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QJet qui tendait à modifier îs rurales dans les prodes droits que les grands tprès l'abolition des privi-
Les projets de loi déposés au Landtag par M. Mîquel après son arrivée au Ministère des Finances ont une importance sociale particulière. Dans celui qui réforme l'impôt sur le revenu, il a fait prévaloir le principe de l'impôt progressif, d'aprùs lequel les classes riches doivent être plus lourdement frappées que les classes laborieuses : on ne peut douter qu'il ne réponde en cela aux sentiments intimes de l'empereur; il paraît certain que ce projet sera adopté, mais avec des modifications de détail assez nombreuses; nous nous réservons de l'analyser Tan prochain après la discussion approfondie à laquelle il ne peut manquer de donner lieu.
Signalons enfin un projet de réorganisation des
caisses d'assurances pour la maladie, qui retire aux
caisses libres certains avantages dont elles jouissaient
et favorise celles qui sont soumises plus directe-
1 contrôle de l'État.
onvelle politique du gouvernement a modifié de dD parti socialiste. Au commencement de , il était fort mal disposé; les grèves de 1889 laissé dans les centres ouvriers une sourde agilont il profitait ; tout faisait prévoir de nouveaux nents. Le 18 janvier, les ouvriers mineurs de lalie adressaient un ultimatum aux compagnies, inl d'une grève générale qui éclaterait le !"■ fé- 3t ils auraient sans doute tenu parole, n'eût été lie de s'attirer au moment des élections quelque se affaire et de faire passer à leurs chefs en quelques semaines qui pouvaient être beaucoup lement employées ailleurs ; au reste, les patrons ïient disposte à se résolument défendre et t presque en même temps les hases d'une asso-
22 LA VIE POLITIQFE A L'ÉTBANGEB
dation pour se garantir des grèves. On pouvait croire qu'après le triomphe que les socialistes remportèrent aux élections du 20 février, préparé de longue main par une propagande savamment et patiemment organisée dans le secret des vereine et des ateliers, une explosion se produirait; tout au moins était-il probable que, maintenu quelques mois encore par la loi de répression, dernier souvenir du prince de Bismarck^ le parti profiterait de la liberté relative que lui apporterait l'expiration de cette loi au 1" octobre, pour montrer toute sa force. Ces prévisions, logiques peut-être, devaient se trouver absolument fausses.
Après le 20 février, il y eut des esprits exaltés pour imaginer que l'heure de l'action était arrivée. Mais ce ne sont pas les cerveaux brûlés qui, en Allemagne, sont à la tète du parti socialiste ; le comité parlementaire, composé des cinq députés les plus influents, qui avait présidé à toute la campagne électorale et qui était par conséquent le véritable vainqueur, jugea que jamais une plus grande prudence n'avait été nécessaire.
Les rescrits de l'empereur avaient eu en effet un très puissant écho dans le peuple, profondément attaché encore à la dynastie. S'il ne faut pas attribuer une importance excessive aux ovations qui furent faites à Guillaume II par des ouvriers dans les rues de Berlin, il est certain que ses intentions furent appréciées au loin: nul ne se défia de la parole royale et beaucoup songèrent que si l'empereur voulait bien leur accorder la journée de huit heures et faire droit à leurs plus urgentes revendications, il n'était nul besoin de l'agitation socialiste; les promesses de l'empereur, moin» vastes sans doute que celles de la démocratie sociale, avaient au moins l'avantage d'être assurées, semblait-il, et immédiatement réalisables, tandis que les autres, celles que les sectateurs de Karl Marx avaient inscrite à leur programme, n'étaient à espérer que dans un avi nir singulièrement lointain. Les chefs du parti soci liste, peu confiants dans les résultats pratiques d
inoncées, ne cruiire de l'état d'esrendirent compte, ambre ce moment
lections une sorte
, lent ses chefs ne
crarent pas à propos de se laisser oublier : ainsi le comité parlementaire consentit, bien qu'avec certaines réserves, à donner sa sanction officielle aux manifestations du 1" mai, qui d'ailleurs, sévèrement surveillées par la police, ne prirent pas de développement; de même il est très vraisemblable que le comité soutint de ses deniers les grèves qui éclatèrent à Berlin au cours de l'été, parmi les cordonniers, et dans d'autres corporations; il est certain qu'il fit distribuer des secours à, Hambourg aux cigariers et aux ouvriers du l>itiment; il paraît que plus de 400,000 marks furent dépensés en subsides dans cette ville où la situation était particulièrement grave, les entrepreneurs s'étant syndiqués pour refuser de donner du travail âi tous les mvriers appartenant à une association socialiste. Néannoins l'Allemagne ne fut pas agitée de ces grèves iSroyables , telles que celle des charbonnages, qui in 1889 avaient soulevé des provinces entières. La tacique était habile : c'était rassurer l'opinion publique [ui s'était fort nettement prononcée contre le renoufelleinent de la loi d'exception et qu'une explosion lurait pu faire changer d'avis; en même temps, c'était e donner le loisir d'attendre les premiers résultats le la nouvelle politique où s'était engagé l'empereur. Il semble vraiment que tout ait conspiré à faire le Bn des socialistes. Il parut d'abord que le gouverne- "■'"'. était disposé à profiter de l'émotion produite .es rescrits sur les ouvriers et qu'il allait se hâter !nir ses promesses. On vit à la vérité, comme nous ns dit, se succéder à bref intervalle la convoca- ■lu ConseH d'Ëtat prussien et la réunion de la
conférence internationale. Mais les adoucissements progressifs apportés au programme de cette dernière, notamment la non-discussion de la réduction de la journée de travail, furent une mauvaise entrée en matière. Le projet de réforme de la loi industrielle, une fois connu, leur fut une nouvelle déception; ils n'y trouvaient rien de ce que les rescrits impériaux avaient fait espérer. Les feuilles socialistes insistèrent longuement sur ce point, et une certaine défiance se produisit. Puis les lenteurs parlementaires ont fait leur œuvre : on a attendu le rapport de la commission pendant toute Tannée, comme nous Tavons dit; et les ouvriers se sont retournés vers les socialistes qui leur tendaient les bras. Ceux-ci ont opéré dans toute cette affaire avec une parfaite sûreté de coup d'œil : tandis que leur organe quasi officiel, le Volksblatt, raillait le peu de zèle de l'assemblée et le mauvais succès des efforts tentés par le gouvernement pour rallier les « ouvriers égarés », les députés socialistes au Reichstag ont déposé un contre-projet de réforme de la législation ouvrière, et ils ont réussi à y concilier la plupart des revendications du parti avec les déclarations de principes émises quelques mois auparavant par l'empereur luimême : tout s'y trouve, des réformes sur lesquelles les ouvriers avaient cru pouvoir compter, réduction progressive de la journée de travail, extension du droit de coalition, création de conseils d'ouvriers, sans compter un office impérial du travail ; c'était démontrer en quelque sorte que les socialistes seuls comprenaient les revendications des ouvriers et les soutenaient. lia été vite aisé de voir combien cette politique était habile. La loi d'exception a expiré le l**" octobre, et elle n*a pas été renouvelée. Les socialistes ont profité aussitôt de la demi-liberté qui leur était rendue après douze ans pour réorganiser en vue de la lutte à ciel ouvert leur parti plus habitué à la propagande secrète. Ils convoquèrent pour le 12 octobre un Congrès à Halle-sur-Saale. Dès le i" octobre, les délégués avaient été nommés régu-
lièrement dans les principaux centres, suivant des instructions envoyées par le comité parlementaire. On avait cru généralement que la réserve dont les vieux chefs du parti avaient fait preuve durant les derniers mois leur avait ôté beaucoup de sympathies et qu'ils trouveraient en face d'eux une opposition sérieuse, composée d'hommes plus jeunes et, disait-on, plus déterminés à une lutte énergique contre l'état social actuel ; dès les élections de délégués et dès la première séance du congrès, M. Schippel, M. Werner, et quelques autres (un groupe que Ton appela les Berlinois, car la plupart d'entre eux représentaient la capitale), protestèrent vivement contre le modérantisme des parlementaires. Mais à Fétonnement général, ces « jeunes socialistes », loin d'avoir l'oreille de leurs collègues, furent assez rudement malmenés, et quand ils proposèrent une sorte d'enquête sur les actes du comité, c'est à une défaite écrasante qu'ils aboutirent.
MM. Bebel, Liebknecht, Singer et leurs collègues firent adopter la plupart de leurs propositions à d'énormes majorités. Il fut convenu que la propagande par les Vereine — car c'est surtout de la propagande qu'il s'agit —serait continuée comme par le passé, puisqu'elle avait réussi, ainsi que la propagande par les réunions publiques et la presse. Mais tout cela, au lieu de demeurer soumis en quelque façon à l'initiative privée, fut centralisé; dorénavant, dans chaque centre, des «hommes de confiance » seraient régulièrement élus et chargés de tout ce qui concerne l'organisation du parti; ceuxci auraient à se soumettre aux instructions qui leur seraient envoyées par un comité central, moyennant quelques précautions, nécessitées par la dureté des lois sur les associations dans certains pays de l'Allemagne. Ce comité central composé de douze membres, avec deux idents, MM. Gerisch et Singer, serait la véritable du parti; rien ne se ferait que par lui, et il aurait ►rgane officiel, le Vorwaerts; c'est le titre que prit le iner VolksblaHk partir du 1®' novembre. Les grandes
lignes seules furent posées au congrès; le comité à la presque unanimité des voix, le mandat de s cerler dans une de ses premières séances sur ti points qui, pour une raison ou pour une autre, n vaient être traités en public.
Ainsi investi d'une toute-puissance limitée seul par la nécessité de se faire réélire, le comité cent siégèrent d'ailleurs la plupart des hommes qui oi tribué à la grandeur du parti, donna une no preuve et plus éclatante peut-être de son espri tique: au lieu de chercher à répondre aux excit de ses adversaires par quelque exagération, auc ses membres ne se départit de la tactique em depuis les derniers mois, et c'est à prêcher la ration qu'ils employèrent leur éloquence et leur ai sur le Congrès. M. Liebknecht a parfaitement ex les motifs de cette conduite : « Nous ne renoi dit-il en substance, à aucune de nos revendict mais nous croyons qu'en ce moment, il faut ui plus de réserves. D'abord, il ne faut pas nous co mettre vis-à-vis du pouvoir et nous faire Oter de liberté dont nous jouissons et qui nous sera si mais il y a plus. Nous devons considérer aujou que les centres ouvriers nous appartiennent; la donc le temps y achever nos succès et tournoni d'autre part. Jusqu'ici, nous n'avons pas d'adj dans les campagnes; c'est aux paysans qu'il faul adresser maintenant et nos idées les conque comme elles ont conquis les ouvriers. Seulemei faut employer d'autres moyens: ainsi, le paysi propriétaire dans l'âme ; n'allons donc pas lui dii d'abord que nous voulons détruire la proprii amenons-le peu à peu à. sentir l'injustice de l'é choses présent; le paysan est encore religieux: ce serait folie de lui crier que Dieu n'existe pas et q' ses prêtres sont des charlatans. Mettons notre dr peau dans notre poche, sauf à le sortir, quand il i sera temps et quand tout le monde, parmi nos ami
1 est à. peu près le ^rès de Halle ; sans ;u MM. Guesde et it venus prêcher le ît le plus antirelinalisme exigea que luralt nier que cet ices de réussir, sue du congrès de
de montrer encore •na à nommer pars trop éveiller l'atiiée encore à la 1 chargés de gérer i du parti ; à créer ux socialistes chars tous les ménages, s du même genre; ande dans les camème ait nulle part ïre; il y a eu quel- X, peut-être quelle, mais le mode
peut-être l'œuvre
- Les élections au ismarck et la polit modifié sensibleipement des partis [ue des socialistes. ut jusqu'au 23 janiltiance des natioavail formé, à, peu chancelier, et les èrement servi d'apsions, dans les cas inairea venait à lui lité des nationaux-
u« t!i Af.i ftr'MMHenral^nn «ommençail à se relÂ- |^« iU-faU-t*!* sJtsme** Aa B<!rklu>lag mirent à ■ AWmtiwi, quaiïiil 'pun'mr lifM), les nationaax- MK fKfut»ëreni 'Ik prolonger telle qaelle la loi de ■nUiit C'ulnr les so^ialûtes à laquelle le parti l'VttUiiir 0tta£liait une importance extrême; néanlu rarUA fooi^tionmi encore aux élections du 'ri'"', uiriiti qu'il avait été convenu en décem- Md. Uiiiiiit ft Mes adversaires, il avait été beaucoup un iliiiiK la proime officieuse, durant les derniers lu lu cuiiipaitmi électorale, d'une sorte d'anticartel Hiii'uiiiiil(llMpoii('i)i & conclure; il ne semble pas que iaI'n culliiiliqueM, progressistes, socialistes, etc., y juiiiaiM lii<iii N6rieusenient songé; en tout cas, il t iiurmie dittentu générale et les diverses circonsiiiM Muivlrunt sur ce point la politique qui leur lu plus avuntageuse; cependant, aux scrutins de l(igi>, loît Mocialiitles euivnt ordre de voter toujours tiMttilvvi'Hairt'S du i-artel, progressistes o» catho- , UaiiH louH Ifs cas où leur propre candidat avait imim^î Ivs progrt^ssistes en plusieurs endroits *iij»t vMv intime tactique; les catholiques répuit i( s'y pilier : iU votèrent presque partout poor vtîfcs^stes. mais très rarement pour les socia-
■i la uouveltc assemblée, le? catholiques se vèrunt tU-t: le* socialistes 36: le* progres-
(17: le parti du peuple (progressistes dissi— i du Wurtemberg particuliècemeut 9: les Alsa- Lurraiii.i 10: le:* Ouelfes IL; les Polonais 16;
lai.viit pour ceux ^ue le prince Je Bismiu-ck Lt ;ivec ooliji'e les. ennemis Je l'empire, enviroo i\, ttuiJis L|ue les couservaleurs u eu avaient 1. et nue les itatiouaiix-libarau.\ -jliiieut Lombés ml euM'mbie eiivii-oa liT voix, fous les,|ouraai '^liua <.'<iaiitéreul, bien haut la Jetaile du cbai et vie ses amis ot se tuireul eu ilen>irii'eo tir^ l^. iLuniaiiis prouostics; mais le priuce Je Bii
pas d') is, il D , et M nça de thorst :
tteurs, qu'au tes du , le prii rompit en ado
; d' « e' :hancel
début 'on avî Lstait p
plus I ient co seuls ai
du fai fTredél l'autre é mar n dehi artis, M iini, di Does le es méi sr s'effc listes,
la yie aarckl la Chai •. Certa noios i nbre, i
de l's
démissionnaire, avait reçu quelques années auparavant, malgré sa très grande fortune, l'exonération de certains droits de fîdéicommis de l'empereur Guillaume !•% ils s'empressèrent de se saisir de l'affaire, la grossirent, et allèrent un moment jusqu'à espérer y mêler M. de Bismarck, qui, disaient-ils, avait profité des mêmes faveurs. Ce ne fut d'ailleurs qu'un éclat d'assez courte durée. Le parti a traversé au mois de mai une crise assez sérieuse, quand quelques-uns de ses membres, en divergence d'opinions sur certains points avec M. Richter, de la « tyrannie » duquel ils se disaient obsédés, ont élu à sa place, à la présidence de leur comité <îentral, M. Schrader, qui, du reste, a été un des premiers à provoquer une réconciliation.
On peut signaler aussi quelques efforts du gouvernement pour se rapprocher des Polonais. Le prince de Bismarck les avait traités avec une extrême rigueur. Des sociétés de germanisation ont entrepris d'acheter leurs terres aux propriétaires polonais pour en faire des domaines allemands, des centres de culture allemande, et elles continuent de fonctionner, sans grand succès d'ailleurs. L'allemand est, dans les provinces slaves de la monarchie, la langue de l'enseignement et du catéchisme et, malgré les tendances bienveillantes qu'on prête à Guillaume II, aucun adoucissement n'a été apporté aux mesures prises à cet égard : Mgr Kopp, l'évêque de Breslau, les a rappelées dans une circulaire aux prêtres polonais de son diocèse qui auraient été tentés de l'oublier. C'était également le principe de Mgr Dinder, l'archevêque de Posen : ce prélat est mort au milieu de l'année, et on n'est pas encore parvenu à le remplacer, le chapitre de 1^, cathédrale et les autorites prussiennes n'ayant pas pu se mettre d'accord sur le nom de son successeur, à cause de la questio" nationale. Au contraire, sur d'autres points le nouvear gouvernement a donné satisfaction aux Polonais : h chancelier de Caprivi a rapporté l'arrêté par lequel soi prédécesseur, en vue d'éviter toute agitation slave.
onais des provinces voide venir chercher d'une ■avait dans les provinces ne grande importance :
lemigratioD est en euet tresiorte dans le grand-duché de Poseo et les ouvriers agricoles sont fort rares; quand on De pouvait en recruter à l'étranger, il était difficile de. faire les semailles et parfois les récoltes restaient sur pied faute de bras. Les députés des districts allemands de la Pologne s'en plaignaient comme les Poloniis, et même ceux de Silésîe, où la situation était pareille.
C'est avec le parti catbolique que l'entente a été le plus remarquable depuis la démission du princede Bismarck. Assurément M. Windthorst ne désarma pas et ne donna rien pour rien ; il nhésita pas à faire repousser par ses amis certaines lois; on peut dire pourtant que ce sont les catholiques qui, en somme, dans la plupart des votes importants, formèrent l'appoint de la majorité du gouvernement, moyennant certaines concessions accordées ou promises.
L'entente ne fut impossible que sur la question scolaire. Comme partout, les catholiques en Allemagne demandent l'école confessionnelle; à plusieurs reprises M, Windthorst a déposé des projets de loi au Landtag nodifiant sur ce point la législation actuelle ; celte nnée même, il a organisé à ce sujet une certaine gilalion, dans le pays; ainsi au congrès des cathoiques allemands (1), qui se tint à Coblentz, du 24 au 8 août, il prononça un discours fori applaudi, où il lémontra une fois de plus que l'école confessionnelle levait être le vœu le plus cher de tous les catholiques ■t qu'ils ne pourraient se montrer satisfaits tant qu'ils ''""Paient pas obtenu cette réforme ; c'est naturelle- ' celle que le gouvernement songe le moins à leur
L'n congrès des vieux catholiques se tint à Cologne, à la flir
aeorder : le- pr^^jet dt* loi <lêp<>fé an L;ui<îta|z ffoavem':ta'-ol snr la rpu^tî-rn «eiilairç m? [iii>ii!ia pas la ftiliiali'iti d-r* cathoiiqaes : c'est an (■^ntre qu'il dnt en partie la iJ-favear avec laqneLie il fut accaeilli. Il efil prfrlr.tlAK qu-^ si la qoeâtioa ila rappel des ordres expulsés avait été posée ao Parlement, elle eûl été rir^iAon é^lf;ment d'une fai-ou négative: elle n'est encore post-e qne dans te pays, où circule one pétition ao Rf;ich-<lag pour le rappel des jé;uile< : une contrepétition circule d'ailleors en même temps pour demander le maintien de l'étal de choses actuel, et c'est à qaoî l'empereur parait bien résolu. Le gouvernement commença par résister aux demandes des catholiques dans une affaire sur laquelle il parait aujourd'hui décidé à céder : on sait que, pendant la période du Kultnrkampr, on saisit les traitements d'mi grand nombre d'ecclésiastiques qui refusaient de se soumettre k certaines prescriptions des lois de mai; la somme retenue (sperrgelderj se monte à environ 16 millions. Les catholiques n'ont jamais cessé d'en réclamer la rcHtilution intégrale et M. de Bismarck s'y était codstnmnient refusé. M. de Caprivi essaya d'uue transaction : il offrit de payer les intérêts de la somme confis- <]uée, mais M. Windthorst déclara au Landtag que ses amis oxigeraicnt tout ou rien (18 avril) et le centre fit nipouBser un projet de loi qui, pourtant améliorait leur HÎtuaLion d'une façon notable; les négociations reprirent peu après; il paraît que l'on s'est mis d'accnrd ; l'aflUire reviendra à la Chambre en 1891 et Ton piiut croire qu'elle sera enfin réglée, après douze ans et plus de discussions. Sur un autre point, les catholiques ont eu un succès : H. de Huene avait demandé que les AéminaristeB fussent exemptés du service militaire, et io hasard d'une séance parlementaire avait fait que sa proposition avait été votée à. la fin de 1889; le 18 ja vior, le Roichstag revint sur son vote, mais il adopf a ■, nmondiimcnt qui accordait certaines facilités aux et diants en théologie.
lëpi indi ) qi
;éc préi mti
le !
Qgé du Ai de lagi &
dai
du tthin, dans les centres iodustriels, elle |
»u réussi encore, au contraire elle estir
nombreux succès à son actif en Bavière. On
issociations de paysans fondées par M. de S
^Ist, en Weslphalie notamment; les soc
in elles de sérieux adversaires ; malheurei
ianlé de M. de Schorlemer-Alst l'a forcé,
léeembre, de se retirer de la vie politique
i perdu en lui un de ses plus utiles soutieni
La plupart des questions militaires s<
ll''''"hstag ont été, grftce au centre, résolue
on du gouvernement; mais il n'y en î
.6 graves discussions à, ce sujet aussi
«mblée que dans le pays. A diverses i
"aux progressistes ont signalé avec
mauvais traitements dont les soldats étaient victimes de la part de leurs officiers; plusieurs de ces derniers mêmes, le capitaine Miller entre autres, avaient publié des brochures qui émurent Topinion, et M. Richter s'est fait au Reichstag Tinterprète de nombreuses protestations ; on ne voit pas d'ailleurs qu'il ait été rien fait pour lui donner satisfaction. Le public était d'autant moins bien disposé eti faveur des officiers que de récents scandales s'étaient produits dans ce corps, à la suite de pertes de jeu, et l'empereur avait cru devoir intervenir par la publication d'un rescrit (29 mars) sur le luxe des officiers. M. Richter et ses amis politiques se sont également fait les apôtres de la réduction à deux ans du service militaire, et il semble qu'une grande partie du pays la réclamait avec eux, puisque les députés catholiques ont également appuyé cette demande ; des pétitions ont circulé, des meetings ont été tenus dans l'Allemagne du Sud particulièrement, mais on n'a abouti à rien. L'empereur a, dit-on, pris l'avis des chefs de corps, qui n'ont pas été favorables à cette mesure; lui-même d'ailleurs y était résolument hostile, et il l'a laissé entendre; les journaux ont même rapporté que le ministre de la guerre, le général Verdy du Vernois avait été remplacé, parce qu'il n'était pas assez frappé des inconvénients de la réduction du service. L'effectif de l'armée s'est encore accru cette année d'environ 18,000 hommes. Le projet, déposé au mois de mai, se fondait sur une prétendue infériorité de 52,000 hommes de l'armée allemande sur l'armée française ; lors de la première discussion, au Reichstag, il fut fort mal accueilli, et la commission l'étudia de plus près qu'elle n'avait jamais fait ces sortes de projets; les progressistes s'élevèrent énergiquement contre toute nouvelle augmentation de crédits; les catholiques parurent d'abord disposés à voter avec eux, ce qui aurait entraîné le rejet de la loi; mais M. Windthorst se décida au dernier moment à borner son opposition à des vœux tout platoniques dont il
ent adoptés par la eom- ; vote de ses commisi allemande passa delin). Quelques semaines
. .., .__^ ne des fêtes nationales,
l'anniversaire de la mort du Grand-Électeur, puis le jubilé du feld-maréchal de Moltke : il associait l'armée i cette dernière cérémonie (26 octobre) en faisant transporter pour une journée dans la demeure de l'illustre officier général les drapeaux des régiments de la garnison de Berlin, conservés au palais impérial.
Le budget de l'empire pour 1890-91 s'élève en recettes et en dépenses à 1,280,336,000 m.; les contributions matriculaires fournissent 300,000 m, ; les dépenses militaires montent à 385,523,830 m. (permanentes) et 297,539,654 m. (extraordinaires); les dépenses de la marine à. 38,267,000 m. (permanentes) et 41,483,570 m. (extraordinaires). Le budget du royaume de Prusse se monte à 1,593,093,000 m.
La politique coloniale a tenu une place considérable daps la vie du peuple allemand. Nous n'avons pas à ntrer ici dans le détail des événements qui se sont prooits daiis chacune des colonies ; on les trouvera relatés ans un chapitre spécial, où sera analysé également leraité du 1" juillet ; c'est uniquement de la politique uloniale au Parlement et dans le pays que nous avons nous occuper en ce moment.
La direction coloniale, dont nous avions annoncé l'an
ernier la création, a été organisée le 1"' avril à l'office
es affaires étrangères. Son chef a été d'abord le
'' Krauel, ancien consul général à Londres, qui, en
ùt, dirigeait toutes les affaires coloniales depuis 1883.
'■a juillet, il a été remplacé par le D' Kayser, un ancien'
Ident du prince de Bismarck, qui eut l'habileté de
,erver son crédit en haut lieu après la crise du
s de mars. La direction dépend, pour les affaires
itun caractère diplomatique, du secrétaire d'État
ifTaîres étrangères, etdu chancelier seul pour toutes-
ri'-
les questions d'administration coloniale; elle comprend un très petit nombre d'employés, bien choisis et bien payés. Un conseil colonial a été créé au mois d'octobre; il est composé de membres nommés par l'em pereur et choisis parmi les fonctionnaires et les personnes connaissant le mieux les questions coloniales; mais il n'a pas encore été réuni.
Le prince de Bismarck avait déclaré à maintes reprises qu'il ne faisait pas de colonisation factice, mais qu'il se bornait à soutenir de l'autorité de l'empire les négociants allemands et à suivre leur impulsion en ces matières. Dans les derniers temps de son administration, il avait dû se départir parfois de ces principes, nous l'avons vu; son successeur, le général de Caprivi, que l'on disait peu favorable pourtant aux entreprises lointaines, dut s'avancer encore plus loin dans la voie nouvelle, et l'on peut dire qu'aujourd'hui l'ancien principe du prince de Bismarck n'est plus guère mis en pratique. Une administration impériale remplace partout celle des compagnies, mais en même temps M. de Caprivi s'est efforcé de liquider les entreprises trop aventureuses ou peu avantageuses : sur ce dernier point, le chancelier a été très généralement approuvé, si ce n'est par les fougueux coloniaux de la Gazette de Cologne; ceux-ci n'ont cessé de déclamer contre le traité du l"juillet, qui est assurément le triomphe de cette politique. Mais il ne paraît pas que ces chauvins soient suivis par l'opinion : celle du Reichstag s'est très nettement manifestée en plusieurs occasions, et elle est demeurée dans un juste milieu.
Il a voté les crédits extraordinaires demandés pour faire face aux dépenses coloniales (4,540,000 m. pour l'Afrique orientale ; 350,000 pour la ligne de navigation de Zanzibar), aussi bien que le budget habitu ^ des colonies de l'Afrique occidentale, et en mémetem il a pris acte avec satisfaction des déclarations du cha celier qui annonçait, en lui présentant le traité angl allemand, que la période des conquêtes était termin
leur devait commencer ! d'extensive devint inla majorité; même au atz, la politique coloagissait, il est vrai, de
atholiques ont toujours
mtionner certains faits ins rapports avec la po- (lenl a été considérable, de l'empereur sur les nibre. Une commission étudier les réformes à s de l'enseignement des levoir en inaugurer les ! la première séance, il es nerveuses dont il est e devrait être selon lui mande : on lui apprend Luciennes, dit-il, et pas it capables de former le it le thème qu'il déve- )ut le corps enseignant.
iment pris à partie dans als Erzieher, qui avait t en quelques mois plus ,rès nettement contre le s ne parait pas avoir eu commission scolaire fit
ur avait, ft plusieurs re- ■, l'un des prédicateurs lande piétiste et antiongues années à Berlin, fait fondée, la Stadtmis-
^on. M. Stœcker s'était soumis un moment au lendemain de chaque réprimande, mais avait repris sa campagne de plus belle aussitôt après, estimant sans doute que Guillaume II se souviendrait toujours, au moment de perdre patience, des relations qu'il avait eues jadis avec la secte piétiste, quand il était encore simplement le prince Guillaume de Prusse et fort lié avec M. de Waldersee, le plus haut placé des protecteurs du groupe. Cette année, cependant, les calculs de M. Stœcker ont été déjoués ; après la retraite du premier prédicateur de cour, au mois de novembre, le pasteur Stœcker, qui avait des droitp à la succession et y comptait, fut évincé; dépité, il donna sa démission, qui fut acceptée. L'événement fit grand bruit dans les journaux : il témoignait en effet que l'empereur réprouvait nettement la campagne antisémite et piétiste, qui avait passé un moment pour lui être chère.
Le 17 mai, une allgemeine Ehrenzeicken (croix d'honneur) en or fut créée pour la Prusse.