Chaudelier à broche, en usage dans les églises
2. Les inventaires portent plus souvent mobèehes que bobèches.
3. Deux lustres de potin chez Pierre Niol ■ 1 7 :> ± - : deux petits lustres de fer blanc chez François Mares! (id.) : de cuivre doré chez Muraine de la Motte (1786) : ■< deux placards de cuivre doré et deux chérubins ». chez le notaire Dubois 1 1729).
plusieurs gardent L'empreinte d'époques où l'on se plaisait à donner un tour artistique aux objets les plus vulgaires.
Au moyen âge et au xvie siècle on se lave les mains avant et après les repas : c'est une nécessijté ; au commencement du xvne siècle, l'usage de la fourchette est encore trop récent pour que la fontaine ait perdu son utilité et sa place dans la salle où Ton mange. On l'y voit en effet, tantôt accrochée au rriur, tantôt posée sur un support de fer ou de bois, faite d'étain, de cuivre, de terre vernissée (1665), de fer peint et doré (1692), puis de faïence, quelquefois accompagnée d'une cuvette de marbre '.
En quelque coin de la salle ou de la chambre se trouve un paravent ou tue-vent dont l'emploi s'accommode à plusieurs usages ; il préserve du vent pénétrant par les interstices des portes, il permet de former des retraits dans les grandes pièces où couchent plusieurs personnes. Quand les appartements deviennent plus nombreux et plus petits, il est moins employé et ses dimensions se réduisent ; les notaires inscrivent le nombre de ses « portes » et l'étoffe qui les recouvre, serge, drap, broderie, puis papier rayé ou historié 2.
Avec la transformation de la cheminée, sa tablette a pris de l'importance. Ce n'était d'abord qu'une planchette fixée au manteau, où, sans recherche de l'effet, on déposait quelques chandeliers et menus objets ; elle s'est abaissée et élargie ; on lui a donné une garniture de vases de faïence, de verre, de coco, vases au décor bleu ou polychrome fournis par les fabriques de Delft, de Nevers, de Strasbourg 3; cette ornementation subsiste
1. Fontaine do marbre «lu xvme siècle, en l'hôtel de la rue de Paradis, q° 30.