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Un travers à quatre portes garni de sarge verte

3. Garniture de cheminée de neuf pièces façon d'agate (Marie de la Porte, 1704) : de onze pièces de porcelaine (Daniel Le llirbec.

encore dans la salle au commencement du xixe siècle ; mais la décoration s'est modernisée et, devenue symétrique, elle comprend une paire de vases, une paire de flambeaux ou candélabres, et au centre une pendule qui souvent sert de base à une statuette et tient désormais cette place d'honneur que les habitudes bourgeoises lui ont fidèlement conservée.

Les grands miroirs pendus aux murs sont coûteux et rares jusqu'au jour où Colbert en facilite en France la fabrication qui était le monopole de Venise ; les inventaires lavallois n'en signalent qu'un très petit nombre : « un grand miroir » prisé 12 livres en 1653; un miroir garni d'argent avec cadre d'écaillé de tortue et un autre dans un cadre d'ébène chez François Marest en 1662 ; Françoise Cazet possède, dans le même temps, un miroir « garni d'ébène et de cordoue » du prix de 64 livres et un autre de moindres dimensions estimé 16 livres ; la dame de Reclesne a, dans sa salle, un grand miroir à cadre doré, deux autres dans sa chambre. Plus tard, chez Périer de la Girardière, on remarque un grand miroir à cadre et couronnement, un autre « avec de petites glaces formant le cadre » (1757). A cette époque, les glaces sont abondantes, plusieurs encadrées à demeure fixe dans les boiseries, d'autres plus petites dans les bras de lumière dont elles reflètent la clarté. Quelquefois les miroirs sont accompagnés d'une draperie destinée à les voiler, usage qui remonte au temps où Ton se servait des miroirs métalliques que Ton cherchait

apothicaire, 1711) ; neuf pièces de verre: douze de bois doré à mettre sur une cheminée i Marie Cazet, 1710) : de faïence, de coco, de bois doré (Hardy de Lévaré, 172:; . Sébastien Frin, 1731, etc.). On trouve encore conservés çà et là des vases de Nevers et Strasbourg destinés à cet usage, plats et non ornés d'un côté, percés à leur partie supérieure de petits trous destinés à laisser passer les tiges des fleurs: au commencement du xixe siècle, on en a fait en 1er blanc, couverts de peinture, de forme et de décoration dites à 1 antique.

à préserver de l'oxydation. En tout temps, on fait usage de petits miroirs de poche en glace ou en métal, garnis de cuir ou protégés par une petite boite de bois a coulisse.

Les horloges et pendules, répandues avec profusion dans nos mobiliers modernes, sont encore rares à Laval au temps de Louis XIV ; on a alors quelques horloges et de grosses montres non portatives que Ton distingue des montres de poche J ; le sablier ne parait guère dans les inventaires, soit que son usage ait été abandonné, soit qu'on le considère comme un objet de valeur négligeable. J.-B. Hardy de Lévaré se sert cependant encore on 1709 dune « horloge de sable couverte de cuivre », estimée 30 sols '-'.

Au siècle suivant, le terme d'horloge désigne le vieux mécanisme à poids, celui de pendule est adopté pour l'appareil nouveau de petites dimensions qui en est muni 3. De bonne heure, la pendule est ornée avec soin, recouverte d'écaillé et de cuivrerie ; on la place sur un cul-de-lampe, comme cette « pendule avec son pied d'estail » signalée en 1712 chez l'avocat René Moraine ; on la pose aussi sur une console ou sur la cheminée : c'est la place qui lui est assignée au temps de Louis XV et aux âges suivants. Il y en a de coûteuses à Laval; celle de Périer (h; la (iirardière est estimée au prix de 200 livres en 1757.

1. Une horloge de cuivre avec son contrepoids (1669): une horloge sonnante avec réveil-malin, garnie de sa boîte |1674l: un cadran avec sa montre (1(369) ; une petite montre à pendule (170*2); un cadran qui se moule (1710) ; une grosse montre de cabinet sonnante avec boîtier d'argent (1712).

2. Il existait au pays tavallois de nombreux cadrans solaires, en étain, en marbre, et surtout en ardoise. Le chanoine Le Verrier. mort en 1702. possédai) < un cadran au soleil et à la lune. » Plusieurs cadrans très joliment ornés sont reproduits dans VEpigraphie de la Mayenne de l'abbé Augot.

3. C'est an milieu du xvnc siècle que le hollandais lluvgbens appliqua le pendule aux horloges.

De la mesure du temps on peut rapprocher son appréciation donnée par le baromètre ; l'avocat fiscal Salmon possède un baromètre et un thermomètre (1736) ; on trouve des baromètres en un grand nombre de maisons : Moraine de la Motte en a quatre en son logis de la rue des Curés. On sait combien artistiques sont ces baromètres du xvnie siècle, et c'est vraiment un signe caractéristique de l'ingéniosité des artisans de ce temps que la façon dont ils ont su faire un objet d'ornement du long et roide tube de Torricelli.

Tableaux, Gravures et Bibelots.

Aux murs des appartements, dans la salle, puis dans le salon, sont suspendus des images et les tableaux. Il faut tout d'abord signaler, attachée au manteau de la cheminée ou posée sur sa tablette, l'image du Christ, quelquefois en peinture, presque toujours en crucifix plus ou moins esthétique, depuis l'humble Christ en os tendant vers le ciel ses bras roides et resserrés ', jusqu'au beau Christ d'ivoire, finement taillé, entouré d'un large cadre sculpté et doré 2 : on en fait aussi en bois, mais la plupart de ceux dont les inventaires nous révèlent la matière sont dits de cuivre ou d'étain, et, dans les maisons riches, d'ivoire. Lorsque le lit disparait de la salle, lorsque la famille monte dans les chambres, elle y peut placer des crucifix, et souvent celui de la salle y demeure, et l'on en voit en quelques salons :î ; ce n'est pas là une pratique générale, ce n'est pas une exception.

1. Plusieurs portent au-dessous du Christ limage de la Vierge ou de la Madeleine ; d'autres, une tète de mort.

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