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Comme au Louvre et à Versailles

'2. Plusieurs maisons portent la date de leur construction gravée sur leur façade ; les inscriptions (nom des constructeurs ou propriétaires, comme en la rue de Chapelle, devises, etc.) sont rares : voir YEpigraphie de l'abbé Angot.

'.',. Quelques-unes subsistent encore, mais abaissées et refaites en beau marbre rouge de Saint-Berthevin avec de grosses moulures et une tablette peu saillante : au Dôme, au n° 94 de la rue du Pontde-Mayenne, etc. ; quelques-unes à Vitré.

\. En 1677, Mme de Sévigné écrivait de l'hôtel Caruavalet : «Comme on ne peut pas tout avoir, il faut se passer de parquets et de

et l'appartement s'est rétréci ; si les soliveaux sont encore apparents, ils sont blanchis ainsi que le fuselage qui les sépare ; de plus en plus on les dissimule par un plafond blanc ou légèrement teinté comme l'enduit et les boiseries des murs.

Ces boiseries sont adaptées aux variations de la mode : contournées au milieu duxvin6 siècle, elles redeviennent droites sous le règne de Louis XVI, toujours ornées de guirlandes et d'attributs finement travaillés ; elles sont recouvertes d'une peinture blanche ou légèrement teintée, de nuance claire. La tablette de la cheminée s'est abaissée avec elle et élargie ; on y pose en son milieu une statuette ou une pendule, accostée symétriquement de flambeaux, de candélabres aux pendeloques de cristal ; les moulures de la boiserie qui surmonte la cheminée encadrent une haute glace faite de deux ou trois morceaux dont les raccords sont ingénieusement dissimulés par une guirlande sculptée. Fréquemment cette boiserie comprend deux parties : l'inférieure contenant la glace, l'en haut une peinture imitée de Boucher et de son école, puis de Joseph Yernet, genre de décoration fort goûté à cette époque ; aux côtés sont des girandoles accrochées en appliques l. D'autres glaces sont encore encastrées dans les boiseries, reflétant et accroissant la lumière ; entre ces boiseries aux surlaces blanches ou très claires, parfois serties d'un filet d'or ou de couleur assortie, les murs sont recouverts, dans les

petites cheminées à la mode ». En traversant Laval pour se rendre en Bretagne, elle put y voir des cheminées à la mode ; mais les parquets y étaient rares; plus tard, on remplaça les petits carreaux estampés par des carreaux unis et plus grands : ceux-ci formaient encore au xixe siècle le pavage de bien des chambres à Laval et aux environs. Dans une tour du Château, se trouvait un parquet à incrustation du xvn« siècle , c'était alors une rareté à Laval.

1. Les hôtels de Berset, rue Saint-Mathurin ; Dubois de Beauregard, rue du Lycée ; de Bel-Air, et d'autres, rue du Lycée, de Paradis, du Hameau, etc., ont conservé intactes les boiseries et les peintures de ce temps.

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