le rolonel Gallieni en 1888, les voyageurs qui ont Àlmamys ont tous été arrêtés et surveillés nière étroite. On connaît la bizarre constitution t et les dissensions qui y régnent. L'Almamy Ibr Ti qui passait pour favorable à nos intérêts, es

celte année ; il a été remplacé par Bocar-Biro, qui avait pour concurrent Mamadou-Pàté ; l'autre Almamy, Ahmadou, a menacé, paraît-il, le territoire du Tamisso dont le chef aurait échappé à toute agression en arborant le drapeau français.

Nos voisins de Sierra-Leone, en vue de lutter commercialement avec les Rivières du Sud, ont supprimé le droit de wharfage «pour toutes les marchandises arrivant à Freetown ; c'est un sacrifice budgétaire assez important. Depuis quelques années, l'Angleterre a envoyé des missions aux Almamys du Fouta-Djallon et à Samory ; on sait que le major Festing, après une première mission (1), avait visité Bissandougou en avril 1888 et qu'il est mort pendant le voyage de retour; le commissaire anglais Garrett a repris celte expédition en vue d'ouvrir des relations commerciales directes et d'inviter Samory à renoncer à ses déprédations ; il a quitté Freetown le 10 mars.

La République de Libéria a élevé son tarif de douanes. Le ministre des États-Unis à Bruxelles s'est fait l'interprète du désir du gouvernement de Monrovia d'adhérer à l'acte général de la Conférence anti-esclavagiste. La République a contracté à Londres en 1871, au taux de 85 francs et à 7 0/0 d'intérêts, un emprunt de 500,000 dollars, dont une faible partie est entrée dans les caisses du Trésor par suite de l'infidélité des intermédiaires ; elle n'a payé les intérêts que pendant deux ans, de sorte que la dette publique a plus que doublé. Une compagnie anglaise a été fondée par M. Ellis Parr au capital de 110,000 1. st. pour aider Libéria, moyennant la concession de larges privilèges, à sortir de ses embarras financiers : par la loi du 21 janvier 1890, les Chambres libériennes ont concédé pour vingt et un ans à Id^Liberian governmenl concessions and exploration f'^*"pany le monopole de la récolte du caoutchouc c les domaines de l'État et dans les forêts, et le mon^

(1) Bluebooks, G. 4264, 4840 et 4095, accompagnés de 11 ''

produit hors du territoire de la celui que produisent les proprié- . qu'une étendue de 200 acres de naires paieront à l'État 0 fr. 30 c, mais on évalue leur bénéfice tte concession parait contraire ■aités de commerce conclus avec vec les autres puissances. Dans Compagnie annonce qu'elle a ;s de l'exploitation des terrains .ation des bois de teinture et de e créer une banque nationale île des chemins de fer, lignes ux, ou tout au moins un droit ù la Répubhque voudrait accor- ! serait l'abandon de toutes les :s capitalistes.

ïone, on n'a pas déterminé les de Libéria fixée par le traité du ié en 1888) à une ligne suivant la rive sud-est de la Mannah, et prolongée de manière k ee que Ngurinja appartienne à l'Angleterre et Boporou à la République, Vers l'intérieur, te territoire de Libéria confine aux possessions plus ou moins directes de Samory, c'est-à-dire à notre zone d'influence ; l'autorité effective de la République ne s'étend pas loin de la côte. A l'Est, les frontières avaient été fixées par la loi du i" février 1848 au Grand-Sestre. Bien que la France eût passé des traités en 1842 avec les chefs de quelques points compris dans les limites du nouvel Etat, elle n'en réclama pas le bénéfice en reconnaissant la République en février 1849. Mais les Libériens ont prétendu étendre leur territoire vers l'Est en dépit des traités conclus par la France avec les chefs de Garroway (1838 < )42}, de Tahouet de la rivière Saint-André (1788), ( j la rivière San-Pedro (1844). Une société de colo- 1 'ion créée au Maryland en 1831 avait fait quelques f ''ssementsdel83-îfi 1849entre le Grand-Sestre et le

Grand-Beriby ; en 1854, les colons se sont déclarés indépendants : le nouvel État de Maryland a été annexé en 1857 par Libéria, qui a réclamé alors la limite de Tahou, quoique les indigènes aient toujours, sur la plus grande partie de la côte, repoussé la domination des « Américains ». En 1868, les chefs du Grand et du Petit Beriby se sont placés sous notre protectorat ; ce traité et celui de 1842 avec le Garroway ont été ratifiés par le décret du 30 décembre 1883. Depuis 1882, Libéria réclame la frontière du San-Pedro. En 1886, le gouvernement français a eu Toccasion d'affirmer nos droits auxquels les perspectives d'avenir ouvertes à nos possessions par les explorations de MM. Binger et Treich-Laplène donnent une nouvelle valeur. Depuis 1888, des pourparlers se poursuivent à Paris entre le ministre des affaires étrangères et M. Carrance, consul général de Libéria; le siège des négociations doit être porté à Monrovia. *

Depuis 1845, nous avons des droits sur le Rio-Fresco, le petit et le grand Lahou, et toute la côte de Saint- André jusqu'au Grand-Bassam. En 1889, un poste de douane a été établi à Grand-Lahou, dont le trafic considérable est entre les mains de maisons anglaises; ce poste a été attaqué cette année par les indigènes, auxquels le commandant de V Ardent a infligé une amende. Les chefs du moyen Lahou et de Fresco ont renouvelé les anciens traités avec le résident intérimaire Péan ; le chefs des Jaks s'est déclaré dévoué à la France. Le roi d'Alepa a invité les négociants français à faire le commerce dans la rivière Gomoë. Les indigènes ont une industrie rudimentaire. Le mouvement commercial de nos établissements de la côte d'Or est considérable. Le capitaine Binger a recommandé l'établissement d'un chemin de fer de Grand-Bassam à Djenné par Kong, à travers une région d'une fertilité inouïe ; de B< •- Diouiassou à Kong, le chiffre des importations )t annuellement de 1,200,000 fr. Le capitaine Menai a repris en sens inverse le voyage de son coUègu'^ e

Graad-Bassam au Niger par Kong. Le gouvernement français a notifié aux puissances les traités conclus en 1889 avec le Djimini, TAnno, le Bontoukou et Kong. Ce dernier royaume étend son autorité jusqu'à la Volta noire; au delà de cette rivière, il conviendra de délimiter les sphères d'intérêts de la France, de FAngleterre et de l'Allemagne .

Dans la colonie britanique de la côte d'Or, Tor natif a été démonétisé (12 avril 1889) ; on admet les monnaies anglaises, espagnoles et américaines et les pièces d'or françaises.

Dans le Togo, le budget de l'Empire paie seulement la solde des principaux fonctionnaires (25,500 marks) et les frais des grandes explorations ; le budget local est en excédent (142,000 marks de recettes prévues pour 1891-1892; on aura 8,000 marks pour un fonds de réserve)» te nouveau tarif douanier commun des possessions franco-allemandes est en vigueur depuis le 15 mars. L'or français est, dit-on, plus recherché que les monnaies allemandes. Les négociants de Petit-Popo et de Porto- Seguro ont fondé une chambre de commerce. Il est entré au Togo, en 1889-1890, 2,271,895 litres de rhum, 22,732 litres de genièvre, 3,300 armes et 443,000 livres de poudre. Un arrêté du 14 décembre a restreint le commerce des armes et des munitions. Les essais de culture du tabac faits à Sebbe par la maison Victor sur un terrain appartenant au gouvernement paraissent donner de bons résultats. M. Goldberg, un des planteurs des Samoa, a commencé la culture du cotonnier, La main-d'œuvre est rare et les entreprises de plantations sont si lentement rémunératrices que le docteur Henrici a déclaré nécessaire de les encourager en accordant aux produits coloniaux allemands un traitement ( aveur. Une ordonnance a réglementé le commerce ( noix de palmes. Le lieutenant Kling, chef de la sta- 1 de Bismarckburg, est parti de Petit-Popo en no- ^ bre 1889, pour Kpandou, dont il devait étudier la } "*i*on politique*; il s'est rendu ensuite à Kratji, à

Salaga (janvier) et dans de grands marchés, inconnus jusqu*ici, situés au N. et auN.-E de Bismarckburg. Les agents des maisons anglaises vont jusqu'aux environs de cette station acheter le caoutchouc. Commercialement, toutes les routes de Tombouctou, de Sokoto et du Tchad se réunissent à Salaga, dont les produits se dirigent en général vers la côte d'Or anglaise, ainsi que ceux de Kpandou. Sur la route de cette ville à Lomé, M. de Puttkammer a choisi près de Jo remplacement d'une nouvelle station ; elle a été établie par le lieutenant Hérold et nommée Misa-Hôhe.

Le traité anglo-allemand du l®' juillet a fixé les limites de la côte d'Or et du Togo allemand, à partir du point du rivage adopté le 28 juillet 1886 par les commissaires des deux pays, de telle sorte que l'Angleterre a-it Péki et Crépi, et l'Allemagne Kpandou et Kratji. Les Crépi ont protesté contre la cession de leur pays à l'Angleterre. La Volta forme la limite des territoires des deux États depuis le confluent du Deine jusqu'à l'embouchure du Dakka. Au Nord de ce dernier confluent commence une zone qui a fait l'objet en 1888 d'une convention dont le traité de 1890 a révélé l'existence. Les deux États convoitaient les villes commerçantes de la haute Volta, avec qui la France a eu aussi quelques relations : en 1888, l'Allemagne et l'Angleterre ont décidé de neutraliser Salaga, Jeudi et la région environnante, en ce sens que ni l'un ni l'autre des deux gouvernements ne devra y acquérir de droits de souveraineté. La limite méridionale de la zone neutre est fixée au parallèle passant par le confluent du Dakka; ses frontières n'ont pas été •déterminées sur les autres côtés, dans la direction de TCong, de Gambaga, du Mosi. Au mois d'octobre un vapeur allemand a remonté jusqu'à Kratji la Volta, dont la navigabilité aurait une heureuse influence sur le dé"^ loppement du commerce. Le voyageur Krause est al Salaga au mois d'avril ; on n'a pas eu de renseignem^ sur la suite de son expédition.

Les explorateurs allemands cherchent à atteindr

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