LB 18 FRUCTIDOR
du conseS dés Ginq<^€oDU^ négocièrent pour obtenir te changement de plu^urs ministres, comme garantie quf le Directoire suivrait dorénavant utio route plus cout forme aux dispositions de la majorité. Tout au ooiitraire le Directoire appela au ministère des hommes hostiles au parti modéré : dès lors un ooupd^État paraissait inér vitable.
Il en résulta que le parti exagéré qu'cm pouvait re^ garder comme pleinement contre-révolutionnaire, et le très-petit nombre de ceux qui rêvaient des conspirations et une restauration n'espérant plus rien d'une conduite prudente, devinrent plus audacieux en paroles et plus menaçants sans avoir plus de force réelle, et même sans être courageusement décidés.
Ce n'était point avec eux que marchait M. Royer- GoUard 5 il ne savait même rien de leurs illusions et de leurs projets; mais toute l'opposition, se voyant menacée , semblait unie pour une défense qui devait être impuissante.
Le Directoire ne faisait aucune distinction entre les députés qu'il savait ou croyait royalistes et les députés qui, comme M. Royer, ne demandaient autre chose que la liberté légale, comme garantie de la justice, premier droit des peuples, premier devoir des gouvernants. Il se reconnaissait incompatible avec les royalistes et avec les modérés.
L'acte de violence exécuté à main armée, le 18 fructidor, proscrivit également les partisans peu nombreux d'une restauration et la majorité qui demandait seule-
U LA VIE DE M. ROYBR-GOLLARD.
ment la réforme du code de lois, œuvre de la Convention. M. Royer ne fut point, comme son ami Camille Jordan, placé sur la liste des déportés qu'on envoyait mourir à Cayenne. Son élection fut annulée. U ne retourna point dans sa province, et resta à Pwris, où il continua à vivre dans la société de quelques collègues exclus, comme lui, des conseils, avec lesquels il était en rapport d'amitié et de confiance.