‹ La vie politique à l'étrangerChapitre 6 sur 68 · II. — Bavière, Wurtemberg et autres États · texte numérisé non relu

II. — Bavière, Wurtemberg et autres États

L'Empereur a fait au cours de l'année 1890 plusieurs voyages en Allemagne ; continuant la série de ses visites aux princes qu'il n'avait pas encore salués dans leurs résidences, il a été reçu par le grand -duc d'Oldenbourg, puis il a fait une tournée dans les duchés de Saxe et s'est arrêté à Eisenach, à Weimar, et notamment à la Wartbourg.

Un fait curieux, et qui mérite d'être signalé en commençant cette rapide esquisse de la vie politique locale des États allemands, c'est le bruit qu'a fait cette année le particularisme. Assurément, il ne faut rien exagérer ; il faut surtout que les étrangers soient intimement convaincus que l'Allemagne, en cas de guerre, se retroi verait toujours unie malgré les querelles qui y peuvei naître de temps à autre. Ce mot même de particularisn ^st peut-être un peu gros pour désigner le mouvemei

ns aux journaux al-

a.frazette nationale, [ui ont cru devoir ' dénoncer au pays res : « Le Bundese particularisme. »

L'Empereur était sans doute plus près de la vérité, quand, dans son discours du mois de décembre sur les réformes scolaires, il se borna à faire allusion à certaines tendances centrifuges. Quoi qu'il en soit, il n'est cas douteux que dans divers pays d'Allemagne, beau- :oup ne voient d'assez mauvais œil s'accentuer chaque our l'hégémonie de la Prusse, — car il ne s'agit de ien autre, — et qu'ils aient marqué quelque veléilé de protester. Nous ne signalons que pour ménoire le particularisme mecklembourgeois, dont 'organe attitré, le Mecklemburger, au moment où 'empereur célébrait le jubilé du Grand-Électeur, déilaraitque certes ce n'était pas là une fête commune I toute l'Allemagne et qu'il y avait encore des princes 1 pour ne pas se laisser attacher au char triomphal des lohenzoUern ». Les sentiments hostiles à laprussiûcaion du pays sont beaucoup plus marqués dans certaines )rovinces du royaume de Prusse mênie, démembrenents d'Ëtats voisins ou anciens Etats souverains, plus mmoins récemment incorporés; nousavonsdéjà parlé le la Pologne, qui est le principal foyer de résistance — nous ne voulons rien dire de l'Aisace-Lorraine ; l faut ajouter que la résignation n'est pas absolue dans .'ancien électorat de Hesse et surtout dans l'ancien "oyaume de Hanovre. En Hesse, le mouvement semble later de cette année seulement; aux élections au Landlag provincial, un certain docteur Martin a fait appel »ux sentiments de loyalisme des habitants envers leur le dynastie déchue et il a proposé de fonder un ides droits de la Hesse; au reste, il n'a eu qu'un iocre succès. Les partisans de la maison des Guelfes •". contraire un parti de force tout à fait respec-

table en Hanovre; rien n'indique que les qu'ils incarnent s'affaiblissent dans le pays, car le petit j^roupe de députés gueires au Reichstag est loin de diminuer; ils sont 11, et s'agitent vivement, toujours prêts à voter contre le gouvernement, ou à manifester hautement leurs opinions, comme par exemple, le ^2 janvier, à la séance du Reichstag, sans grande chance d'ailleurs d'arriver à rien de bien sérieux.

Mais c'est dans l'Allemagne du Sud, on le sait, que les sentiments d'indépendance ont gardé le plus de vigueur. C'est dans le Wurtemberg peut-être que la lutte est le plus vive et le plus générale, car l'ingérence de la Prusse y a été moins déguisée que partout ailleurs, et elle a soulevé cette année même des réclamations passionnées. On s'était efforcé à Berlin de mettre peu à peu la main sur l'armée wurtenibergeoise; il y avait encore à Stuttgard un ministre de la guerre ; mais c'était un général prussien qui commandait le corpswurtembergeois, et beaucoup de colonels étaient des Prussiens. Cette situation irritait fort la population; et ce n'était pas une simple affaire d'amourpropre local; il y avait plus: les soldats wurtembergeois, et même les officiers de grade inférieur, se plaignaient de la dureté etduméprisque leur témoignaient les Allemands du Nord chargés de les commander el, semblait-il, de les « dresser » ; c'était un wurtembergeois, ce capitaine Miller qui publiait une brochure si virulente sur les misères du soldat allemand, el sa protestation trouva de l'écho parmi ses concitoyens. Chacun souhaitait qu'un tel état de choses changeât, et ce ne fut qu'un cri, lorsque le commandant du corps d'armée, le général d'AlvensIeben, quitta Stuttgard, pour demander que son successeur fût du pays. Il semble que l'on hésita à BerUn; on finit pourtant par faire droit aux réclamations du Wurtemberg, ce qui ramena calme dans les esprits; mais un rien suffit pour les a^ ter de nouveau : on le vit bien, quand le bruit coun qu'un Prussien allait être nommé directeur des chemii

llut un d sont les eut agité, l'adoptior îs impôts

liment de que prés

parti du i montra

domineu

tnt de to 'Our le s rai que, ( arois est continuai j année à I cation vi jccupés i ires leur ] situaiioi .é catholi choses à )oser au ., expulsa ; faire pa .tribués à é sur ce r au Bun< ■, disait-i ïit souten

iflit e'était élevé entre le ministre et l'Assemblée. La imbre haute, au mois de février, donna gain de cause gouvernement, ce qui légalement termina l'incident, utant que sur ces entrefaites mourut le chef du lire bavarois, le baron de Frankenstein. -es évoques, qui s'étaient toujours montrés partiièrement ardents en cette affaire, la reprirent en LS-main et la transportèrent devant le pays. Ils proirent de tenir k Munich, au cours de l'été, un vaste igrès, qui aurait, sinon forcé la main au gouvernent, au moins manifesté d'une façon éclatante les timents des catholiques bavarois. Le régent est fort igieux, mais il tient avant tout & ce que l'ordre ne t point troublé dans le royaume ; il craignit une excitation fâcheuse : une négociation fut entamée ■lui, dont on ne sait presque rien, si ce n'est le rétat : tes évêques renoncèrent à leur congrès. Y isentirent-ils gratuitement? c'est ce qu'il est impos- [e de préciser ; seulement on apprit, peu de jours es, que le ministère était remanié et que M. de '.7. se retirait (l"' juin) ; il invoquait des raisons de té, et en effet, il ne tardait pas à mourir. Il fut iplacé par M. de Millier, un des principaux foncinaires de la police. Le public vit à tort ou à raison î corrélation entre la retraite de M. de Luti, l'adsaire implacable des catholiques bavarois et qui lit conduit contre eux toute la campagne du Kulkampf, et la concession qu'avaient faite les évë- !s; celle-ci d'ailleurs ne fut guère qu'apparente : tous côtés, au cours de l'été, jusque dans les plus ites villes, des congrès locaux se tinrent, où circuîntdes pétitions, rapidement couvertes de signatu- , en faveur du rappel des congrégations expulsées, mmoins le régent avait atteint son but, et nulle pa"' 'dre n'avait été troublé. Les autres événements q sont produits en Bavière n'ont qu'une importanr ez secondaire : nous nous bornerons à signaler, out élections administratives de cet automne, où les pr.

gressistes et les socialistes ont été fort malmenés, le rajeunissement des cadres de l'armée, imposé par le grand état-major de Berlin, et dans un autre ordre de faits, l'adoption d'un tarif identique à celui des chemins de fer de TEtat prussien pour le transport des marchandises; cette question des tarifs prendra, diton, une certaine importance en 1891 .

L'agitation des catholiques de Bavière se fît sentir dauns les États-voisins ; ainsi, en Wurtemberg, des tentatives réitérées furent faites pour créer au Landtag un parti du centre, et, dans le grand-duché de Bade, les députés catholiques firent parler d'eux plus encore que de coutume : tout comme les Bavarois, ils soulevèrent la question des vieux-catholiques ; ils émirent également des protestations contre la loi de 1874 qui punit le refus des sacrements ; mais ces manifestations n'ont guère qu'un intérêt local, tout comme celles de quelques démocrates particularistes, qui se trouvent à peu près seuls dans le grand-duché à blâmer le gouvernement de sa déférence presque absolue pour la Prusse ; on peut croire cependant que c'est contre eux qu'est dirigé en partie l'un des articles de la loi sur la réforme communale votée au mois de juin, et qui reconnaît « à tous les Allemands habitant le pays de Bade le droit et le devoir de participer à l'administration et à la représentation communales ».

Il n'y aurait aucun intérêt à passer en revue la plupart des autres États, où la vie locale est à peu près nulle. En Saxe, le ministère ultra-conservateur de M. de Nos titz- Wall witz a été renversé dans les derniers jours de l'année; en Saxe-Cobourg-Gotha, le ministère encore plus réactionnaire de M. de Bonin, qui n'admet dans l'administration que des conservateurs pur-sang, **«* sérieusement battu en brèche; les élections des Bs d'Oldenbourg, de Schwarzbourg-Rudolstadt, de ieck, n'ont pas altéré la physionomie, très effacée leurs, de ces assemblées ; le prince de Reuss (branche ) continue à garder à l'égard de la Prusse l'attitude

44 LA VIE POLITigUE A L'ETRANGER

boudeuse qu'il a depuis 1866 ; il a pu faire abc année la réforme de ses finances, très obérée vant et qui sont aujourd'hui redevenues sulï prospères ; Hambourg s'occupe du projet d'un port en eau profonde à Cuxhaven ; Brème a eu une exposition de l'industrie de l'Allemagne du Nord-Ouest ; le gouvernement de Hesse-Darmstadt a eu à se préoccuper de l'antisémitisme, qui, grâce à quelques agitateurs, fait de graves progrès dans les campagnes du duché, et il s'efforce de les entraver ; le Landtag y a voté diverses lois ayant un caractère social ou économique, et il a refusé l'établissement d'une loterie d'Ëtat, invitant même le gouvernement à demander au Bundesrath l'abolition de toutes les institutions de ce genre en Allemagne. Le Hecklembourg continue à être un Etat féodal sur le modèle de ceux qui couvraient l'Allemagne au siècle dernier ; les paysans n'y possèdent point la terre, qui est tout entière dans les campagnes aux mains du grandduc et de la noblesse, et ils ne sont pas représentés à la Diète des États, composée de délégués des villes et des nobles. Plusieurs députés au Reichstag on t demandé (mai) que l'on introduisit dans la constitution de l'empire un article ainsi conçu ; « Dans chacun des Ëtats confédérés, il doit y avoir une représentation nationale, élue par la population et investie du droit de voter et de consentir les impôts; » cette proposition, qui vise le Mecklembourg, déposée déjà à trois reprises depuis 1870, et votée même en 1874 par le Reichstag, mais repoussée par le Rundesrath, comme empiétant sur les droits des Ëtats, n'a pas été examinée dans cette législature ; quand elle viendra en discussion, nous présenterons un tableau plus détaillé de l'état du Mecklembourg.

Il ne nous reste plus qu'à rendre compte le p'"s brièvement possible de deux questions très analogu , dont l'une a singulièrement occupé la presse allemai ; durant toute l'année et parait avoir presque pi sionné une partie de l'opinion, à voir les discussic s

le choix du régenl parmi les agnats de sa fi réglant aussi la question de la liste civile d ui^ inacceptable pour le Landtag; celui-ci la modifia et déclara que le prince n'aurait le droit de choisir le régent qu'en dehors des maisons régnantes, ce qui excluait la ligne de Schaumbourg, au bénéfice probable des Biesterfeld. Le gouvernement repoussa cet amendement et retira la loi, au grand scandale du Landtag, qui parla de refuser son budget et de se retirer en masse, de sorte que la question demeure entière. Comme on ne prévoit aucun accord entre les deux partis, il est vraisemblable qu'au moment de la mort du prince, le Reichstag aura à régler le différend.

Nâcrologie.

Le prince régnant de Schwarzbovrg-Rudoiatadt (Georges, 1838i9 janvier 1890). — Guillaume, prince de Hesse-Philipsthal-Barckfeld, coQtre-aiDiral. — Mgr Dinder, archevêque de Poaen, — Mgr Slumpf, évfque do Strasbourg. — Le chanoine Moufang, ancien collaborateur de Mgr de Ketteler et l'un des créateurs du socialisme catholique. — M. de Lvtz, ancien ministre des cultes bavarois. — M. de Tkiele, ancien sous-secrétaire d'État aux affaires étrangères de Prusse. — Le barou de Fronkenslein, l'un des chers du parti catholique de Bavière. — Le comte Platen-Eailei-mûnde , ancien ministre du roi de Hanovre, président du conseil en iS66. — Le D' Dœllinger (ii3 fév. n99ri0 fév. 1890), fondaleur de la doctrine des vieux-catholiques. — M. de Dechend, directeur de la « Reichsbank ■> (1841-30 avril 1890). — Le professeur de Hase, d'iéna, le plus illustre des historiens de l'Égliae protestante en Allemagne.

Bibliographie.

BUmarck's PoUlische Briefe aus den Jakren 1819-1889, 3 vol. ; — von Poschinger t AktenslUcke zut Wirtkachaftspolilik de» fOrsten Bismarck, i vol. (jusqu'en 1884); — H, v. Syhel ; Die Begr&ndung des DeuUcken Reickea dureh Wilhelm I, S vol ; — Ernst v. Sacbsen-Coburg-Gotha : Aus metnem Leben (t. 111); — L. v. Hirscbfeld ; Friederick Franz II von Meckle7iburg-Schv>erin und ttin Vorgaenger, 2 vol ; — J. Martin : Der Unlergang der Kurkessis chen Selbitaendigkeit im Jakre I8SS ; — Vice-amiral Batsch Admirai Prinz Adalbert von Preussen; — Lévy-BrOhl : L'Aile magne depuis Leibnitt; — A, Lebon : Études sur l'Allemagru.

:me international ; — it der Gegenwart ,- — imbassadeur de France •; — Publication» du ! ûber die Ziulaende ung in Preuisen; Die ivincen Preussens ; Die cke : Koioniatea Jakr- ! la colonisation aUe-

AucuQ changement n'a politique extérieure de lam l'Allemagne n'ont nullemen du prince Bismarck. L'empi compagne du comte Kainok rencontré, le IS septembre, pagné de son côté du généi Waldersee, au ch&teau de de la Silésie et de la Bohën il a assisté aux grandes Guillaume II lui a rendu sa bre ; les deux souverains pour Schônbrunn et le chai avec le roi de Saxe, le pri prince de Reuss, ambassad nistres de Bavière et de St sont rendus au château de le 8, à Kleinreifling. Aucun chasse était le seul but de ce

Avec l'Italie, les rapport diaux, malgré les m an if e rigueur dont M. Crispî a fai dentistes en Italie a produit Vienne; le comte Nigra, am a reçu le grand-cordon de !

0U9 la société ivoyé un téléociélé «Dante irrédentisme.

rs publié des smis d'obser- . rejeté l'appel lé l'arrôté par Qterdit la fornôme but, et

X Délégations

d'intéressant,

Bulgarie. Le

S que le gou-

■ vernement reconnaissait l'importaDce qu'aurait la

reconnaissance du prinue Ferdinand par les puissances

lataires du traité de Berlin, mais qu'il ne prendrait

nt l'initiative de démarches qui resteraient infruc-

uses.

'amille impériale et royale. — L'archiduchesse

yalérie, deuxième flile de l'empereur, a épousé, le

■i ,tl juillet, l'archiduc François Salvator, capitaine de

j|0.;,lragons, neveu du grand-duc de Toscane, et appelé

l^ï'jïeBtueUement au trône en quatorzième ligne seule-

Qent. Le 16 juin, elle avait renoncé, en faveur des

oembres de sa famille qui précèdent son fiancé, à

es droits de succession pour elle et ses descendants.

L'archiduc Jean, frère de l'ancien grand-duc de Tos-

ane, qui avait renoncé, le 16 octobre 1889, à toutes

es prérogatives de son rang, et avait pris du service

lans k marine marchande, sous le nom de Jean Orth,

i'est perdu à. la fin de 1890 avec le navire qu'il com-

oandait, dans les eaux de l'Amérique du Sud.

gel commun. — Les délégations ont volé, dans la ^n qui s'est ouverte le 4 juin à Budapest, le budget Jiun pour 1891 ; 4,861,100 florins pour les affaires ■tères; 128,634,817 florins pour la guerre et la

marine ; 2,138,520 florins pour les finances ; soit un total de 135,634,237 florins, dont 119,231,898 florins de dépenses ordinaires et 16,402,339 florins de dépenses extraordinaires. (Loi du 27 juin.)

Armée commune. — Les^l2 bataillons d'artillerie de forteresse à 6 compagnies seront reconstitués, en 1891, en 3 régiments à 3 bataillons de 4 compagnies, en

2 régiments à 2 bataillons de 4 compagnies, en 3 bataillons séparés de 4 compagnies et en une division séparée de 3 batteries de montagne. On formera de plus

3 régiments du train.

Une déclaration du ministre de la guerre, le général Bauer, aux délégations, faisant supposer que 120 millions de florins seraient nécessaires pour achever de mettre Tarmée sur un pied de paix convenable, excita un instant une vive émotion, surtout chez les Hongrois. Mais le général Bauer revint ensuite sur ses premières explications, et aucun crédit n'a été demandé, en dehors de ceux qui étaient prévus au budget.

Bosnie et Herzégovine. — La situation des « provinces occupées » continue d'être satisfaisante, grâce à la prudente administration de M. de Kallay. Une disette survenue en Herzégovine à la suite de trois mauvaises récoltes a failli provoquer un mouvement d'émigration; mais grâce aux mesures prises pour le soulagement de la misère, une centaine d'individus seulement ont émigré. Le projet de budget voté pour 1891 se solde par un excédent de 51,501 florins. La régie du tabac et du sel donne des résultats particulièrement favorables. Le commerce des bois et Tagriculture ont fait des progrès considérables. Les troupes indigènes comprenant trente-deux compagnies, ont été renforcés de quatre compagnies, et le seront encore de quatre autres en 1891, de sorte que l'armée indigène comprendra à la fin de 1891 dix bataillons à quati compagnies. Les travaux publics sont poussés ave activité; il y a 1,500 kilomètres de voies ferrées. L'en seignement est également Tobjet de Tattention de

autorités; vingt-deux écoles primaires sont ouvertes.

Les gouvernements cis et transleithans ont déposé au mois de décembre un projet de loi tendant à autoriser les troupes bosniaques et herzégoviniennes à venir en Autriche et en Hongrie pour recevoir une instruction militaire plus complète ou prendre part à des manœuvres. Les troupes étant considérées comme étrangères n'auraient pu autrement pénétrer régulièrement sur le territoire de la monarchie.

Au mois de juillet, M. de Kallay a visité les provinces occupées, accompagné des deux rapporteurs du budget de ces provinces aux Délégations, M. Bilinsky, député autrichien, et M. Ragovszky, député hongrois.

Page 1