I. Fenêtre, rue des Orfèvres, n
'1. Maisons, rues du Lycée, Marinoreau, place Hardy, etc.
.'{. Exceptionnellement ce fronton est de forme trilobée.
i. (îrand fronton avec écu dont les armoiries sont effacées, dans un cartouche du Kvme siècle, de chaque côté des branches de chêne avec glands garnissant les vides du triangle ; même disposition rue du Mans. :>3, écu (chiffre moderne) entouré d'une guirlande Louis XVI, de branches de palmier avec fruits.
.">. Plusieurs maisons du x\c siècle devaient présenter, sculptées sur leurs pans de bois ou placées sur la poutre transversale, des images religieuses ; elles oui disparu, sauf à la maison de Clermont : aucune des statuettes pieuses conservées n'esl antérieure au xvie siècle ; on doit signaler la grande et belle vierge de Pitié, eu terre cuite, de la rue des Serruriers,
d'entrée ; elle repose sur le balcon à rampe de fer qui forme la seule saillie de cette façade. Ces balcons sont des œuvres intéressantes des serruriers lavallois ' ; ils ont à leur centre un cartouche de fer repoussé, portant des armoiries aujourd'hui effacées 2 ou l'enseigne de la maison comme la Sirène de la rue du Pont-de-Mayenne, ou plus souvent des lettres entrelacées, formant chiffre et faisant partie de l'ornementation de la grille 3, trop rarement la date de l'ouvrage '. Sur les beaux hôtels, ces balcons atteignent de grandes dimensions, correspondent aux pilastres qui encadrent la fenêtre jusqu'au fronton, et rompent ainsi d'heureuse façon la monotonie de cette façade où domine la recherche de l'uniformité, de la symétrie, de la clarté.
A l'intérieur, l'habitation n'a pas reçu de moindres changements. Au rez-de-chaussée, surtout chez le marchand, la vaste salle est définitivement coupée en deux parties : sur le devant, la boutique ; en arrière, la salle où l'on prépare les repas, où l'on mange, où Ton couche, où se réunit la famille. Dans la maison bourgeoise, on a sur cette salle prélevé un corridor ; si la maison est récemment bâtie, le plan nouveau comprend un vestibule
1. Plusieurs de res balcons ont été reproduits au Journal de la Serrurerie. Le Musée de Laval a recueilli le grand balcon de la maison Aurai de la Chauvinière Richard, Maisons démolies, etc.. 1 889 1 . L'art de la ferronnerie était jadis en honneur à Laval ; en 1743, le maitre serrurier Raveneau fait pour 1 église de la Trinité une chaire de fer, aujourd hui disparue ; une autre, datée de 1768, existe encore dans l'église de Bonchamp, près Laval. Voir également en r< Lilise de Forcé.
'2. Hôtel Périer du Bignon [aujourd'hui Nazareth), place du Gast.
;>. Maison du Grand-Veneur: F. L. P. (François Le Breton de la Plaichardière, avocat, mort en 1694) : maison no 8 de la rue des Orfèvres : deux L affrontées et deux plumes dont l'extrémiti puie sur un encrier (Cf. A. Angot. Epigraphie, t. L p. 19 : première partie du \vine siècle) ; lettres entrelacées à divers balcons. im- Marmoreau, du Marchis, Renaise, Val-de-Mayenne, etc. M.. ihid.. t L p. 486-494 .
i. Imposte, rue Saint-André : 1782, maison construite à cette époque par Mathurin Devernay et Françoise Guays, sa femme.
l'habitation 13
par lequel on entre dans la maison et qui donne ac< à la cuisine, à la salle. ;i l'ouvroir ou à l'étude '■( plus tard au salon, cette création récente qui apparaît d'abord a l'étage el s'y maintient longtemps. L'escalier a reçu plus d'ampleur el une rampe de fer : dans les demeures luxueuses, vestibule cl escalier sont larges et occupenl une place considérable. A l'étage, on trouve un autre vestibule plus réduit et des couloirs sur lesquels s'ouvienl les portes des cbambres, innovation qui les rend indépendantes, tandis qu'auparavant il les fallait successivement traverser '. Le nombre de ces chambres s'est d'ailleurs multiplié ; elles sont plus petites et distinctes. De bonne heure et, successivement on a ainsi séparé de la salle commune la cuisine, les chambres, le salon. Comme conséquence, la vie familiale est devenue moins intime : la transformation de l'habitation et du mobilier coïncide avec celle des habitudes et des goûts 2.
Dans les salles et les chambres, les grandes cheminées ont disparu 3 ; on les a « mises à la moderne », selon l'expression d'un notaire lavallois de la fin du XVIIe siècle ; on les a remplacées par de petites cheminées, dont les chambranles de tuffeau sont souvent recouverts de bois mouluré ou de marbre des carrières de Saint-Berthevin et d'Argentré ; on se réunit encore devant ce foyer, mais on ne cause plus sous le manteau de la cheminée 4.
En même temps que la cheminée, l'étage s'est abaissé,