I.IBS
lUSTRAtASIE 637
voie n'est pas la même dans les lie varie de 5 pieds 3 pouces à presque totalité des lignes est à
1889, le chiffre de la population habitants pour la Nouvelle-Galles )ur Victoria, 020,219 pour la Nou- 18 pour le Queensland, 3^4,484 pour 15i,480 pour la Tasmanie, 43,698 lentale.
S89 a donoé les résultats suivants :
EXPORTATION ta liï. it.
ud. 22.546.233
es tendances séparatistes qui, à i, avaient eu l'occasion de se faire jour, se sont accentuées en 1890. Au mois d'octobre, plusieurs députés du Parlement de Brisbane ont proposé de prononcer la séparation de la colonie de la métropole. Cette proposition n'a été rejetée que par 32 voix contre 26.
Le 10 décembre, une députation de colons du Queens-
land-Nord et de personnages anglais ayant des intérêts
dans cette colonie ont présenté au ministre britannique
des colonies, lord Knustlord, une pétition signée de
10,000 personnes, demandant que le gouvernement
" périal présente au Parlement britannique et lui fasse
apter un projet de loi permettant à la reine de séparer
colonie de Queensland par moitié et de former deux
onies : Queensland-Nord et Queensland-Sud.
Lord Knustford a refusé d'exprimer une opinion à ce
LA VIE POLITIQUE A L'ÉTBANGEK lisant remarquer que la colonie de Queensland me n'était pas d'accord sur TopportunUé de la ion du Nord et du Sud.
question de la division en deux portions de la de Queensland n'est pas nouvelle ; elle a été posée
48*78 ; et même en 1859, quand le Queensland ché de la Nouyelle-Galles du Sud, dont il faisait il fut question d'une seconde subdivision. La sptentrionale de la colonie qui est très prospère le développement de l'industrie minière, s'est dans une situation très désavantageuse, à. cause gnement de la capitale, Brisbane, qui est à l'extréid-Est de la colonie, à 1,350 milles des centres IX du Nord, et elle n'a cesse, depuis 1866, de faire es revendications. Les griefs qu'elle articule la partie Sud sont : que le Sud s'attribue exclait les revenus publics; que Brisbane conserve ant des recettes de la douane prélevées sur des ndises destinées au Nord ; que l'on refuse à la leptentrionale les travaux publics qui lui sont isables; et que, par suite de la prépondérance résentants du Sud au Parlement de la colonie, ne peut obtenir de remède à cette situation, 'alie occidentale. — Le 4 juillet, la Chambre des nés a adopté en troisième lecture, sans amendee bill déjà voté par la Chambre des lords en établissant dans l'Australie occidentale, jusquelie de la Couronne, un gouvernement représen-
1889,p. 450 et451). En conséquence, la colonie lisée comprend tous les territoires situés entre long, et le 26" 1/2 long.
ARCHIPELS OCEANIENS
1 Néerlandaises. — La guerre commencé cont' par les Hollandais, il y a dix-sept ans, contini
ABCHIPBLS OCEANIENS . 639,
sans résultats importants ; le il juin, les troupes néerlandaises ont infligé aux Âehinois un échec qui a été payé par des pertes importantes. Une expédition envoyée à Flores a occupé, après avoir surmonté i'énergique résistance des indigènes, une région minière qu'on dit riche en étain. On se plaint vivement des bénéfices réalisés par les fermiers de Topium tant au moyen de la fraude qu'en raison de l'extension, considérable du commerce de cette dangereuse substance. Bornéo. — L'un des principaux faits de l'année a été l'annexion parle rajah de Sarawak, Charles Brooke, de la région de larivièreLimbangquiappartenaitau sultan de Brunei (17 mars). La cause de cette annexion a été que les principaux chefs du Limbang, longtemps opprimés par le gouvernement de Brunei et s'étant ensuite déclarés indépendants, ont décidé de se soumettre à l'autorité du rajah. Celui-ci a déclaré d'ailleurs ne pas vouloir porter atteinte à l'indépendance du sultan de Brunei et promis de lui payer une forte somme annuelle. Cette région, très fertile, constitue une partie considérable du territoire du sultan. Les revenus de Sarawak se sont beaucoup accrus l'année précédente; pour la première fois, ils se sont élevés à 400,000 livres sterling et ont ainsi dépassé les prévisions de 40,000 livres sterling- La culture du tabac a pris une grande extension dans
certaines parties de Bornéo. Sur le territoire de la Briiisk North Bornéo Company^ près de 600,000 acres sont affectées à cette culture et la récolte de 1890 a pu être estimée à une valeur de 2 millions de livres sterling. La compagnie a pacifié le district du bas Kinabatangan et y a établi un résident. Une nouvelle société, la Central Bornéo Company^ a pris en main l'exploi- ♦!>tion du charbon de Labuan.
Nouvelle-Guinée. — M. de Clercq, résident à Temate,
exploré la côte de Ja-oer, dans la partie hollandaise
) l'Ile.
L'administrateur de la Nouvelle-Guinée anglaise, sir
W. Mac-Gregor, a remonté la rivière Fly et Tune de ses branches, le Palmer, jusqu'à la frontière allemande (décembre 1889-j an vièr 1890); il a ensuite remonté un autre grand fleuve, jusqu'à la frontière hollandaise. Il a été assez bien accueilli des indigènes qui n'ont attaqué l'expédition qu'une seule fois; il n'a pas souffert du climat de cette région, qui est très fertile. Il estime que, les indigènes cultivant presque tout le sol de l'île, il n'y a pas place pour des colons européens ; il repousse donc les émigrants et ne vise qu'à organiser un territoire d'exploitation. A la fin de l'année 1889, un navire néerlandais a, par ordre du gouverneur général des Indes, visité Port-Moresby et Finschhafen, cheflieux des parties anglaise et allemande de l'Ile.
Les décrets du 20 mars et du 16 mai 1890 ont rendu défiuitive l'organisation nouvelle de la Nouvelle-Guinée allemande; M. Rose a été confirmé dans ses fonctions de commissaire impérial ; il a remplacé provisoirement M. Arnold, directeur général des affaires de la Compagnie, nommé en 1889 et mort en janvier 1890, qui a eu pour successeur définitif (17 juin), M. Wissmann, planteur à Sourabaya. M. Rose a fait un voyage d'inspection dans toute la colonie; il a trouvé, à la fin de l'année 1889, 61 hectares environ de plantations (coton, maïs, sorgho, manioc, patates, cacao, café) occupant 500 bras environ. La culture du coton a donné de très beaux résultats qui ont permis d'en exporter à Brème ; on a développé cette année les plantations de tabac à Stephansort (baie de l'Astrolabe) et à Hatzfeldthafen, et celles de coton à Constantinhafen et à Finschhafen; on a commencé la culture du tabac à Erima, près Stephansort; on a planté une quarantaine d'hectares. La Kaiser-Wilhelmsland Plantagen-GeselUchaft s'est constituée à Hambourg au capital de 500,000 marJ pour cultiver le cacao et le eafé ; une partie des actioi est entre les mains de la Compagnie de la Nouvell Guinée. On a fait quelques essais d'élevage. Bien qu' ait pu recruter pour les plantation^ cette année 140 i
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digènes des environs de Finschhafen et créer un dépôt .de travailleurs dans cette localité, la plupart des engagés viennent des îles voisines. On a commencé à introduire des coolies chinois. Au mois de novembre 1889, les indigènes des environs de Hatzl'eldthafen avaient attaqué les travailleurs; les Allemands ont brûlé le village de Tamberro. Le directeur d'une Compagnie suisse de plantations de Sumatra a exploré la vallée du fleuve Augusta (mars), où il aurait voulu cultiver I le tabac.
Archipels Bismarck et Salomon. — Le chancelier ' du commissariat impérial de la Nouvelle-Guinée, I M. Schmiele, s'est installé à Herberlshôhe, nouvelle I station fondée sur la péninsule de la Gazelle (Nouvelle- I Poméranie) ; ce doit être le dépôt central des travailleurs I de Tarchipel et des îles Salomon. Les indigènes des environs ont attaqué les blancs, au mois de mars, et ont tué un surveillant; trois villages furent brûlés à titre de représailles, et la tribu coupable paya une amende en cauris. Au mois d'août 1889, les marins de VA/exandrine avaient détruit un village du Nouveau- Mecklembourg dont les habitants avaient tué deux commerçants; le commandant de cette corvette a montré les couleurs allemandes dans les eaux des îles Choiseul et Bougainville, et a proclamé le protectorat sur Ong- Tong, Tune des îles du groupe de Lord Howe, et sur Tîle Isabelle, de l'archipel Salomon (octobre 1889); accompagné du commissaire impérial, il a exercé des représailles (août 1890) dans l'île Hardy. La congrégation française du Sacré-Cœur a fondé une mission en Nouvelle- Poméranie.
Archipel Marshall. — Le commissaire impérial intérimaire, M. Biermann, a visité tout l'archipel ainsi que Pleasant-Island ou Nauru, qui est aussi sous le protec- 3Lt allemand depuis 1888. La Compagnie de Jaluit, rembourse à l'État les frais d'administration, a terlé, en février, la prise de possession des soixante sta- TS qui lui ont été cédées dans l'archipel Marshall et
aux Carolines par la Compagnie des mers du Sud et par la maison Roberlson et Hernsheim. En raison des dépenses d'établissement, la première année s'est terminée par un déficit de 17,000 marks. Le commissaire impérial a fixé à 360,000 livres la quantité de copra que les chefs indigènes doivent payer comme impôt, mais dont ils reçoivent un tiers à titre de prime ou d'appointements; en interdisant la vente à crédit, il a viisé à liquider la situation financière des chefs, tous débiteurs des négociants étrangers, pour qui les indigènes se trouvaient dès lors travailler. La monnaie allemande a été substituée aux piastres chiliennes. En 1889, Jaloit a reçu 87 navires jaugeant 7,701 tonnes. Les droits perçus sur les maisons de commerce et les navires ont été élevés (ordonnance du 2 août). Les indigènes sont soumis depuis le 1" octobre à l'ordonnance pénale du 10 mars. Une ordonnance de police a réglementé sévèrement l'usage des boissons alcooliques à Nauru ; grâce au désarmement qui y a été opéré en 1888, la tranquillité y a reparu; neuf factoreries y sont établies. — Les importations aux Iles Marshall ont atteint en 1889 une valeur de 540,000 marks (258,000 en 1888).
Aux Philippines, les fraudes et les abus ont continué, paraît-il. Le budget de 1890-91 a été fixé à 11,203,700 piastres pour les recettes, à 11,030,835 pour les dépenses.
Carolines. — L'ordre est difficile à maintenir aux Carolines. La mission prolestante américaine s'applique, dit-on, à entretenir la division entre les chefs. Un trafiquant allemand a été expulsé. ^Au mois de mai dernier, le commandant Cadarso, gouverneur des Carolines orientales, chargea le lieutenant Porras d'élever un fort à Oua, dans Tile de Ponape, et d'ouvrir la route d'Oua à Mutok à travers le territoire delà tribu des Metalanim; assailli à l'improviste le 25 juin, le lieuf nant fut tué avec 32 hommes ; les autres s'enfuirent, mission fut saccagée : les deux religieux qui l'habitaie furent sauvés par l'intervention courageuse d'un maîl