‹ La vie politique à l'étrangerChapitre 37 sur 68 · OCCIDENTALE · texte numérisé non relu

OCCIDENTALE

Allemands. Nous avons vu e le capitaine de François 1 y conslniisit le fort de Wilse sont installées 700 familles es hommes de la troupe de armes et de l'eau-de-vie. Ils [ue et doivent assister impas- Qglantes des chefs hottentots ;és. L'opinion publique semble eut impérial de renoncer au er les droits. Tout ce qu'ont le commissaire impérial a été 1 être inquiétés. De décembre taiue a visité Rehoboth, Hoaimbert et le territoire contesté dation est rare. Il est allé, en i Okahandja. Il y a été rejoint ai, nommé consul à Port-au- ! en mission spéciale en Afriîoncluaion de traités, la situa- 'Allemagne à rencontre des us les chefs hereros, dans une nt déclarés fidèles au protec-

mds du traité du 1" juillet ont iraineté de leur pays sur lesnné à l'Angleterre le territoire enquête faite par M. de Franileur, et qui, d'après M. de gouvernement britannique un La nouvelle frontière suit le 0° long, jusqu'à son intersecyoinl le ti" long., le suit, et squ'au Zambëze de manière une bande de territoire large ossessions anglaises et portu-

ring a bissé le 21 août le dra- -

peau allemand à Warmbad chez les Bondelzwaarts. Il reste encore, pour que toute la région comprise dans la sphère d'influence soit liée par des traités de protectorat, à faire des conventions avec TOvambo et avec les chefs voisins du Zambèze. Le Parlement du Cap a exprimé le regret que la colonie n'eût pas été consultée lors de Tarrangement du i«' juillet, et a émis le vœu que des douanes fussent établies à Wallfishbay. Le gouvernement du Cap serait prêt, dit-on, à offrir à rÀllemagne 2 millions de livres sterling pour Tacquisition de ses possessions. Le gouvernement impérial ne paraît pas bien fixé encore sur la valeur de la colonie du Sud-Ouest ni sur ses projets d'exploitation. C'est à titre d'essai qu'il a demandé au Reichstag de voter encore pour 1890-1891, indépendamment des 29,500 marks destinée au commissaire impérial et à ses adjoints, une somme de 268,000 marks pour les troupes de protectorat, les frais d'administration, etc. Les guerres civiles des tribus ruinent le pays. Hendrick Witboy fait aux Hereros une guerre d^extermination. Kamaherero est mort le 7 octobre ; sa succession a été disputée.

Une ordonnance impériale a réglé l'exercice de la juridiction dans la possession du Sud-Ouest. M. Gôring a rendu deux ordonnances sur le commerce des armes et sur celui des spiritueux : pour faire ces trafics, il faudra obtenir une autorisation spéciale et payer annuellement un très fort droit de licence.

Nécrologie.

Le lieutenant Plat^ explorateur du Fouta-Djallon. — M. fla/tdad^ commerçant, nommé commissaire allemand au Togo en 1884, consul à Wydah depuis 1885. — M. Treich-Laplène^ anciea agent de la maison Verdier, explorateur, résident de France à> Grand-Bassam depuis 1889, âgé de vingt-huit ans. — M. Zeuner, capitaine badois, âgé de trente-huit ans, explorateur de Camei de 1887 à 1890. — H.Destrain^ secrétaire général du goiiyemem du Congo, au service de cet État depuis 1882. — M. Silva Po explorateur portugais qui a efifectué, l'un des premiers, la tr* sée de l'Afrique (1854-1857;.

Bibliographie.

Les colonies françaises, notices pabliées sous le patronage du sous-secrétariat d'État^ t. V et VI. — Bibliographie des ouvrages relatifs à la Sénégambie et au Soudan occidental, par M. Clozel {Revue de Géographie). — De Saint-Louis au port de Tombouctou, par E. Caron. — Dettx campagnes au Soudan français^ par Gallieni. — La campagne de 1890 au Soudan, par A. Rambaud {Revue Bleue), — La Mellacorée et la colonie de SieiTa-Leone (chez Ch. Bayle). — Reisebilder aus Libéria, par Btittikofer (t. II, Leyde). — Etude sur le royaume d*Assinie, par Reichenbach (Rull. S. G.j avec carte). — Carte du haut Niger au golfe de Guinée, par Binger (3 feuilles). — Im Lande des Fetisches, par H. Bohner (Bâie). — Les établissements français du golfe de Bénin, par A. d'Albeca (avec carte). — Voyage au Tado, par le même (avec carte; Comptes rendus de la S. de G.). — Carte de Vitinéraire de la mission Bayol de Porto-Novo à Abomey, — Mittheilungen aus den deutschen Schutzgebieten (cartes et relations de Kling, Morgen, etc.). — Bas-Niger, Bénoué, Dahomey, par le commandant Mattei (Grenoble). — Calabar and its missions, par Goldie (Edimbourg). — Cartographie de Cameroun, par L. Delavaud (Mouvement géographique, dans la Revue de géographie, novembre). — Carte de Cameroun (Deutsche Kolonial Zeitung, no 20). — Carte des explorations de MM. Iradier, Ossorio, etc., par le colonel Coello (1/1000000). — Le Congo, par Droogmans (Grande Encyclopédie). — Carte de l'État indépendant du Congo, il* édition, parWauters. — Le mouvement g éogi^aphique (Bruxelles), passim. — Mon voyage au continent noir, par Trivier. — La conférence anti-esclavagiste et les droits d'entrée dans l'État du Congo, par un négociant hollandais. — LÉtat du Congo et son avocat, par le même. — L'État du Congo et le commerce, par le même.

— La conférence de Bruxelles et les Pays-Bas, par un ami de la vérité. — L'État du Congo et la Compagnie de Rotterdam, par le même. — La mission de l'Oubanghi, par le P. Augouard. — Journal et correspondance du major Barttelot, publiés par son frère. — Stanley Rear Column, par Troup. — Five years among the Congo canibals, par Ward. — Descripçao do viagem a Mus- ^amba do Muatianvo, par H. de Carvalho (Lisbonne). — Etnographia e historia tradicional dos povos da Lunda, par le même.

— Sketch map of the Damaraland goldfields, à 1 /320000 (Cap). —

>theca açoinana, par E. do Canto (Ponta-Delgada). — Cinq 'S de séjour aux îles Canaries, par le docteur Verneau.

Cap. — Une question , dans l'Afrique australe, embrasse en ce moment toutes les autres, la question de la fédération sud-africaine. A vrai dire, cette question est presque aussi vieille que la domination des Anglais : dès qu'après les traités de Vienne, ils furent définitivement installés dans la colonie qu'ils avaient enlevée aux Hollandais, le Cap prétendit à la suprématie sur tous les territoires voisins; de là les exodes ou treks des populations boers qui refusaient de se laisser conquérir ou assimiler, de là les diverses expéditions entreprises contre les nouvelles républiques boers ou contre les tribus indigènes, bassoutos, cafres ou zoulous. Depuis que les Boers de la colonie du Cap, qui ont cru en nombre, y sont devenus politiquement les maîtres et que l'antagonisme ethnique qui existait jadis entre les maîtres anglais de Table-bay et les Hollandais de rOrange et du Transvaal s'est ainsi apaisé, la lutte est devenue économique. Capetown, marché commercial de la colonie, prétend le devenir de toute la partie méridionale du continent ; elle prétend que l'Orange et le Transvaal, qui ne touchent pas à la mer, n'aient ] d'autre port que le sien, et que les lointains domai de la British South Africa Company soient, eux aui de son ressort. Tout l'effort de son gouvernement tf

à ce but; c'a été, cette année, sa principale préoccupalion.

Nous avons vu l'an dernier la diplomatie du Cap à. l'œuvre pour essayer d'entraîner dans une grandeunion douanière le Natal, l'Orange et la République sud-africaine. Cette année, tout en poursuivant à Cfr sujet les négociations, le ministère colonial a pris, en quelque façon, une voie parallèle, et il se prépare à mettre quelque jour en présence d'une sorte de fait accompli les gouvernenements voisins réfractaires à l'absorption. Son plan est d'entourer si bien de chemins de fer les petits Etats récalcitrants, de construire jusqu'à leurs frontières, ou jusqu'à leurs principaux centres, s'il est possible, tant de lignes aboutissant au Cap m du moins aux marchés anglais de la c6te, que le commerce de ces pays soit drainé tout entier et que l'intérêt môme des particuliers finisse par exiger des. gouvernements qu'ils cèdent et souscrivent à l'union douanière, prélude de la fédération de l'Afrique australe.

Ce sont les chemins de fer qui ont fait en grande partie les frais de la politique du Cap en 1890. Le premier ministre, sir Gordon Sprigg, était le partisan déterminé de leur extension ; il avait entrepris, à son arrivée au pouvoir, de mener à bien le vaste plan conçu dès- 1872, et qui consistait à établir une grande ligne partant du Cap et se dirigeant le long des frontières de l'Orange et du Transvaal, par Kimberley, puis, plus tard, Mafeking, peut-être enfin Shoshong, jusque vers la frontière septentrionale de la sphère d'influence britannique; son rêve était de ramifier sur cet énorme tronc un grand nombre de lignes secondaires : l'une, celle qui part de Port-Elisabeth, est en plein fonctionpon^ent; une autre, celle de East-London, est amorcée j ;u'à Aliwal, et n'attend plus que le bon vouloir de I inge pour s'avancer jusqu'à Blœmfontein et rejoint Kimberley; beaucoup enfin sont préparées sur le ] '-".T et il voulait les faire exécuter. Les colons ont les -

mêmes ambitions ; ils comprennent les avantages qu'ils retireront de ces voies ferrées, et pendant longtemps ils soutinrent sir Gordon Sprigg. Celui-ci alla de Tavant, et sir Henry Loch, le gouverneur, put annoncer à la fin de mai, à Touverture du Parlement de la colonie, qu'avant la fin de Tannée, le chemin de fer s'avancerait jusqu'à Vrybourg, en plein Bechuanaland. Quelques jours après, sir Gordon, profitant des bonnes dispositions de l'Assemblée, crut devoir lui présenter un projet d'ensemble; il ne se borna plus à des plans vagues, mais donna des chiflFres précis et parla sans s'effrayer des frais que la colonie aurait à prendre à sa charge, car il entendait que ce fût elle qui construisît en grande partie les lignes. Mais le ministre avait trop présumé des forces de son Parlement ; aussitôt connu, le plan fut discuté de toutes parts ; il ne fut plus question bientôt que de la note à payer; dès les premiers jours de juillet l'opposition était telle que la chute du cabinet était probable et en effet, le 17, un nouveau ministère était formé.

Était-ce de la part des législateurs de la colonie un pas en arrière? Assurément non, et le choix seul du successeur de Sir Gordon Sprigg le fit clairement comprendre : ce fut M. Cecil Rhodes, le propre agent au Cap de la South Africa Company^ celui qui avait le plus travaillé à la créer et l'un des apôtres de l'expansion économique et de la fédération; il prit le ministère des Lands and works ou des travaux publics. Ses collaborateurs furent M. Merrimann, ministre des finances; M. Sauer, secrétaire colonial ; M. Rose Innés, attorney général; M. Faure, secrétaire des affaires indigènes; et M. Sivewright, ministre sans portefeuille. M. Rhodes, en prenant possession de sa charge, déclara qu'avant tout il se considérait comme un ministre sud africain; il promit seulement d'être très prudent en matiè financières. Celte réserve était bien due à Sir Gon Sprigg, car, hormis ses plans financiers, ce fut sa p tique que continua M. Cecil Rhodes. Il semble n»*

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qu'il Tait quelque peu exagérée : principal intéressé dans la Compagnie de TAfrique du Sud, il confondit jusqu'à un certain point les intérêts de sa Société avec ceux de ia colonie entière et même ne fut pas, dit-on, sans inquiéter parfois les plus prudents d'entre ses concitoyens.

Le développement de la sphère d'influence britannique vers le Nord, qui prit cette année, grâce à M. Rhodes et à ses agents, une extension considérable, avait paru d'abord à tous les négociants et spéculateurs du Gap le gage d'un avenir éclatant pour leur capitale; mais quand ils virent M. Colquhoun, le chef de l'expédition au Machonaland, se faire l'apôtre du chemin de fer du Poungoué, qui ferait de Beira, dans les possessions portugaises voisines, le port principal des fertiles territoires de la Compagnie britannique, une sorte de défiance se produisit, une appréhension vague d'avoir fait inutilement des sacrifices gigantesques dont d'autres profiteraient. C'est là une impression à peine perceptible encore et il se peut qu'elle ne soit pas fondée et se dissipe vite ; mais il semble que le gouvernement anglais s'en soit inquiété ; il est fort aux aguets de ce qui se passe au Gap, et peu soucieux de donner des armes à la minorité non loyaliste qui rêve le détachement absolu de l'empire britannique et à qui profite le moindre mécontentement. Aussi a-t-il résolu d'examiner de près le problème de l'Afrique australe, et pour cela lord Knutsford a mandé à Londres à la fois le gouverneur Sir Henry Loch et le premier ministre, M. Cecil Rhodes, qui s'embarqueront dans les premiers jours de 1891.

Natal. — La colonie du Natal est loin d'avoir les mêmes

intérêts que celle du Gap et l'on peut même dire que,

sur bien des points, ces intérêts sont absolument oppo-

«'^^ Ainsi le rêve du Cap d'établir une vaste fédération

ifricaine n'est en aucune façon celui du Natal. L'on

v^uvient qu'en 1889, si le Natal consentit à se faire

ésenter à la conférence^ de Blœmfontein, qui devait

'" entre les divers États de l'Afrique australe une

sorte d'union douanière, son Conseil, au grand regret de TAssemblée du Cap, rejeta le traité; c'est qu'en effet ce drainage économique des États boers que le Cap prétend établira son profit serait funeste au Natal, qui s'ef- -force d'y faire obstacle ou au moins de prendre ses précautions. On cherche au Natal à attirer à soi le commercé de rOrange et du Transvaal; aussi, le transit €St-il presque libre par la frontière de terre de la colonie. Tandis que le Cap construirait des chemins de fer. Natal ne restait pas en arrière; Durban est relié depuis plusieurs années à la frontière de l'Orange par une voie ferrée, et l'on en construit une autre, à grands frais, au jnilieu d'une chaîne de montagnes hautes et difficiles, jusqu'à la frontière du Transvaal, jusqu'à Coldstream; ^lle sera inaugurée en 1891.

La colonie commence d'ailleurs à prospérer, délivrée ^n partie des inquiétudes périodiques que lui donnaient autrefois les tribus zoulous de sa frontière septentrionale ; celles-ci toutefois ont besoin encore d'être sévèrement surveillées, malgré leur affaiblissement. Il fallut au commencement de 1890 transporter à Sainte-Hélène deux chefs insoumis, Dinizulu et Undabuko, ce qui provoqua les réclamations indignées de la Société londonienne de protection des aborigènes. L'agriculture se développe lentement; en 1890, les récoltes ont été médiocres à cause des pluies trop abondantes; pour l'industrie, le gouvernement a eu l'idée d'offrir une prime considérable de 20,000 livres sterling à qui introduirait et acclimaterait dans le pays vingt industries nouvelles.

La colonie s'est encore plus occupée de politique que de réformes économiques, cette année : elle est colonie de la couronne et a le désir de devenir colonie -de self gôvernment^ et d'avoir un parlement. Cette ambition, qui la travaille depuis longtemps, a i rendu l'exercice du pouvoir assez difficile au goi neur; le conseil élu a dû être dissous à plusi. i reprises, et les derniers mois de 1890 ont été cons*» »

presque uniquement à la campagne électorale, d'où ^oit sortir la réforme si impatiemment attendue.

Une statue de la reine Victoria a été érigée le 8 juillet à Pietermaritzbourg, en présence du gouverneur, Sir Charles Mitchell, des autorités et d'un grand concours de population.

Orange. — On a vu que, Tan dernier, Tun des premiers actes de M. Reitz, le nouveau président, avait été de se lier par un traité d'alliance avec le Transvaal ; Vun des principaux articles portait que TOrange ne concéderait dorénavant aucun chemin de fer, sans s'être entendu préalablement avec la République sud-africaine : c'était marquer nettement son intention de s'opposer aux empiétements économiques de ses voisins, mais il semble que ce beau zèle soit bien passé, et Ton ne voit pas que cet article au moins du traité ait eu même un commencement d'exécution. Il y a plusieurs années que la ligne qui devait relier Bloemfontein aux chemins de fer du Gap est concédée et le traité ne s'appliquait pas à elle ; mais, cette année même, un congrès réuni à Bloemfontein demandait le prolongement à travers la République des lignes construites par les colonies anglaises voisines (avril); Sir Henry Loch et M. Cecil Rhodes, de passage dans la capitale, réclamaient avec insistance les mêmes mesures (mai), et quelques jours après le Volksraad lui-même de la République autorisait le Président à céder à ces instances. Le calcul du Cap avait donc réussi ; les populations boers commençaient à comprendre combien leur situation économique serait améliorée par des relations directes avec la métropole; leurs sentiments particularistes cédaient le pas à leurs intérêts matériels, et le gouvernement avait la main forcée. Le prolongement jusqu'au Vaal, à la frontière septentrionale de la République, de la ligne Bloemfontein est aujourd'hui chose décidée, et en me temps les travaux de la ligne de Bloemfontein à "rismith, sur la frontière du Natal, sont commencés. 'Orange parait être entraîné dorénavant à graviter

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autour du Cap; il a signé avec lui Tan dernier une convention douanière, qui a été ratifiée en mai 1890 par le Volksraad ; la seule restriction que cette assemblée ait faite à son entière adhésion est la demande qu'elle a adressée au Président d'essayer d'obtenir du Cap l'abaissement de certains droits; elle a en même temps manifesté le vœu que le Natal renonce à sa politique séparatiste et qu'il entre dans le nouveau système douanier.

République Sud-Africaine et Soaaziland. — La République Sud-Africaine au contraire continue de résister tant qu'elle peut aux empiétements de la colonie du Cap ; mais le bonheur qu'elle a eu longtemps dans celte lutte inégale paraît l'avoir abandonnée et l'on peut prévoir le moment où, elle aussi, sera amenée à s'abandonner à sa destinée.

Sur la question des chemins de fer, le Président Kruger a résisté longtemps. Il y a eu des difficultés particulières; en effet, beaucoup d'individus originaires du Cap sont venus s'établir au Transvaal dans la région aurifère et ils ont organisé dans le pays un véritable mouvement pour que les bassins miniers fussent réunis à la grande voie du Cap ; leur intérêt était d'ailleurs évident, et leur nombre leur donnait une influence considérable. M. Kruger brava l'impopularité et refusa de céder à aucune objurgation : il se borna à déclarer que les mines ne tarderaient pas à avoir un débouché sur l'Europe, le chemin de fer qui doit réunir Pretoria à la baie de Delagoa étant en construction. C'est lui qui a eu l'idée de cette ligne destinée à aboutir au territoire portugais et qui doit procurer toutes sortes d'avantages à la République, sans la mettre sous la dépendance du Cap. Les mineurs, soutenus par les autorités coloniales voisines, devenant plus pressants et déclarant qi^'»" jour assez proche où ils seraient la majorité dan$ République, ils sauraient bien amener le gouvernen à composition, le Président prit même à leur égard mesure radicale : il ne craignit pas d'avoir recou

IQDE AU3TRAXE 437

ionnelle , grâce à laquelle, au cas irs auraient la majorité dans la roit de veto resterait toujours à la créa et dont les anciens Boers, )ns, demeuraient les seuls élec-

emier et sans doute inutile efTort ! politique de la République Sud-

d'où certes on ne l'attendait itamées entre sir Francis de "Wineterre, elles délégués du Président e croyait, devaient, comme nous trnier, donner le Souaziland au ns marqué dans quelles circons-

négociations: il s'agissait simpleestion depuis longtemps pendante, ivaal et les spéculateurs de Durban

autres acquis des intérêts dans le taient également désireux de se ernemenl cruel et faible des po- )us la minorité du fils du dernier line, ils avaient même organisé minium, mais ce gouvernement FTisait pas et ils prétendaient donle solution définitive. Le Trans- ■miers, parce que la concession du r lui un nouveau pas vers la mer,

séparé que par l'étroite bande du iOn seule, à défaut d'autres, exci- ; pas céder et à défendre énergiions.

Ile affaire, sir Francis de "Winton nale émérite; il fut d'ailleurs très nupar songouvernementet parles du Cap. Sa grande habileté fut 1 et d'englober dans cette simple

tous les différends qui depuis tant es Boers du Transvaal et leurs voi-

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sins. Il commença par se montrer disposé à toutes sortes de concessions : il ne reconnut pas à la vérité que les Boers auraient droit à la propriété du territoire litigieux et insista pour le maintien d'une sorte de condominium, mais il admit volontiers que les Boers eussent la haute main sur les travaux publics du pays, ce qui était beaucoup pour eux; il fit plus : il leur concéda le droit d'établir un chemin de fer à travers le Souaziland et ne s'opposa pas à ce que cette voie, traversant le Tongaland, allât rejoindre la mer à Tembouchure du Kosi. C'était donc, à plus ou moins brève échéance, pour le Transvaal, l'assurance de deux débouchés sur la mer en dehors des possessions anglaises, et si le port du Kosi ne vaut pas celui de Lourenço-Marques, il ne saurait pourtant être absolument dédaigné ; il y avait là une nouvelle garantie d'avenir. Seulement, à quel prix sir Francis faisait-il payer ces concessions? Il demandait, en retour, que la République Sud- Africaine s'engageât à ne plus prétendre jamais à aucun agrandissement au delà du Limpopo, ce qui impliquait qu'elle laisserait la Compagnie du sud de l'Afrique s'étendre en paix dans le Machonaland et les autres vastes territoires inoccupés jusque-là par les Européens, et sur lesquels chacun dans l'Afrique australe a des prétentions plus ou moins fondées ; il demandait en second lieu que le président Kruger consentit au raccordement de tous les chemins de fer des colonies britanniques voisines avec ceux du Transvaal et à la construction d'embranchements sur les centres miniers les plus importants, ce qui serait Fabsorption économique de la République par le Cap à brève échéance, car tous ces chemins de fer étaient de construction aisée dans un pays presque plat, tandis que ceux du Kosi et de Lourenço-Marques avaient à traverser les massifs montagneux les plus rades et i — f les travaux n*y pouvaient avancer que très lenteme il demandait enfin que le Transvaal acceptât, con* rOrange avait fait Tannée précédente^ les tarifs de niers du Cap et préparât ainsi de ses propres m* >

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